Les fonctionnaires dans la rue contre une réforme des retraites qui n’en est pas une
La France serait-elle le seul pays à refuser de vraies réformes alors que la Grande-Bretagne, l’Espagne se sont engagées sur cette voie. La Nouvelle-Zélande, l’Australie, le Chili, la Lituanie ont adopté la capitalisation.
On constate, dans beaucoup de pays, que la politique et l’idéologie se sont effacées devant la réalité économique et sociale. Ce sont des gouvernements de gauche comme de droite qui ont décidé et mis en œuvre la réforme des retraites.
En Grande-Bretagne, Tony Blair n’a pas supprimé ce qu’a amorcé Margaret Thatcher, pas davantage Zapatero n’est revenu sur les acquis d’Aznar. Ce sont les socialistes qui ont abandonné la répartition en Nouvelle Zélande et Australie. Le Chili, a lui, purement et simplement, abandonné le système par répartition pour adopter la capitalisation.
En France, les réformes proposées par le gouvernement appartiennent à la catégorie des soins palliatifs : elles accompagnent le malade dans ses derniers moments, mais n’évitent pas l’issue fatale. Voilà quarante ans, de réformette en réformette, les solutions proposées se sont révélées de l’acharnement thérapeutique sans vouloir se rendre à la cruelle réalité : le système par répartition est condamné.
Les syndicats, les retraités et les assurés ont raison de manifester contre une nouvelle couche de peinture sur le vieux rafiot de la Sécurité Sociale, qui ne tient plus que par la peinture. Ils devraient cependant faire preuve de plus de lucidité et savoir qu’il y a une solution et une seule pour arrêter la course à la hausse des cotisations et à la baisse des pensions : en finir avec la répartition, et passer à des systèmes de retraite qui ont fait leurs preuves, tant à l’étranger qu’en France même. Des systèmes où chaque citoyen, chaque famille, aurait la possibilité de constituer son propre fonds de retraite.







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