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La véritable situation des enseignants-chercheurs, ou comment travailler dans le privé tout en touchant un salaire « de base » dans le public.

La véritable situation des enseignants-chercheurs, ou comment travailler dans le privé tout en touchant un salaire  de base  dans le public.

Lundi dernier, les enseignants-chercheurs défilaient dans les rues françaises. Aujourd’hui, ils font grève. Et ils comptent bien continuer dans le courant du mois de février, afin d’obtenir le retrait du « décret Pécresse ».

Quelles sont exactement leurs revendications ? Comment se fait-il que les leaders de la contestation soient des facs plutôt étiquetées « à droite » (Paris II – Assas, par exemple) et que la grève ait touché des universités dites « libérales » (Paris IX – Dauphine, par exemple) ?

Bien que de grands et généreux termes aient été évoquées dans les médias afin de justifier l’opposition des enseignants, tels que « indépendance du métier », « mise en valeur de la recherche » ou encore « liberté fondamentale du chercheur », le fond de l’affaire reste cependant, comme souvent, une histoire d’argent.
Et comme souvent lorsqu’il s’agit d’histoire d’argent dans le secteur public, celle-ci concerne directement le contribuable…

Résumons-nous. Le décret Pécresse relatif aux enseignants-chercheurs revient sur le grand principe de leur métier : moitié du temps de travail consacré à l’enseignement, et moitié du temps consacré à la recherche.
Or, il se trouve que de nombreux enseignants profitent du système, en assurant certes leur temps d’enseignement obligatoire à l’université mais en négligeant l’aspect recherche.

Pour quel bénéfice ? C’est justement sur ce point que les enseignants se font discrets… On peut schématiquement résumer la situation de la sorte : soit l’enseignant-chercheur néglige les 50% de son temps théoriquement alloué à ses recherches personnelles en allant s’adonner à son loisir favori. Bref, abus classique de la situation. Dans une autre hypothèse, souvent répandue, l’enseignant-chercheur profite de cette moitié de temps pour aller arrondir ses fins de mois. Comment ? En proposant tout simplement des prestations de conseils à des entreprises privées. Le prototype parfait étant les professeurs de droit ou de gestion des universités réputées, dont une grande partie effectue des consultations dans le privé. Du coup, la majeure partie de leur emploi du temps est occupée par leur activité lucrative annexe à leur activité supposée principale d’enseignement et de recherche.

Valérie Pécresse pointe judicieusement le doigt sur ces abus, en déclarant, pour simplifier : que ceux qui ne « recherchent pas «  (c’est-à-dire qui ne publient pas) soient contraints d’enseigner davantage !

Elle s’est ainsi attiré des hauts cris de la part des enseignants sur le mode : « qui aurait donc l’outrecuidance d’évaluer les recherches des enseignants ? Qui pourrait ainsi forcer les enseignants à enseigner ? Qui oserait porter atteinte au principe d’indépendance de ce métier ? »
Alors qu’en fait, une grande partie des enseignants ne souhaitent pas revenir sur ce temps libre car cela les empêcherait tout simplement d’exercer leurs activités privées à côté de leur noble métier…

Ayons donc la décence de regarder la situation en face : est-ce normal que des fonctionnaires payés par les deniers publics utilisent une partie de leur temps d’activité rémunéré à exercer pour le privé ?
Certes, la rémunération des enseignants est ridiculement faible comparée aux autres pays européens et rapportée à leur niveau de formation. Mais n’aurait-on pas intérêt à regarder la situation en face et à parler du vrai sujet : le financement de nos universités, et donc la rémunération de nos enseignants-chercheurs ?
En arrêtant de se voiler la face pour dénoncer enfin une situation choquante, suivant laquelle des fonctionnaires payés par l’Etat utilisent leur crédit-temps pour aller effectuer des prestations de conseil dans le privé…

5 commentaires pour “La véritable situation des enseignants-chercheurs, ou comment travailler dans le privé tout en touchant un salaire « de base » dans le public.”

  1. Et s’il n’y avait que les enseignants chercheurs !Ajoutons y aussi les fonctionnaires des impôts qui se font une à l’époque des déclarations de revenus ou bien encore les mécaniciens des ateliers de la RATP qui font de la réparation ou des électriciens qui font des installations chez des et bien d’autres encore!Bref, il n’y a rien de parfait sur cette terre !

  2. C’EST BIEN VRAI/ PAYER TRES CHERE LES HEURES DE COURS PARTICULIERS A NOS ENFANTS A LEURS ENSEIGNANTS AU SEIN MEME DE L’ECOLE OU L’ELEVE EST DEJA CELUI DE SON PROFESSEUR.
    L’AGENT DE POLICE COMME CELUI DE LA RATP SNCF SERVICE DES IMPOTS ETC ENFIN CEUX QUI SE LEBERENT FACILEMENT DE LEUR ACTIVITE PEU FATIGANTE ET PRIVILEGIEE DE LA SEMAINE DES VINGT OU VINGT CINQ HEURES!!!!!

  3. travailler plus pour gagner plus: doit s’adresser a qui? certainement a ceux qui sont aux vingt cinq heures la semaine et l’abri bien au chaud; mais pas a ceux qui sont aux trente cinq heures au travail intensif.

  4. Pauvre valérie
    qui s’est mis toute la gente des enseignants unanimement contre elle

    elle n’est pas sortie de l’auberge et ne va tarder à être remplacée
    beaucoup de chercheurs disait de Gaulle mais pas beaucoup de trouveures…

  5. Arrêtez de croire ces niaiseries, qui sont ceux qui ont écrit cette article? Pensez vous qu’un enseignant chercheur qui passe ses journées à bosser (pour la grande majorité) aille faire du zèle dans une école à côté? il n’y aurait pas de problème de manque de prof.
    Et revenons en aux salaires, un ouvrier gagne le SMIC ou plus en gros 1200-1300 euros sans souvent n’avoir le bac… Il travaille dès 20 ans au plus, un enseignant chercheur commence sa carrière à 30 ans avec 1900 euros… Qui est gagnant à 45 ans? plaignez vous surtout des « ingénieurs » des grandes écoles qui gagnent 3500 eu à 23 ans…
    En France vous n’aimez pas les fonctionnaires, mais sachez que sans eux la France ne serez pas grand chose, ici l’école est encore gratuite, les conservatoires pour les enfants et les activités sportives peu chères , les colonies existent à bas prix, les transports ne sont pas si chère, grâce aux fonctionnaires, maintenant virez-les! mais dans 30 ans tout sera beaucoup plus cher, comme aux US!

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