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Extraits du discours prononcé à Cholet le 6 janvier 2010 par le Président de la République

« Je continuerai à refuser toute augmentation des impôts. Ce n’est pas une question idéologique mes chers compatriotes. Nous avons déjà un taux de prélèvement obligatoire parmi les plus élevés d’Europe, 7 points de plus que l’Allemagne. Tout notre problème de compétitivité se trouve ici. A ceux qui tous les jours me disent « il faut augmenter les impôts », – ce qu’ils avaient fait d’ailleurs avec constance, je dois reconnaître la cohérence de ceux qui me proposent cela. Mais si je le fais, comment préserverez-vous vos emplois dans la région ou à Cholet ? Cela voudrait dire que nous renchérissons le coût du travail en France. Et donc qu’il y aura moins de travail. Que nous renchérissons le coût de la production en France et donc qu’il y aura moins de production. Ce n’est pas une alternative possible, ce n’est pas une question d’idéologie. C’est une question de bon sens. Nous sommes dans un monde ouvert où les économies et les sociétés sont en compétition. Si nous chargeons nos entreprises et nos ménages de davantage d’impôts que les autres, où trouverez-vous alors des emplois pour vos familles et pour vos enfants ?

… S’il n’y a plus d’entreprises en France, qui vous proposera des emplois ? Pourquoi opposer l’intérêt de vos entreprises à l’intérêt des salariés. ..

Nous avons 40% de taux de prélèvements obligatoires, nous sommes parmi les pays où les impôts pèsent le plus lourd sur l’activité. Si la solution n’est pas d’augmenter les impôts mes chers compatriotes, quelle est-elle ? Et bien la solution est de diminuer le poids de la dépense publique. Il n’y a pas le choix. La dépense publique représente la moitié de notre richesse nationale, 10 points de PIB de plus que chez nos amis allemands, mais, que je sache, l’Allemagne n’est pas   sous-administrée et ils ont 10 points de richesse nationale de moins consacrés à la dépense publique. Parmi les pays de l’OCDE, nous détenons désormais le record du niveau de dépense publique par rapport au PIB… Depuis 30 ans les créations d’emplois dans la fonction publique ont progressé de 36 %.

…Je ne peux pas accepter que l’essentiel de la richesse que nous créons chaque année serve à financer les dépenses publiques. Nous devons dépenser moins et mieux, pour améliorer l’efficacité de nos services publics.
Qui peut prétendre aujourd’hui comme demain gouverner la France en soutenant que notre pays peut continuer à augmenter le nombre des fonctionnaires ? Qui peut soutenir que nous pouvons continuer à augmenter les dépenses courantes ou continuer à augmenter les impôts ? Il faut être sérieux. Il faut dire la vérité aux Français.
Dès la fin de ce mois, je réunirai une conférence sur le déficit public pour aborder ces sujets avec les représentants de l’Etat, de la sécurité sociale et des collectivités locales.

…Le but de l’action politique doit être de rendre les choses possibles et de libérer les énergies de notre pays….

Mon action vise à défaire les entraves à l’initiative, à libérer l’esprit d’entreprise ».

Signez la pétition : Monsieur le Président de la République, associez les contribuables à la conférence sur les déficits publics !

Un commentaire pour “Extraits du discours prononcé à Cholet le 6 janvier 2010 par le Président de la République”

  1. Commentaires? Bla,bla,bla. Comme toutes ses promesses de campagne.
    S’il ne veut pas augmenter les impôts, que ne réduit-il les dépenses de l’Etat,le train de vie de nos »chers » élus? Il ne touchera pas aux impôts « voyants » mais multipliera les taxes,comme la taxecarbone.C’est son style.

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