Recevez notre newsletter

Abonnez-vous, cliquez ici
Désabonnement, cliquez ici

Profil Facebook de Contribuables Associ�s

L’échec salutaire de Copenhague

L’échec salutaire de Copenhague

Les gouvernements européens, entraînés par Nicolas Sarkozy, et les militants écologistes souhaitaient que 192 pays prennent à Copenhague des décisions « contraignantes » pour réduire leurs émissions de CO2. Il n’en a rien été.

La preuve par trois :

-         les pays pauvres et émergents ont fait reconnaître dans l’Accord de Copenhague que « le développement économique et l’éradication de la pauvreté » sont pour eux « prioritaires ». En conséquence ils ne pouvaient s’engager à la moindre réduction de leurs émissions.

-         la Chine voulait continuer à exploiter la naïveté des Européens en s’assurant une source de revenus très importante : la vente de « certificats de réduction d’émissions ».
Par exemple en construisant un champ d’éoliennes censé remplacer la construction d’une centrale électrique au charbon, elle peut actuellement émettre un certificat de réduction de X tonnes de CO2 et le vendre à une entreprise européenne après l’avoir fait approuver, sans contrôle sur place, par une agence de l’ONU. Les Américains insistaient pour que des contrôles sérieux vérifient ces prétendues réductions, mais la Chine a refusé. Elle pourra continuer à émettre sans contrôle ses certificats.

-         les Américains voulaient verser le moins possible d’argent aux pays pauvres et notamment à l’Afrique. Ils savent qu’une grande partie de cet argent va dans les comptes en Suisse des dirigeants de ces pays et que la priorité devrait y être la lutte contre la corruption. Ils ont donc limité leur engagement à 12 % de « l’engagement collectif » de 30 milliards de $ sur les trois années 2010-2012. Les Européens et les Japonais assureront l’essentiel de ces subventions.

Les autres engagements de l’Accord de Copenhague sont symboliques. Que signifie un engagement de réduction d’émissions pour l’année 2050, dans plus de 40 ans ? Que signifie un engagement de limitation à 2° de l’augmentation de la température moyenne de l’atmosphère ? Pourquoi ne pas s’engager aussi sur le nombre de jours de pluie au Sahara ou de jours sans pluie à Dublin ? La science du climat est loin d’être exacte. Le climat dépend de divers facteurs mal connus, comme l’activité du soleil, la couverture nuageuse, ou même l’activité des volcans. Pour de nombreux savants le doute sur la validité des résultats des modèles climatiques n’est pas un défaut, mais une qualité.

Il est regrettable qu’il n’y ait pas un seul scientifique dans l’entourage de notre président. Son seul conseiller en la matière est Nicolas Hulot. Certes, en donnant satisfaction à ce dernier il peut, pour les élections à venir, rallier à lui quelques dizaines de milliers de voix et semer la zizanie entre les Socialistes et les Verts. Cet avantage politique lui paraît déterminant.

Pour les Français qui déjà paieront une deuxième taxe carbone après la TIPP (taxe sur l’essence et le fuel) et qui devront verser plus d’impôts destinés aux dirigeants africains, un  succès à Copenhague, qui aurait encore augmenté les « financements innovants », c’est-à-dire leurs impôts, eût été une épreuve supplémentaire.

Pour les contribuables français capables de résister à la pression du politiquement correct qui prétend « sauver la planète », l’échec de Copenhague est un succès.

5 commentaires pour “L’échec salutaire de Copenhague”

  1. Si c’est vrai que nous sommes menacés par le changement climatique , alors quel est le sens de tous ces déplacements en avion ( gros émetteurs de CO2 ) pour se rendre à cette réunion internationale ? ( qui aurait pu techniquement se faire avec le système du télé travail ) Autre détail : Les gens qui s’occupent de ces problèmes nous expliquent qu il faudrait changer radicalement nos modes de consommation : Notamment  » acheter local  » et éviter les produits éxotiques qui viennent de l »autre coté de la planête … Si c’est vrai , c’est une condamnation indiscutable du système de la mondialisation , extraordinairement polluant et énergivore !… Bientôt nous allons remettre en place les droits de douane , qui porteront un nouveau nom  » TAXE CARBONE  » Ainsi une petite culotte fabriquée au viet nam et vendue à Paris sera frappée d ‘une lourde taxe carbone , alors que la petite culotte fabriquée en FRANCE en sera quasiment exonérée … Avec tout ça , il faut s’attendre à des suppressions d’emplois dans l’aéronautique , mais comme on va relocaliser en FRANCE des fabriques de petites culottes , on peut imaginer des ateliers de confection qui remplaceront les halls d’assembage airbus à TOULOUSE ! …

  2. A l’échelle du vivant de notre planète c’est une explosion démographique de l’espèce humaine . Combien d’etres humains il y a un siècle ? aujourd’hui ? dans 40 ans? Aucune importance pour les politiques , scientifiques , associations diverses. A Copenhague c’est l’hypocrisie , le politiquement correct qui ont triomphés.

  3. Puisque vous en parlez, justement, quelle est la formation scientifique de N Hulot? Le rôle qu’il s’est attribué dans la défense de la planète a-t’il des bases solides?

  4. Bonjour,
    Mettre en doute le discours général sur le changement climatique, c’est aller contre les conclusions de la communauté scientifique internationale.
    Les taxations sont des outils efficaces pour diriger le comportement de ceux qui ont l’oeil rivé sur leur portefeuille.
    Bonne année
    G.Thommy

  5. Bonjour,
    Vos arguments pour racoler la mouvance anarcho-capitaliste sont si rudimentaires que l’on ne peut même pas les qualifier d’enfantins. L’écologie est une science naturelle qui n’a pas attendu Nicolas Hulot ou Nicolas Sarkozy pour prouver l’impact négatif de la croissance économique sur l’environnement et donc sur la vie des sociétés humaines. Vous avez raison de vous réjouir maintenant de l’échec de Copenhague. Les réjouissances seront de courte durée.

Réagissez à cet article