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Finances publiques : la faillite de l’Etat est une réalité !

« Je suis à la tête d’un Etat en situation de faillite au plan financier », a déclaré le Premier ministre, François Fillon, au cours d’un déplacement en Corse, le 21 septembre dernier. Ce constat, hélas exact, a immédiatement créé la polémique. Il n’est pourtant pas nouveau.

Dans son rapport sur la dette publique, publié en décembre 2005 et qui fit alors quelque bruit, Michel Pébereau, évoquant le problème des retraites des fonctionnaires, estimait déjà « inconcevable que (l’Etat) puisse faire faillite ». Néanmoins, le rapporteur démontrait que des entreprises privées, placées dans les mêmes conditions seraient bel et bien déclarées en faillite…
Même si l’Etat, justement parce qu’il est l’Etat, n’est pas, pour l’instant, réduit au dépôt de bilan, il n’est donc pas exagéré de parler, comme François Fillon, d’une « situation de faillite ».

Il est en outre permis de se demander jusqu’à quand cette situation paraîtra « inconcevable ». Il est déjà arrivé à des Etats d’être déclarés en faillite : ce fut le cas, par le passé, de la Suède, plus récemment de l’Argentine, et cela manqua d’être celui de la Grande-Bretagne avant l’arrivée au pouvoir de Margaret Thatcher.
Rien n’interdit de penser que la même mésaventure puisse arriver un jour à l’Etat français.

Les « cadeaux fiscaux » n’y sont pour rien

On connaît la chanson : « le premier qui dit la vérité… ». Il n’en est pas moins hypocrite de reprocher à François Fillon d’envisager cette difficile réalité. Ceux qui s’y risquent mettent d’ailleurs l’accent, non pas sur la nécessité de rompre avec les habitudes de gabegie des administrations publiques, comme le recommandaient les rapports Camdessus et Pébereau, mais sur les prétendus « cadeaux » fiscaux consentis par le nouveau gouvernement aux contribuables français, qui n’en restent pas moins les plus ponctionnés d’Europe.
Au reste, ces « cadeaux », n’ayant pas encore produit d’effets, peuvent difficilement expliquer la situation actuelle de nos finances publiques.

Contribuables Associés pose la question différemment : pourquoi l’Etat français se trouve-t-il dans cette situation-là, en dépit du niveau ahurissant qu’ont atteint les prélèvements obligatoires dans notre pays ? A cause de l’importance non moins ahurissante des dépenses du secteur public, dont la réduction drastique est seule capable d’éviter la faillite à l’Etat français.

5 commentaires pour “Finances publiques : la faillite de l’Etat est une réalité !”

  1. Beaucoup à faire en France, pour changer les structures, mais il faudrait d’abord que les mentalités changent au niveau politique:

    en Suisse les mandats des députés sont honorifiques… seuls sont remboursés les frais de fonctionnement…
    dignité du rôle, haute conscience de la nation…

    en Suisse toujours, les citoyens décident de beaucoup par eux-même via les votations, et ne remettent pas leurs responsabilités entre les mains de quelques uns…

  2. Continuez de faire pression par votre action dans les journaux , il faut absolument que les Français soient informés des « gaspillages » passés et que tous nous soutenions ce gouvernement pour qu’il ne « lâche » pas le programme des réformes INDISPENSABLES à faire dans ce pays !! retraite, éducation ,justice etc….etc….
    Cordialement.

  3. Nous venons d’enregistrer l’effet de la suppression de l’abattement de 20%. Est ‘il encore possible qu’une certaine catégorie de francais ait dans la tète que pour sortir de la faillite, il faut augmenter les prélèvements!
    Commentaire sur le déficit annoncé de la Sécu: je vois autour de moi dans mes activités que les certificats d’arrèt maladie de complaisance se portent toujours aussi bien .Qui peut encore croire que la Sécu est capable de faire des économies?
    Avec mes salutations.

  4. Les pays qui ont été dans une situation économique difficile, comme l’Angleterre, l’Irlande, le Cannada, les U.S.A. par exemple n’ont rétablit leur économie quén baissant les prélèvement obligatoires. Ce n’est pas en prenant des mesurettes dans le mauvais sens que Nicolas Sarkosy redressera la situation.

    Gilbert Gendre

  5. Il y a trop d’élus en Françe.
    Je propose de réduire de 5% les effectifs du sénat.
    Que cet argent économisé serve à combler la dette publique.
    Je propose de réduire de 5% les effectifs de la région.
    Que cet argent économisé soit rendu aux contribuables.
    Je propose de réduire de 5% les effectifs de la commune.Que cet argent économisé soit rendu aux contribuables.

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