Le naufrage des régimes spéciaux de retraites
En 2009, les pensions et régimes spéciaux de retraites vont peser encore un peu plus sur le budget de l’État : les dépenses budgétaires liées aux pensions de la fonction publique passent de 47,99 milliards d’euros en 2008 à 50,3 milliards en 2009, et celles des régimes spéciaux de 5,12 milliards à 5,18 milliards.
Les principaux bénéficiaires de ces financements publics restent la SNCF (3,04 milliards d’euros), puis les marins (747,4 millions), les mineurs (587,5 millions) et la RATP (501,1 millions).
Le tout en proie à un déclin démographique dont l’État assure l’équilibre financier. « Les pensions de la fonction publique, juge le sénateur Philippe Marini, auteur d’un rapport à ce sujet, sont le principal facteur de dérive des dépenses de l’État ».
Car le coût de ces pensions augmentera , de 2009 à 2011, de 2,5 milliards d’euros par an, pour atteindre 82 milliards en 2050. Les pensions, qui représentaient moins de 30 % de l’augmentation des dépenses de l’État entre 2003 et 2007, absorberont 70 % des marges de manoeuvre budgétaires en 2009.
Un poids insoutenable pour le contribuable français, qui rend la réforme inévitable et urgente. Qu’en est-il des réformes déjà entreprises ?
Philippe Marini souligne trois effets : la réforme des régimes spéciaux de retraite, en particulier ceux de la SNCF, applicable au 1er juillet 2008, devrait entraîner une économie de 500 millions d’euros d’ici à 2012 ; les premiers effets de la réforme de 2003 et l’allongement à 41 annuités en 2012 devraient limiter la dynamique des dépenses de 120 millions en 2010, 430 millions en 2012, 1,34 milliard à l’horizon 2020 ; moins réjouissant, les majorations des pensions outre-mer dites « indemnités temporaires de retraites » (ITR) représentent un coût annuel de 315 millions d’euros, en progression de 10 % par an.
Au-delà de ces réformettes, qui ne font que limiter la casse, une vraie réforme du financement des retraites du public s’impose. À commencer par l’alignement des régimes spéciaux sur ceux du privé.








C’est normal , soyons moins égoistes car nos enfants ne voudront pas un jour honorer les engagements pris par les politiciens qui n’ont pas le courage de faire de vraies réformes (retraites et salaires de nos élus entre autres)
Ce n’est pas de la faute des cheminots si les effectifs ont fondu de moitié en 10 ans. Regardons les dépenses de Sarko de plus près, et on verra où il faut faire des économies : l’avion de 280 millions d’euros passe mal.