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Les élus varois ont plus que triplé leur indemnité en vingt ans !

Nous vivons une période de vaches maigres, chacun sait cela, et en période de vaches maigres, on se serre la ceinture. Ce précepte est valable pour tous, sauf pour les conseillers généraux et régionaux qui s’en affranchissent gaiement.

Voilà, en substance, ce qui ressortait d’une question écrite au ministre délégué aux Collectivités locales par le vice-président PS de l’Assemblée nationale, René Dosière, par ailleurs auteur d’un livre sur la dérive des finances de l’Élysée. Le constat du député ? il est simple: en monnaie constante, les émoluments de la plupart des conseillers ont connu une hausse spectaculaire depuis vingt ans.
Les conseillers généraux, tout d’abord. En moyenne, ils touchent, en 2004,30060 euros par an. Comme pour les conseillers municipaux, c’est l’assemblée locale (le conseil général en l’occurrence) qui fixe les indemnités. La moyenne indiquée cache donc des disparités importantes. Mieux vaut être élu du Val d’Oise (50 836 euros par an) que de Corrèze (18 636 euros). Et ce sont les élus varois qui ont connu la plus belle hausse en vingt ans : + 254 % !
La même logique est à l’œuvre chez les conseillers régionaux. Ils sont mieux rémunérés en Provence-Alpes-Côte d’Azur (44 000 euros) qu’en Guyane (24 796 euros). La plus forte hausse est pour les Corses : + 289 % en vingt ans.

Mais, dira-ton, l’indemnisation des élus locaux n’est-elle pas encadrée par la loi ? Officiellement, si. La loi fixe des plafonds, en fonction de la population, pour chaque niveau administratif. Mais, dans la réalité, il va tout autrement. La Loire, le Finistère, la Haute-Marne crèvent le plafond légal de 39 %, les Ardennes de 51 %, le Val-d’Oise, excusez du peu, de 80 % ! Chez les élus régionaux, ce sont les Lorrains, les Limousins et les Hauts-Normands qui montent sur le podium.

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