Et si on mettait la Sécu en concurrence ?
La CNAM, la Mutuelle sociale agricole et le Régime social des indépendants ont proposé au gouvernement une série de mesures destinées à faire des économies. Jacques Bichot, professeur d’économie à l’université Lyon III, réagit.
- Que vous inspirent ces mesures d’économie ?
Certaines mesures sont intéressantes : le déremboursement des antalgiques que sont l’aspirine et le paracétamol me paraît relever du bon sens. Ce sont des médicaments peu chers mais très prescrits. C’est désormais le consommateur qui paiera, et non plus le contribuable. Idem pour les cures thermales qui, elles, coûtent très cher. On sait qu’il y a dans ce domaine beaucoup d’abus.
- Les pénalités des patients « hors parcours de soins » (qui ne passent pas par les généralistes) pourraient augmenter.
Obliger le patient à passer par un généraliste avant de voir son spécialiste me paraît contribuer à l’infantiliser. Que le spécialiste prévienne le généraliste de la visite d’un patient, très bien. Mais passer systématiquement par un généraliste déresponsabilise le patient, et risque fort de multiplier les consultations inutiles.
- Il est question aussi d’encadrer l’achat de médicaments par les hôpitaux.
Là encore, nous sommes dans une logique réglementaire ! L’autre voie serait de demander aux gestionnaires d’hôpitaux de mieux négocier les tarifs des médicaments, voire d’organiser des groupements d’achats pour faire encore baisser les coûts. Mais nous en sommes loin. Les caisses proposent des mesures dirigistes à un gouvernement dirigiste.
- Le tiers payant devrait être réservé aux médicaments génériques.
Les génériques ont fait une percée importante ces dernières années. Avec de bons effets, notamment l’alignement du prix des médicaments originaux sur les génériques. Mais attention à ce que les laboratoires n’en pâtissent pas. Je m’explique. La France a connu ces dernières années une véritable hémorragie de laboratoires. Non pas à cause des taxes qu’ils subissent. Mais en raison des délais anormalement longs de mise sur le marché des médicaments, dus à des obstacles administratifs innombrables. Or le brevet qui touche la molécule ne dure que quinze ans. Entre la mise au point du médicament et l’autorisation de mise sur le marché, il ne reste souvent que quatre ou cinq années de commercialisation, ce qui est bien court pour rentabiliser un produit. Et si les labos ne font pas de bénéfices, ils ne pourront pas sortir de nouvelles molécules. En la matière, le temps, c’est de l’argent !
- La Cour des comptes a fait remarquer que l’Etat ne payait pas ses dettes à la Sécurité sociale.
Vieille question ! L’État a toujours été mauvais payeur. Les sommes sont dues au titre de l’exonération des cotisations sociales patronales. L’État, dans les années quatre-vingt-dix, a pris cela à sa charge et Bercy ne l’a jamais accepté. Du coup, ce dernier fait traîner les choses, pensant que l’on finira par passer l’éponge… Dans la sphère privée, de tels comportements seraient passibles de condamnations par les tribunaux, de mises en redressement judiciaires…
« Dans une entreprise, on finirait par considérer cela comme des créances douteuses », a déclaré Rolande Ruellan, pré-sident de la 6e chambre de la Cour. C’est lamentable ! Nous ne sommes plus dans un État de droit, mais dans un pur rapport de forces.
- Ne serait-il pas temps de mettre la Sécu en concurrence ?
Je n’y verrais aucun inconvénient. Certains éléments actuels vont dans ce sens. Personnellement, je suis affilié à la MGEN, caisse complémentaire qui me rembourse également la partie « Sécurité sociale » de mes dépenses de santé. Je crois qu’il faudrait laisser les caisses primaires prendre leur autonomie – tout en préservant un socle commun garantissant des remboursements à tous. Les gens iraient vers les caisses les mieux gérées.






