Fusion Suez-GDF, 137 000 amendements pour défendre des privilèges de caste
Pour faire échec à la semi-privatisation de GDF et à sa fusion avec Suez, l’opposition a déposé plus de 137 000 amendements. Derrière ce blocage des institutions démocratiques, la querelle idéologique que l’opposition fait au gouvernement aboutit à conforter, au nom de l’égalité, les privilèges injustifiés des gaziers.
Plus de 137 000 amendements ont été déposés par l’opposition pour faire échec au projet de fusion Suez-GDF et à la semi-privatisation le l’entreprise publique. Du jamais vu ! Comme l’a constaté le président de l’Assemblée nationale, Jean –Louis Debré : « Il faudrait dix ans pour venir à bout de l’examen de tous les amendements. C’est insupportable et irresponsable. »
Il s’agit, de surcroît, d’un blocage prémédité, par l’opposition, des institutions démocratiques. On notera au passage que plus de 96 000 de ces 137 000 amendements ont été déposés par le seul groupe communiste… Face à ce blocage, le gouvernement, paralysé par le précédent du CPE, ne se résout pas à recourir à l’article 49-3.
Un éventail d’avantages impressionnant
Ceux qui se battent pour conserver GDF dans le giron de l’Etat s’efforcent en réalité de garantir les avantages de la petite caste ultra-privilégiée des salariés des entreprises publiques. C’est pourquoi les électriciens manifestent avec leurs collègues gaziers. Pardi ! Ils ont quelque raison de se sentir solidaires ! Les uns et les autres bénéficient du même statut, créé par les communistes Marcel Paul et Maurice Thorez en 1946 ! Et les avantages qu’il leur procure ne sont pas minces :
• garantie de l’emploi ;
• gratuité des soins de santé (tiers payant) ;
• 32 heures de travail par semaine, plus de nombreux congés supplémentaires ;
• vacances à 20 % du prix normal, grâce au comité d’entreprise ;
• électricité et gaz facturés à 10 % du tarif normal ;
• salaires très supérieurs à ceux du privé, à égalité de qualification, avec avancement à l’ancienneté ;
• Et surtout, un fabuleux régime de retraite, dont le coût exorbitant est payé pour l’essentiel par l’usager et le contribuable, grâce, d’une part, à sa prise en charge par le régime général et le Fonds de solidarité vieillesse et, d’autre part, à une taxe frappant le consommateur. Ajoutons que ces retraites sont basées sur le dernier mois de salaire et qu’en moyenne, gaziers et électriciens cessent de travailler à 55 ans. Qui dit mieux ? Or, ces précieux régimes spéciaux de retraite pourraient être bientôt remis en cause.
Les adversaires de la privatisation de GDF affirment qu’elle se traduirait par une sensible augmentation des prix. Pour autant que l’on sache, la privatisation de France-Télécom et la fin du monopole n’ont pas fait grimper le prix des communications. L’abolition des privilèges des gaziers ne manquerait pas, au contraire, de faire baisser la facture.







La Gauche, les Fonctionnaires et certains Syndicats (de Gauche), au nom soi-disant de l’intérêt public, défendent toujours leurs propres intérêts ou avantages payés avec l’argent public. Et quand vous les leur contestez, ils rétorquent que ce n’est rien comparé aux avantages du privé (stocks options, salaires des grands patrons…). Mais ils oublient une chose, c’est que cela ne lèse que les salariés de ces entreprises alors que les leurs lèsent TOUTE LA COLLECTIVITE ! « Le coeur à Gauche, le portemonnaie à droite ! »