Les Français épargnent, l’Etat en profite !
Si l’on sait que les Français ont une forte tendance à épargner, on sait moins que l’Etat français en profite allègrement : il est le champion européen des prélèvements sur le patrimoine des ménages ! Aucun rapport n’avait été effectué sur le sujet depuis 1997, sans doute par discrétion.
« La fiscalité du patrimoine souffre d’une juxtaposition de prélèvements, construits sur des assiettes hétérogènes, sans qu’un pilotage d’ensemble permette de lui donner une cohérence ni quant à sa nature, ni quant aux objectifs qu’elle est supposée poursuivre ». C’est le verdict que Philippe Séguin, Premier président de la Cour des Comptes, a exprimé cette semaine devant les députés, en présentant le rapport du Conseil des prélèvements obligatoires sur le patrimoine des ménages. Malgré leur incohérence, ces prélèvements ne cessent d’augmenter : leur produit a doublé depuis 10 ans !
- Le taux d’épargne des Français est l’un des plus élevés de l’OCDE : 12,4 % (contre 0,6 % aux USA !) ; il est constitué principalement d’immobilier, d’assurance-vie, de dépôts et livrets d’épargne.
- En 1997, la richesse nette patrimoniale des Français était de 3 800 mds d’euros, soit 160 000 euros par ménage. Fin 2007, elle était de 9 400 mds, soit plus de 380 000 euros par ménage.
- Sur ces 9 400 mds d’euros de patrimoine, 65 mds ont été prélevés par l’Etat fin 2007. Alors que la moyenne de ces prélèvements dans l’OCDE, restée stable depuis 10 ans, est de 1,9 % du PIB, elle est passée en France de 2,5 à 3,4 %.
- Le doublement du produit de ces prélèvements depuis 1997 est dû à l’évolution des prix de l’immobilier, ainsi qu’au poids croissant des prélèvements sociaux (CSG et CRDS), passés de 3 à 14 milliards.
- La taxe foncière est le prélèvement le plus lourd, avec une recette de 18 mds d’euros. Les différents prélèvements sur les revenus de l’épargne représentent 24 mds, la part des droits sur les mutations à titre onéreux 9,5 mds, les droits de succession et de donation 9 mds, l’ISF 4 mds.
- Les bénéficiaires de ces 65 mds sont d’abord les collectivités territoriales (40%), l’Etat (38 %), et la Sécurité sociale (22 %, contre 10 % en 2007).
Philippe Séguin a souligné le défaut de pilotage de la fiscalité du patrimoine, dont la législation complexe accumule des milliers de dispositifs sans cohérence, qui parfois interfèrent et peuvent s’annuler.
Au sujet de la progression inquiétante de la part des prélèvements sociaux, il a posé la question de leur équité, et évoqué la réalité de l’évasion fiscale.
Les députés ont écouté avec attention le Premier président de la Cour des Comptes, et tous partagent ses alarmes.
La fiscalité française dépasse les bornes : la Cour des Comptes l’a montré, les députés le savent. C’est pourquoi ils doivent se rassembler et travailler ensemble à cet objectif : diminuer les dépenses de l’Etat, afin de réduire les prélèvements qui plombent le patrimoine des ménages français !








Pour ma part, la seule évasion à signaler est une perte de 55% d’un petit portefeuille tenu aussi pour participer à la croissance du pays…
Le reste est destiné à remplacer une retraite aléatoire et une sécurité sociale de plus en plus cahotique.
Que les députés ne s’alarment (sic) pas trop de ce cas répandu mais non médiatique et jouissent de tous les régimes exhorbitants qu’ils se sont réservés (cf. vos nombreux articles sur ce sujet).
C’est un demi-scoop, une preuve de plus de l’imposition énorme de l’Etat, le plus grand des voleurs comme dit l’adage
Mais question légitime vu les prestations fournies (hopital public, éducation nationale, sécurité sociale…): où passe l’argent?
Dans l’article, on dit « diminuer les dépenses de l’état, afin de réduire les prélèvements qui plombent le patrimoine des ménages français ! ».
