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François Fillon annonce la réforme des prélèvements obligatoires en 2008

La réforme des prélèvements obligatoires est un des principaux instruments de la croissance. C’est ce qu’a déclaré le Premier ministre, François Fillon, le 3 janvier, en annonçant de « grandes transformations économiques et sociales ».

On n’écoute pas assez François Fillon. Beaucoup moins, en tout cas, que Nicolas Sarkozy. Comme on pouvait s’y attendre, les annonces auxquelles a procédé le Premier ministre en ce début d’année ont été occultées par le retentissement médiatique donné à la conférence de presse présidentielle. Pour les contribuables, elles ne manquent pourtant pas d’intérêt.

« Après huit mois de préparation de terrain, l’année 2008 sera véritablement celle où s’amorceront les grandes transformations économiques et sociales », a déclaré le chef du gouvernement lors du premier conseil des ministres de 2008. « Nous entrons dans le vif du sujet : réforme du marché de l’emploi, réforme de notre économie, réforme de l’Etat, réforme des Institutions, réforme de nos prélèvements obligatoires, réforme de notre système de santé. »

Toutes ces réformes, a-t-il ajouté, visent à gagner « un point de croissance supplémentaire » et « convergent vers la nécessaire et urgente rénovation du modèle français ». Dans cette perspective, François Fillon souhaite engager « une remise en ordre de nos finances publiques » et « accroître le volume de travail et la productivité de notre pays ».

Les ambiguïtés du discours officiel

S’il s’agit, comme semble le laisser entendre le Premier ministre, de ramener progressivement le budget de l’Etat à l’équilibre, de diminuer la pression fiscale et de remettre les Français au travail, fût-ce en revenant sur les 35 heures, ce discours volontariste répond aux attentes que les contribuables ont depuis longtemps formulées.

Mais ces différents projets de réforme n’ont guère été approfondis lors de la conférence de presse présidentielle. Comment, par exemple, concilier la résolution de gagner un point de croissance avec l’hommage appuyé du président de la République au sociologue de gauche Edgar Morin,  partisan de la décroissance ?
Plus concrètement, comment croire à une remise en ordre des finances publiques, quand la Loi de Finances Initiale 2008 prévoit un déficit sensiblement équivalent à celui de 2007 ?

Les attitudes de nos dirigeants sont trop ambiguës et les contribuables ont été trop souvent trompés par le passé, pour continuer à se fier aux discours. C’est aux actes que les Français jugeront leurs responsables politiques. Ce sont des actes que nous attendons.

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