Recevez notre newsletter

Abonnez-vous, cliquez ici
Désabonnement, cliquez ici

Profil Facebook de Contribuables Associ�s

Hausse des impôts locaux : à qui la faute ?

Lors des élections municipales, les Français auraient, en majorité, suivi des considérations locales – à près de 70 %, selon les sondages.

Sur ce constat, Patrick Devedjian, secrétaire général de l’UMP, a tenté de ramener le débat au niveau local en appelant dès le soir du premier tour les candidats de son parti à fustiger la propension des élus de gauche à augmenter la fiscalité locale. Fier de sa trouvaille, il enfonce le clou et se fend d’une tribune dans Le Figaro, intitulée : « Fiscalité : dites la vérité, M. Hollande ! ». Frédéric Lefebvre, secrétaire national en charge de l’économie, résume ainsi le nouvel argument de campagne de l’UMP : « Un vote à gauche égale plus d’impôt, égale moins de pouvoir d’achat ».

Voilà des propos intéressants, dont nous ne pouvons qu’approuver la dernière partie : « plus d’impôts, égale moins de pouvoir d’achat »… Mais est-ce vraiment un monopole de la gauche ?

La réalité est nettement plus nuancée !

Même s’il s’agit d’un comportement fondamentalement socialiste, la droite majoritaire mène, au niveau local comme au plan national, une politique fiscale que ne renierait pas un gouvernement socialiste ! Quelle cohérence, en effet, entre les propos des élus UMP – « plus d’impôts égale moins de pouvoir d’achat » – et la politique nationale menée par la majorité ; entre le refus catégorique du chef de la majorité, François Fillon, de baisser les dépenses, et un chef de l’Etat qui peut se targuer d’avoir instauré pas moins de six nouvelles taxes en seulement 9 mois de mandature ? Cette tendance de la droite à augmenter la pression fiscale, n’en déplaise à M. Devedjian, se retrouve aussi au niveau de la politique locale. Pour preuve, l’audit des grandes villes publié par Les Échos le 21 février, qui montre que les plus fortes progressions de taxe d’habitation observées sur la mandature qui s’achève concernent des villes de droite comme de gauche. Les records en matière de hausse de cotisations votées par les villes et les intercommunalités ont été enregistrés à Marseille (UMP, + 32,7 %), Reims (DVD, + 28,4 %) et Clermont-Ferrand (PS, + 28,3 %). Pour ce qui est des taux communaux de la taxe foncière, votés par les villes, les plus fortes augmentations concernent également des villes de droite et de gauche : + 81,67 % à Villeurbanne (PS), + 38,77 % à Reims (DVD), + 20,61 % à Montreuil (Gauche démocrate et républicaine), + 18,25 % à Asnières (UMP).

2 commentaires pour “Hausse des impôts locaux : à qui la faute ?”

  1. que dire du Vésinet dont le taux d’imposition augmente cette année de 50% avec l’arrivée d’un maire (UMP) dont une des promesses électorales étaient justement que nos impôts ne s’envolent pas. La raison invoquée de cette augmentation a été la mauvaise gestion du maire précédent : coup classique… Au Vésinet tout le monde n’est pas riche, et avec la crise et les nombreux dépots de bilan l’addition va être difficile à payer pour beaucoup. Le maire ne répond pas aux pétitions… Qui va enfin s’intéresser à notre cas ?
    avec mes remerciements
    LM

  2. L’executif a 2 leviers pour couvrir les depenses:la fiscalité et l’endettement.A sommieres le taux a peu evoluè mais par contre l’endettement a bondi.Pourquoi ne pas publier l’évolution de l’endettement?

Réagissez à cet article