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ISF : La Finlande et la Suède abolissent l’impôt sur la fortune

La Suède et la Finlande ont décidé de supprimer l’Impôt sur la Fortune. A quand la France ?

L’ISF, c’est fini ! Pas en France, certes, puisque notre pays s’entête dans une approche purement idéologique de cet « impôt sur les riches », dont les conséquences sont si catastrophiques pour l’économie nationale qu’il finit aussi par coûter aux plus pauvres. Qu’importe, si le mythe de la redistribution y trouve son compte !

Les pays nordiques, si longtemps socialistes, sont plus réalistes. Après la Suède, qui a annoncé le 28 mars dernier l’abrogation de l’impôt sur la fortune, la Finlande s’y résout aussi. La raison en est simple et le ministre des Finances suédois, Anders Borg, l’a exposée sans fard : l’impôt rapportait 500 millions d’euros par an à l’Etat suédois, mais a généré une évasion fiscale représentant  plus de… 53,6 milliards d’euros de capitaux !
Le royaume y perdait, non seulement par le manque à gagner que représentaient ces milliards partis à l’étranger – et qui ne suscitaient donc plus de rentrées fiscales en Suède – mais aussi par les effets pervers induits par cette fuite des capitaux sur l’économie suédoise, en termes de consommation et d’emplois. En supprimant l’ISF, le chef du gouvernement suédois, Fredrik Reinfeldt, espère au contraire « pouvoir insuffler une volonté d’investir en Suède afin de créer des conditions favorables à la création de nouvelles entreprises croissantes et à la création de nouveaux emplois ».

Imitant la Suède, la Finlande supprime aussi les droits de succession

Son homologue finlandais, Matti Vanhanen, fait le même pari, en annonçant en outre, la suppression de l’impôt sur la fortune ainsi qu’une baisse des impôts de 1,8 milliards d’euros au cours des quatre prochaines années, portant notamment sur la TVA sur les produits alimentaires, sur les revenus des retraités et sur les droits de succession – que la Suède a, pour sa part, purement et simplement supprimés depuis janvier 2005.

En France, à l’exception notable de Philippe de Villiers, aucun candidat à l’élection présidentielle, même à droite, n’ose envisager une réforme aussi « radicale » que celle que viennent d’engager les gouvernements centristes suédois et finlandais. « Quand les pays, les uns après les autres, suppriment l’impôt sur la fortune, et que nous nous retrouvons parmi les derniers pays à toujours l’avoir, alors il faut prendre ce type de décision », a déclaré Anders Borg. Et s’il n’en reste qu’un, la France sera-t-elle celui-là ?

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