Plus haut, il est dit « La taxe foncière est le prélèvement le plus lourd, avec une recette de 18 mds d’euros ».
Il ne faut pas oublier la taxe d’habitation qui représente une partie importante des prélèvements.
Halte à la Mégalomanie des grandes collectivités locales et de l’état pour des projets somptuaires stériles !
Oui aux dépenses publiques consacrées vraiment à la santé, au bien être, au bonheur et à l’avenir des citoyens.
La régionalisation avait pour but de décentraliser les pouvoirs, afin de rapprocher les citoyens des centres de décisions les concernant pour la vie locale et d’optimiser le fonctionnement et les dépenses tout en facilitant les démarches administratives.
Il suffisait pour cela de donner plus d’attributions aux institutions départementales. Au lieu de cette solution, on a décidé de créer les régions, soit disant pour donner plus de moyens. En réalité, on voit maintenant que ces régions sont des gouffres financiers. Il me semble avoir été créés pour multiplier les postes de professionnels de la politique à la recherche d’emploi et les postes plus ou moins inutiles de fonctionnaires à leur service, cherchant à créer des dépenses pour justifier leur présence.
Plus ces « petits chefs » dépensent, plus ils sont fiers d’eux, surtout si c’est grandiose (exemple gares TGV démesurées par rapport à leur fonction, Tramways en ville, à 40 millions d’Euros par km, là ou des Trolleys ou des minibus seraient nettement plus fonctionnels, stades géant placés en pleine ville, publication coûteuses imprimées en quadrichromie sur papier couché, distribuées dans toutes les boites aux lettres pour vanter les mérites des responsables en place etc.). Malheureusement, il est très facile de dépenser de l’argent que l’on a pas gagné, mais que l’on peut soutirer aux particuliers qui ont économisé en augmentant sans état d’âme les impôts à des usagers dont le niveau de vie serait plutôt en baisse.
Il est encore beaucoup plus facile de berner les citoyens en empruntant pour faire ces dépenses a fins de minimiser provisoirement l’impact sur les impôts locaux et faire avaler la pilule sans douleur. Et pourtant ces emprunts devront être remboursés avec les intérêts sur de nombreuses années !
Même si les collectivités locales mettaient un grand coup de frein à leur dépenses de prestige, les impôts locaux ne pourraient pas diminuer avant longtemps !
Ces emprunts sont évidemment nécessaires lorsque les dépenses sont absolument indispensables, mais devraient rester l’exception. Ils sont malheureusement devenus la règle pour, les grandes collectivités locales, réunions de communes et autres. La régionalisation n’a vraiment pas été bénéfique de ce point de vue.
Imaginons ce qu’il se serait passé si tous les foyers français avaient agis de la même manière en empruntant au-dessus de leurs moyens ! . Le pays serait dans une situation désespérée dans le cadre de la crise financière mondiale actuelle.
Qu’elles sont les dépenses utiles pour lesquelles l’emprunt est tolérable ? C’est une grande question.
Chacun peut avoir ses idées suivant sa situation personnelle.
Il me semble qu’il faut privilégier les dépenses qui donneront un retour financier certain afin de pouvoir compenser l’emprunt sans surcharger d’impôts les citoyens. On doit privilégier aussi tout ce qui agit sur le bien vivre des habitants. Au premier plan, que tous puissent accéder à un logement agréable. Autre exemple, il faut que l’environnement de ces logements soit aussi agréable par la création d’espaces verts ou parcs public disposant de toilettes gratuites mais propres, destinés aux jeunes comme aux vieux.
Favoriser les commerces de proximité qui donnent des emplois et une convivialité irremplaçable et non pas les grandes surfaces inhumaines dévoreuses de temps et de déplacements.
Diminuer le stress quotidien des habitants dans leurs déplacements entre leur domicile à leur travail serait particulièrement utile. Je ne pense pas, par exemple, que la multiplication des dépenses occasionnées par la construction de millions de ralentisseurs en dos d’âne ait rendu plus agréable la vie des millions de français qui freinent et accélère et sautent en permanence durant leurs trajets quotidiens (surtout pour ceux nombreux qui souffrent du dos).
