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Les privilégiés font la grève, les Français la paient !

Les syndicats de la SNCF et de la RATP ont fait la grève le 18 octobre.

Une de plus ! Entre 2000 et 2006, on a enregistré, rien qu’à la SNCF, 3 169 mouvements de grève – plus d’une par jour en moyenne ! – représentant plus d’un million de journées de travail perdues. Les mouvements de grève comme celui du 18 octobre coûtent à l’entreprise publique entre 20 et 30 millions d’euros par jour.

La RATP n’est pas en reste : pas moins de 173 grèves y ont été recensées en 2006.

Qui paie l’addition ? Les usagers/clients, bien sûr, mais aussi les contribuables, puisqu’il s’agit d’entreprises publiques. En 2006, l’État et les collectivités locales ont subventionné la SNCF à hauteur de 8,4 milliards d’euros. (Il est d’ailleurs à noter que sur ces 8,4 milliards, 2,9 milliards étaient affectés aux charges de retraites, autrement dit au financement du régime spécial dont bénéficie le personnel.)

Quant à la RATP, elle a reçu plus de 1,8 milliard d’euros en 2006, dont 430 millions d’euros destinés au financement du régime spécial de la RATP.

Mieux encore : fin septembre, les Français ont appris qu’à la demande de l’Office européen de statistiques, l’État français serait conduit à intégrer dans la dette publique le service annexe d’amortissement de la dette de la SNCF, soit 8,2 milliards d’euros. Rappelons qu’à la fin de l’année 2005, les dettes conjuguées de la SNCF et de Réseau ferré de France, société créée à l’origine pour aider la SNCF à se désendetter, s’élevaient à plus de 40 milliards d’euros ! À titre de comparaison, cette somme considérable équivaut au déficit de l’État prévu pour 2008…

Non seulement ces débrayages coûtent cher, mais ils sont lourds de conséquences sur l’emploi : d’une part, en raison des pertes que les retards dans l’acheminement du fret occasionnent pour les entreprises. Et, d’autre part, parce que les grèves aggravent les difficultés de transport des salariés (nombre d’entreprises hésitent à embaucher les habitants de grandes banlieues, de peur qu’ils arrivent en retard ou pas du tout). Les grévistes de la SNCF et de la RATP jouissent, eux, de la sécurité de l’emploi !

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Un commentaire pour “Les privilégiés font la grève, les Français la paient !”

  1. Bonjour,
    Vous semblez très mobilisés contre les fonctionnaires et leurs syndicats. 20 à 30 M€ par jour le cout d’une grève SNCF à la charge du contribuable dites vous. Je suis d’accord, mais avez vous pensé une minute à ce que représente proportionnellement le poids des cadeaux fiscaux faits aux entreprises de ce pays qui ne payent pas leurs cotisations sociales avec la bénédiction de l’Etat (mais pas du contribuable que je sache). 200Mds d’Euros depuis 20 ans ! Vous devriez travailler sur ce sujet qui me semble beaucoup plus lucratif. Et que dire des 16Mds offerts en aout 2007 en défiscalisations diverses à une minorité de contribuables. Mais qui paye? Vous le savez mais n’en parlez pas. Pourquoi? J’aimerais avoir vos commentaires.

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