Les vœux de Jacques Chirac
Le 1er janvier, comme chaque année, le président de la République a présenté ses vœux aux Français.
Le ton était au patriotisme, Jacques Chirac appelant nos compatriotes à « croire en la France » et aux « idéaux de la République », qu’il a listé : lutte contre le racisme et les discriminations, refus du communautarisme, respect de la laïcité, etc. Vœux pieux, en l’occurrence. Depuis des années que l’on nous sert la même antienne, rien ne change. Si l’on veut vraiment lutter contre les discriminations, notamment dans le monde du travail, il serait assurément plus utile de restaurer le plein emploi que de condamner un charcutier « coupable » d’avoir embauché la fille d’un ami plutôt que le candidat dépêché par l’ANPE, ou que d’imposer le CV anonyme, en attendant sans doute l’entretien d’embauche derrière un miroir sans tain…
Impossible ? Certains de nos partenaires européens y sont pourtant presque parvenus. Le taux de chômage en Grande-Bretagne ne dépassait pas 4,7 % en 2004, contre 9,7 % en France. Impossible serait-il seulement français ?
Jacques Chirac se félicite de la baisse du chômage depuis huit mois. Mais le taux officiel ne traduit pas la réalité du marché de l’emploi, puisque différentes formes d’interventions de l’Etat – les « emplois aidés » au premier chef – permettent de dégonfler les statistiques de l’ANPE… Pour créer de l’emploi, il n’existe qu’une solution : celle pratiquée par nos partenaires européens, qui ont réformé l’Etat et diminué les dépenses publiques. Ainsi, en Suède, les effectifs de la sphère publique, principale source des dépenses de fonctionnement, ont-ils diminué de 15 %.
En France, le rapport Camdessus, remis à Nicolas Sarkozy en 2004, conseillait de profiter des nombreux départs à la retraite d’agents de la fonction publique – 71 000 à 80 000 par an jusqu’en 2012 – pour supprimer un poste sur trois. En 2006, 5 800 postes seulement le seront, soit… un sur quinze dans le meilleur des cas, c’est-à-dire si les ministères ne s’arrangent pas pour manger la consigne, en recrutant plus qu’il n’est prévu !
Le rapport Pébereau sur la dette publique, remis à Thierry Breton en décembre, préconise quant à lui le retour à l’équilibre budgétaire sous cinq ans. Pourtant en 2006, le déficit public est supérieur à ce qu’il était en 2005 – 46,8 milliards d’euros. Il serait irréaliste d’espérer une amélioration pour 2007, année de l’élection présidentielle…
Le discours creux, l’humanisme facile, le moralisme verbeux du président de la République ne suffisent plus à déguiser une situation bloquée, que rend plus dangereuse encore l’absence de vertu de la politique gouvernementale.
La difficulté, aujourd’hui, n’est pas de croire en la France, mais en ses dirigeants…







Tout à fait de votre avis . Mais ce qu’il ne faut pas oublier , c’est qu’à force de créer de la dette improductive , voir de la dette pour rembourser la précédente , et c’est malheureusement ce qui se passe , il y aura peut-être un moment où la siganture de la France n’aura plus la confiance des
grandes agences internationales de cotation , et là…gare aux dégats .
Souvenons-nous de l’Argentine …
Le président n’a cité que des entreprises EUROPEENES: AIRBUS, ARIANE etc entre autres mais pas d’entreprises, françaises de france comme BENETEAU qui n’a qu’une usine aux USA pour améliorer son implantation dans ce continent.
Dommage qu’ils ne profitent pas du BABY boom pour liquider des places de fonctionnaires pour lesquels, l’arrivée de la gestion informatique provoque un allègement de leurs conditions de travail, par contre des fonctionnaires fouineurs pour gratter auprès de tous, privés ou commerçants/artisans au nom de lois que seuls eux connaissent sont embauchés .
il n’est pas question de regrouper les administrations des communes (36000!) et la gauche, en manque d’idées certifie qu’elle ne remettra pas à plat les lois sur la retraite qu’elle n’a pas voulu voter! Pourquoi sont ils dans l’opposition si ce n’est pour rien changer mais seulement mettre aux affaires des loosers assoiffés de pouvoir.
Tout à fait d’accord avec ce que vous ecrivez
la faillite de la France est inevitable.La seule question à se poser est quand?Mais une chose est certaine:Continuons ainsi et cette faillite est proche.
G H
Dans le livre de D JEAMBAR « ACCUSE CHIRAC LEVEZ VOUS « page 9 « Introduction
au réquisitoire » l’auteur écrit « ses propos ses écrits,son « curriculum
vitae » gouvernemental,les records accablants de son bilan sur le chomage,
les déficits ou la dette publique rien ne l’engage .Tel un essue glace,il
éffaceen permanence son passé et agit comme s’il venait d’être elu » etc …
Chirac ne pense plus qu’à durer. Il est devenu lénifiant. Il ne se mouille plus. Il est laxixte. On est dans le meilleur des mondes, le sien. Il paralyse toute vélléité. Pas de remou! Il est le symbole de l’abandon. On ne dégraisse pas l’administration. Au contraire. La décentralisation est une catastrophe! La justice devient « coupable »! Enfin il barre la route aux plus intelligents, aux plus actifs qui veulent que la France se sorte de son bourbier -auquel il a contribué très largement. Ca suffit! S’il se présentait à la Présidentielle je préférerais voter pour le candidat de gauche!