Grâce aux plus values fiscales, Bercy réduit le déficit… sans baisser les dépenses, hélas !
Le ministre délégué au Budget, Jean-François Copé, s’est réjoui de la diminution du déficit grâce à de bonnes rentrées fiscales. Il eût mieux valu que ce fût grâce à la baisse des dépenses publiques !
Bravo Copé ! Une fois n’est pas coutume, les Contribuables Associés sont heureux d’adresser leurs félicitations au ministre délégué au Budget tout en soulignant qu’ils auraient préféré que cette réduction du déficit soit due à une baisse significative des dépenses (dites-le lui ).
Les chiffres définitifs en ont été annoncés le 23 janvier : il atteindra encore 36,16 milliards d’euros, ce qui reste considérable, mais représente une amélioration de 7,3 milliards d’euros par rapport au déficit 2005, et de 10,8 milliards par rapport aux prévisions de la Loi de Finances Initiale 2006.
Nous mettons toutefois un bémol à ce satisfecit. Car ce bon résultat ne procède pas d’une baisse des dépenses publiques, mais de recettes fiscales supérieures à ce qu’on attendait. En l’occurrence, les rentrées auraient été supérieures aux prévisions : de 1,1 milliards d’euros, pour l’impôt sur le revenu ; de 1,4 milliards, pour la TVA ; et de 6,4 milliards, pour l’impôt sur les sociétés.
Maîtriser les dépenses, c’est bien ; les diminuer, c’est mieux !
Le gouvernement se félicite d’avoir intégralement consacré ces bonus fiscaux à la réduction du déficit public, ce qui n’a pas toujours été le cas. C’est en effet beaucoup mieux comme ça, mais, ce faisant, Bercy n’a fait que respecter les dispositions inscrites dans la Loi de Finances. On en est, en France, à se réjouir de ce que l’Etat respecte sa propre loi !
Cette réduction du déficit résulte, a souligné François Copé, « de la maîtrise de la dépense publique et de notre politique fiscale ». Le résumé est un peu rapide.
La dépense publique a, certes, été « maîtrisée », ce qui ne signifie pas qu’elle ait diminué, mais qu’elle n’a pas crevé le plafond de dépenses fixé par la Loi de Finances, qui s’élevait, pour 2006, à 266,05 milliards d’euros.
Quant à la politique fiscale, il est permis de se demander si les 6,4 milliards d’impôts sur les sociétés supplémentaires n’auraient pas été mieux employés par les entreprises sur lesquelles elles ont été prélevées, qu’à la réduction du déficit creusé par les dépenses publiques.
En outre, la diminution de la dépense publique dynamise l’économie et se répercute sur l’emploi. C’est ce que montre la comparaison entre les pays européens. En 2004, dernière statistique affichée par l’OCDE, la dépense publique représentait 53,4 % du PIB en France, 46,8 % en Allemagne, 43,9 % en Grande-Bretagne, 34,2 % en Irlande. Parallèlement , le taux de chômage s’élevait à 10 % en France, 9,2 % en Allemagne, 4,7 % au Royaume-Uni, 4,4 % en Irlande…
Bercy se félicite de posséder aujourd’hui « tous les outils nécessaires pour suivre la dépense au plus juste ». Le jour où nos ministres les utiliseront pour réduire le déficit par la baisse de ladite dépense, ils auront vraiment le droit – sans bémol – à toutes nos félicitations !







Je partage entièrement ces dires plein de bon sens d’un autre blogeur.
» J’ai déjà eu l’occasion de décrire sur ce blog comment un bureau de management d’entreprise s’y prendrai pour restructurer la France…Un vrai carnage, je résume:
- les Ministres une vingtaine (2 fois moins)
- Les députés : 2 fois moins (USA 450 env, Inde, Japon moins de 500…)
- Le Sénat: à virer, ou alors Représentant des Régions (Allemagne: 68, USA: 100), de toute façon ils sont 3 fois trop nombreux !
- Les Départements: supprimés.
- Les Régions : à remodeler dans la cohérence: Bretagne B5, Normandie N5..et ramenés à une quinzaine.
- Les Communes : Au moins 5 fois de trop, prévoir fusion avec les Communautés de Communes pour les petites qui garderaient les services d’état civil et de proximité.
- Et évidemment liquidation des innombrables machins, que la revue Capital a plusieurs fois énumérés, Haute Autorité, sinécures octroyées par le Roi (actuellement Chirac) pour bons et loyaux services, à la façon des baronnies d’Empire napoléonien (O.Guichard par ex)
Si vous rajouter à tout celà, la nécessité de remettre dans le droit commun, les régimes de retraite qualifiés pudiquement de « spéciaux », nos présidents postulants ne devraient pas être à cours d’idées pour la campagne.
Il est plus que temps que nos politiques de tous bords s’engagent à inscrire la réforme de l’état dans le programme de la prochaine législature .L’état soit se limiter à ses missions régaliennes et proportionner ses moyens à ces missions .Il doit par ailleurs limiter le nombre ahurissant de ses courroies de transmissions qui au mieux freinent et accroissent l’inertie générale ,au pire bloquent tout les processus majoritaires de décision , dans tous les cas coutent de l’argent maintenant et plus tard ( les retraites du public qui sont un vrai thème républicain par ailleurs )
Voir l’illustration des impots qui il ya 20 ans étaient faits « à la main »
et étaient soldés fin fev et qui grace à l’arrivée de l’informatique et des simplifications successives sont rendus …fin avril.