Fillon refuse de baisser la TVA alors qu’elle nuit à la consommation, aux salaires et à l’emploi
La TVA ne baissera pas : François Fillon s’est formellement opposé aux propositions de réduction de la taxe émanant non seulement du parti socialiste, mais aussi de sa propre majorité.
Une cinquantaine de députés UMP à en effet co-signé une proposition de loi du député-maire de la Vienne, Jacques Remiller, visant à instituer une TVA à 2 % seulement sur les fruits et légumes, la viande, le poisson et les produits laitiers non sucrés.
« Il est scandaleux, observe Jacques Remiller, que les fruits ordinaires soient aujourd’hui plus chers que des biscuits sucrés et gras qui conduisent bon nombre d’enfants vers l’obésité ».
L’élu viennois aurait pu ajouter que la TVA, taxe apparemment indolore mais en réalité éminemment néfaste, a des conséquences déplorables non seulement sur les prix des denrées, des produits et des services, mais aussi sur les salaires et l’emploi.
• En transformant les entreprises en collecteurs d’impôts, elle les contraint à assumer les charges de travail administratives qui en résultent et à supporter les coûts – colossaux – du prélèvement de l’impôt.
• Contrairement à ce que l’on croit d’ordinaire, la TVA, impôt sur la valeur ajoutée, ne frappe pas la consommation, mais, au bout du compte, les revenus, toute consommation étant à terme financée par un revenu.
• L’augmentation du prix de revient, liée à la taxe, se répercute sur le prix de vente, et dissuade le consommateur d’acheter. Pour l’éviter, les entreprises renoncent à répercuter la totalité de la taxe sur leurs prix de vente et en intègrent partiellement le coût sur leurs coûts de production, au détriment des investissements, des salaires et de l’embauche.
Rappelons, par ailleurs, qu’en 2006, la TVA a fourni à l’Etat 47 % de ses recettes, soit 153 milliards d’euros extraits de l’économie française !
Faut-il pour autant reprocher à François Fillon de refuser d’alléger cet impôt, au moins sur les denrées de première nécessité ?
• Non, si l’on considère que les caisses sont vides et que les allègements d’impôts, dans ces conditions, seront compensés par l’aggravation d’autres impôts, l’Etat reprenant toujours d’une main ce qu’il paraît donner de l’autre.
• Mais oui, cent fois oui, si l’on se souvient que le projet de loi de Finances 2008 ne prévoit pas de réduction sensible des dépenses de l’Etat.
Or, l’impôt « plombe » le pouvoir d’achat des Français.
Mais au bout du compte, c’est le niveau des dépenses public qui fait l’impôt.







si l’on baisse la TVA à 2, 5 et 15, le consommateur pourra enfin respirer. Baissons les salaires et les primes de nos politiciens et du gouvernement en général et nous gagnerons quelques millions d’euro! Il faut que les salaires les plus élevés soient réellement taxé (plus d’un million d’euro par mois c’est pas normal! quand plusieurs million de francais n’ont pas assez pour payer 1l de lait). Baissons les impots sur salaire, le Francais consommera!