Grand emprunt : à quelle sauce sera mangé le contribuable ?
La Commission Rocard-Juppé vient de présenter au président de la République son rapport sur le grand emprunt. Si le pire est évité, le contribuable n’a cependant pas de quoi se réjouir.
C’est un moindre mal : les pères de la commission sur le grand emprunt, Michel Rocard et Alain Juppé, plaident tous deux pour qu’il soit souscrit uniquement auprès des marchés, et non des particuliers. « Pour lever auprès des particuliers, il faudrait les allécher, ce qui coûte plus cher. Ca ne vaut pas le coup », a reconnu l’ancien ministre socialiste Michel Rocard. Une décision également saluée par la ministre de l’Economie, Christine Lagarde, dans Les Echos. Pour le contribuable, cela représente en effet une économie d’1,2 milliard d’euros d’intérêts. Sur le montant total du grand emprunt, c’est bien peu, certes….
Quant aux parlementaires de droite qui plaidaient, sur les conseils d’Henri Guaino, pour « un vrai grand emprunt » à 100 milliards d’euros (cf tribune dans Le Monde), ils n’ont pas été entendus. Le rapport de la Commission Rocard-Juppé propose d’emprunter 35 milliards d’euros. Un montant qui pourrait être abondé par des fonds privés, afin de représenter un total de quelque 60 milliards d’euros d’investissements.
Le rapport de 128 pages, intitulé « Investir pour l’avenir », a identifié sept priorités stratégiques. La première d’entre elles : l’enseignement et la recherche qui bénéficiera de 16 milliards d’euros. Puis viennent : la « ville de demain » (4,5 milliards), la « société numérique » (4 mds), le développement des « énergies décarbonnées » et « l’efficacité dans la gestion des ressources » (3,5 mds), la « mobilité du futur » (3 mds), les « sciences du vivant » (2 mds) et les PME innovantes (2 mds).
La commission assure que l’ensemble des 17 programmes sélectionnés sont porteurs d’une « rentabilité directe » ou « indirecte ». Elle préconise également que la mise en oeuvre du grand emprunt soit pilotée par « un dispositif rigoureux de gouvernance », et suivie par un « comité de surveillance », qui serait placé auprès du Premier ministre.
Enfin, les auteurs du rapport recommandent au gouvernement de « réduire les dépenses courantes à hauteur de la charge d’intérêts supplémentaire générée par l’emprunt national ».
Autant de précautions visant à rassurer le contribuable sur la bonne gestion de son argent. Mais voilà, à la lecture du passé, celui-ci a de quoi douter des retours sur investissements promis par le gouvernement. Dans son rapport sur le Budget 2010 pour la Commission des Finances, le sénateur Philippe Marini a montré que, sur les 18 mds d’euros investis dans les grands programmes de 1962 à 1989, 70 % ont financé… des impasses!
Quand on dit que l’histoire est un éternel recommencement…
Article extrait du site lecri.fr







35 milliards, c’est déjà un maximum, et qui ne passera d’ailleurs peut-être pas. Avec 100 Md, la France se trouvait avec une note dégradée, probablemnet du BBB, et avec 35 Md, pas si sûr qu’elle conserve son AAA…
La France est dans la folie, rien ne pourra l’arrêter, il faut que déchéance totale arrive…
De qui se moque-t-on? Tout ce barouf pour faire ce que l’on fait depuis 30 ans. A noter que ce « grand emprunt » portera sur une somme qu’aujourd’hui l’état emprunte tous les 2 mois… Il y avait vraiment de quoi faire tout ce ramdam! Il était surtout nécessaire de payer 2 anciens premiers ministres et leur clique pour faire comme d’habitude ( car ne nous faisons pas d’illusions, ces gens là ne travaillent JAMAIS pour rien)!Bref, la montagne n’a accouché de rien puisque c’était une grossesse nerveuse mais les praticiens se sont fait payer leur absence de travail au prix fort! Magnifique!
Cela fait 30 ans que je travaille comme vous tous à essayer de crée un patrimoine qui reste l’objectif de chacun.
Durant ce laps de temps, j’ai surtout payé des impots des taxes des prélévements en tout genres qui m’a guére laisser pour l’épargne.
Pendant longtemps, je pensais que cet argent collecté servait à de grandes causes,investissements publics developpement industriel, énergie, transport et que j’en récupérerai sous forme de progrés social et autre par l’état bienviellant.
Aujourd’huis, je constate que l’état n’est pas bienviellant avec ses contribuable, est les prends même pour des imbéciles
en dépensant l’argent à tout va à fonds perdus même quand il n’y en à plus.
Je vous garanti que je suis amer envers nos (ir)responsables politiques