Sur un autre plan, créer des emplois productifs de richesse nationale doit être prioritaire. Les Français vivent actuellement sur des richesses créées il y a plus de 30 ans et qui vont finir par s’épuiser si l’industrie utilisatrice d’emploi ne repart pas.
On sait que les délocalisations et le chômage qui s’ensuit en France sont attribuable à la perte de compétitivité de notre industrie. Il me semble que cet état de chose qui a débuté vers les années 80 est explicable par la conjonction de plusieurs facteurs :
L’augmentation des impôts de toutes sortes et surtout la création de l’impôt IGF en dépit de l’avertissement de tous les économistes a été catastrophique à terme pour l’investissement industriel en France (alors que cet impôt purement démagogique était prévu peu productif pour le trésor public).
Pour moi je suis du même avis que Vauban, l’impôt le plus justifiable c’est bien l’impôt sur la propriété, en particulier foncière privée, mais compte tenu du système fiscal actuel et de la mondialisation, il est nocif car la fin justifie les moyens.
L’impôt IGF n’était pas calculé sur la valeur sur l’outil de production ni sur les œuvres d’art. Mais en cas de succession, compte tenu du montant important des droits, les héritiers étaient pratiquement obligés de vendre et par la même, redevable de l’IGF. Comme chacun veut le plus possible transmettre ses biens à ses héritiers, les propriétaires de grandes entreprises ont, de leur vivant, revendu leurs usines françaises à des multinationales et ont investi cet argent dans l’industrie à l’étranger avec la bénédiction et la satisfaction affichée des gouvernements successifs de gauche comme de droite (alors même que ces usines, désormais incontrôlables, ne ramenaient ni emplois ni charges sociales ni bénéfices dans leur pays d’origine). Une partie non négligeable du produit de la vente des usines française a été versée en dessous de table à l’étranger dans des pays protecteurs de capitaux. Les sociétés multinationales n’étant pas philanthropiques, ont elles même délocalisé la production dans des pays donnant plus de revenu après avoir soigneusement récupéré les machines et surtout appris le précieux savoir-faire national.
Un autre facteur responsable de l’accélération du processus a été la montée en puissance de la grande distribution (et la multiplication des grandes surfaces) capable d’importer de l’autre bout de la planète d’énormes quantités de produits à bas coût. Un grand nombre de produits nationaux pourvoyeurs d’emplois répartis sur tout le territoire n’ont pas pu lutter contre ces produits importés et après avoir subit les exigences de réduction de prix de cette grande distribution ont du mettre la clé sous la porte.
Un autre facteur tout aussi pernicieux mais plus insidieux a été la multiplication exponentielle des normes de toutes sortes imposées à l’industrie européenne mais pas aux autres pays. (on l’a vu récemment avec des meubles importés) . Trop de réglementation tue l’emploi !
La France est le pays d’Europe, aux ressources les plus équilibrées. Le pays possède des mines(inutilisées), trois façades maritimes complémentaires, une grande variété de climats et de terres cultivables, des forêts, des montagnes, des ressources hydrauliques uniques, un patrimoine de savoir-faire de connaissances scientifiques et artistiques, des ressources touristiques reconnues mondialement, une population pas trop nombreuse.
Quelle est la recette de nos dirigeants nationaux (sans oublier nos collectivités locales) pour avoir créé autant de chômeurs définitifs, de miséreux, de SDF, de jeunes drogués, de délinquants nécessitant la charité privée des bénévoles, tout en étant un pays pressuré d’impôts et de charges de plus en plus dissuasives pour l’emploi ? ? ?
l’IGF n’est il pas devenu pudiquement ISF l’impôt de solidarité sur la fortune pour bien faire voir notre situation précaire ? ? ? Quand il n’y a pas de misère, la solidarité est aisée.
HONTEUX L ETAT NS PRENNENT TOUS MEME AVEC UN PTIT SALAIRE ON PAYE LA CRDS CGS IL NS RESTENT PLUS RIEN FO BIEN ENTRENIR L ELYSEE UNE HONTE PROFITEURS JE N IRAI PLUS AUX URNES KE CA SOIT GAUCHE OU DROITE A METTRE TOUS DS LE MEME SAC