St! faut quand même pas rêver, il y a dans ce pays un fonctionnaire pour un actif et l’actif doit donc travailler deux fois plus et n’a donc plus le temps de s’occuper de politique encore faudrait-il qu’il en comprenne de quoi il en retourne? Mais ce n’est pas grave, le fonctionnaire est là pour aussi voter à sa place et l’on se retrouve par une bureaucratie qui gère toute l’économie et le social de ce pays. Comment voulez-vous dans ces conditions faire une réforme de la Sécu? Pire essayer de supprimer les trésors publics qui ne servent absolument à rien à l’exception faite de divulguer à bon lui semble, votre statut social quand vous leur demandez une simple échéance (sic) à part cela, ils ont revendiqué qu’ils font du social???!!!… Soyons sérieux, il serait plus facile de faire accepter au peuple français qu’il devra payer à vie le personnel missionnaire de cette institution “Sécurité Sociale” et que du fait que ce vieil organisme à bout de souffle ne rembourse plus rien, les contribuables devront s’en accommodés et quand je parle des contribuables, ce n’est pas les plus aisés… Vivant en dessous des minima sociaux, j’ai préféré de ne plus me soigner en refusant leur CMU, un dispositif avilissant et humiliant des années 40. J’irai même plus loin, vous aurez 2 millions de personnes qui défileront dans les rues si vous abaissez le pouvoir d’achat de 1% ne serait-ce que dans l’Education Nationale!! Vous enlevez 99% du pouvoir d’achat des 15 à 20 millions de pauvres, vous aurez pratiquement aucune réaction si peut-être quelques bras levés! Mais très vite rabaissés par les matraques. Alors, avant de réformer quoique ce soit, commençons sans trop de risque électorale par supprimer la CMU et le RMI qui rappelons le avait été mis en place par les socialistes afin de facilité une insertion tranquille et d’éviter aux personnes entrant dans notre pays, d’intégrer une criminalité pour le moins grandissante (sic). De là vous allez supprimer tout ce qui entoure le «pauvre», car le érémiste ne coûte pas 500€ à la collectivité mais plus de 3000€, à savoir, le salaire de l’assistante sociale, le référent, les services annexes de l’ANPE, les modules de pâte à modeler ou autres structures inutiles pour soi-disant les insérer, les chargé de mission généralement désignés par un système de copinage, le coût inutile des emplois précaires et j’en passe et ne croyez pas que les FSE servent aux formations de ces exclus, ces fonds sont généralement employés par les conseils généraux pour financer leur véhicules de fonction. Etc… Etc… La prochaine fois je vous parlerai de l’ANPE et de son personnel en place avec des témoignages à la clé… Un président indépendant d’un pôle social d’entraide qui vous a un peu parlé de son expérience sur le terrain…
De toute évidence le professeur Jacques Bichot ne sait pas que le monopole de la sécurité sociale est abrogé depuis plusiers années.
Vous pourriez, si cela vous est possible, envoyer vos lecteurs sur le site de monsieur Claude Reichman.
http://www.claudereichman.com/
Merci d’avance
On est en democratie pas dans un etat totalitaire,ce ne doit pas etre un ramassis d’ illumines voir pire a decider ce qui est bien pour moi.Aux urnes citoyens.
Je crois qu’il s’agirait là d’une mauvaise chose.
Quelle assurance privée accepterait ( à un prix raisonnable ) ,un nouvel adhérent déjà agé ? Aucune car les assurances ne courent pas au risque : Patient agé = plus de risques.
La seule solution serait donc pour ces patients de rester à la sécu et d’y cotiser encore plus( puisque seuls restants à la payer, aprés le départ des plus jeunes salariés et des plus gros cotisants) pour payer, à eux seuls, pour les non cotisants de tous bords déjà trop nombreux.
Cette proposition contraindraient ceux qui ont déjà cotisé gros toute leur vie à cotiser encore plus gros quand leur age les amenera à avoir besoin d’un peu plus de soin.
La seule et vraie solution reste le contrôle strict des abus :
Venant des Médecins, des patients, des laboratoires, des pharmaciens,des hôpitaux, tous trouvant leurs comptes à profiter de la sécurité sociale.
Mais encore faudrait- il une volonté de s’y atteler