Les mouvements grévistes sur le déclin
55 000 manifestants selon les syndicats, 18 000 selon les autorités, ont manifesté à Paris mardi à l’appel de la CFDT et la CGT pour protester contre la réforme des retraites et des 35 heures.
Guère plus que le 22 mai dernier (28 000 selon la préfecture, 70 000 selon les organisateurs). Bernard Thibault, le secrétaire général de la CGT, n’était pas présent hier à la manifestation. Motif invoqué : une « lombalgie »… Tout un symbole ! Le responsable syndical en aurait-il enfin plein le dos des grèves en série ?
Cela semble en tout cas le cas des Français : non seulement les mobilisations sont de plus en plus faibles, mais en plus l’opinion publique est de moins en moins réceptive aux revendications des syndicats. Autre signe des temps : les socialistes non plus n’ont pas participé au défilé d’hier, mis à part l’aile gauche du parti. Il s’agissait pourtant de défendre « la réforme la plus emblématique de la gauche », commentait l’eurodéputé Benoît Hamon, qui avait fait le déplacement avec Henri Emmanuelli ou Jean-Luc Mélenchon.
Ajoutez à cela la réforme des syndicats qui se profile, l’horizon semble enfin se ternir pour ces groupuscules politisés, aux revendications injustifiées et à la représentativité plus que problématique.
« Nous allons travailler à une rentrée en fanfare », a annoncé Bernard Thibault. Y croit-il vraiment ?







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