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Grève RATP : l’échec du service minimum

La grève dans le RER A se poursuit aujourd’hui, pour la sixième journée consécutive, avec un trafic très perturbé aux heures de pointe et nul le reste de la journée. Le mouvement s’est étendu aujourd’hui à la ligne B du RER. Et le service minimum dans tout ça?

Le secrétaire général de l’Elysée, Claude Guéant, l’a reconnu lui-même ce mardi 15 décembre : l’application de la loi sur le service minimum n’est pas « satisfaisante ».

Le socialiste Laurent Fabius a estimé quant à lui que la situation de blocage dans le RER A révèle que « quand il y a un mouvement de fond », le service minimum ne « fonctionne pas » et a jugé « qu’il n’y a dans ce cas pas d’autre solution que de négocier » avec les syndicats.

De son côté, Jean-Paul Huchon, le président socialiste de la région Ile-de-France, estimait lundi dernier sur Radio Classique que la RATP avait les moyens de satisfaire les revendications des syndicats  :  « Nous versons à la RATP chaque année une subvention de 3 milliards d’euros pour faire fonctionner l’ensemble du réseau de la RATP. Je pense qu’ils ont les moyens » .

Avant toute chose, il faut rappeler les avantages dont bénéficient déjà les conducteurs de RER de la RATP. Assimilés fonctionnaires, ils bénéficient de l’emploi à vie. Ils débutent leur carrière à environ 1 800 euros bruts, pour la terminer à 2 600 euros bruts, hors primes.

Dans ce contexte de crise économique, les contribuables français ont de quoi être exaspérés par cette mobilisation injustifiée et coûteuse.

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