Éoliennes : chères, inutiles et… polluantes
Dans un supplément au mensuel L’Expansion (en librairie fin novembre), Franck Dedieu et Emmanuel Lechypre traquent les idées reçues les plus prégnantes en matière économique. En bonne place figurent celles sur l’éolien, supposé être une « énergie prometteuse et non polluante ». Extraits.
« Malheureusement, il (l’éolien) ne sert presque à rien pour remplacer les centrales polluantes. Les éoliennes, qui commencent à fleurir un peu partout en France, sont souvent présentées comme une énergie renouvelable prometteuse pour produire de l’électricité propre, se substituer à des énergies polluantes et ainsi limiter les émissions de gaz à effets de serre responsables du réchauffement climatique. Or, en y regardant de près, il apparaît que ces moulins du XXIe siècle ne sont ni prometteurs ni aussi efficaces pour la lutte contre l’effet de serre qu’on le croit.
D’abord, leur contribution à la fourniture d’énergie est infinitésimale, et devrait le rester même dans les hypothèses optimistes. Les éoliennes ne représentent en effet que 0,1 % du total de la production « renouvelable » dans le monde, et environ 0,02 % de l’approvisionnement énergétique mondial. En tablant sur un développement de 10 % par an pour les cinquante prochaines années, un rythme qu’aucune forme d’énergie n’a réussi à tenir par le passé, sauf le pétrole, et sur une augmentation de 2 % de la consommation mondiale d’énergie (le rythme moyen observé sur une longue période), le vent ne pourrait pas assurer plus dans cinquante ans que 1 % de l’approvisionnement énergétique mondial. Pour le consultant Jean-Marc Jancovici, la conclusion est assez simple : pour se débarrasser d’une fraction significative des combustibles fossiles polluants dans le demi-siècle à venir, développer ou non l’éolien est assez indifférent. Ces chiffres et cette conclusion s’appliquent également à la France.
Au moins, l’éolien serait intéressant s’il se substituait, dans les périodes de pointe, aux centrales polluantes à gaz ou à charbon qu’il faut faire tourner pour satisfaire les besoins. Mais ce n’est pas vraiment le cas. Il faut en effet savoir qu’une éolienne ne délivre sa puissance maximale que dans une fourchette de vitesses de vent assez étroite : trop lent, le vent n’entraîne pas les pales ; trop rapide, il faut réduire la vitesse de rotation en les faisant pivote. Or le vent n’est constant ni en force ni en direction (ce qui n’est pas sans importance). Résultat, selon les calculs de Jean-Marc Jancovici à partir d’installations existantes (donc déjà situées sur les meilleurs emplacements) : une éolienne produit autant d’électricité, pendant toute l’année, que si elle tournait à puissance maximale pendant 2 000 heures environ, soit 83 jours par an, moins d’un jour sur quatre ! Et rien ne dit que ce ne sera pas la nuit, quand les besoins sont faibles, ce qui sera de peu d’utilité (rappelons que l’électricité ne peut se stocker en grandes quantités). Elle concurrencera alors le nucléaire (qui assure les besoins de base, un réacteur ne pouvant être arrêté à la demande)… qui n’émet aucun gaz à effet de serre.
Autre problème : les périodes de gros besoins sont souvent les périodes de grande chaleur ou de grand froid, des conditions anticycloniques qui généralement s’accompagnent de peu de vent, si bien que l’on ne peut pas vraiment compter sur le vent pour produire à la place des centrales polluantes en période de pointe. Résultat : plus on installera d’éoliennes, plus il faudra construire de centrales thermiques traditionnelles d’une capacité de production équivalente (que l’on peut au moins construire près des zones de consommation, dont sont souvent éloignées les éoliennes). Certes, le vent pourrait quand même se substituer à quelques centrales thermiques les jours où il souffle. Ce qui reviendrait, sur une année, à la production d’un ou deux grands barrages supplémentaires. Reste à savoir si les Français préfèrent une ou deux vallées pleines d’eau ou des côtes et des montagnes pleines d’éoliennes. »







Paris 6 octobre 2007 à 14h00 devant le Ministère de l’Ecologie :
Manifestation nationale contre l’imposture écologique et le scandale financier de l’éolien industriel.
Cette manifestation organisée par plus d’une centaines d’associations de toute la France et soutenue par de nombreux pays étrangers sera une première en Europe.
Vous avez mis le doigt sur le problème. Mais quand tout le monde en aura pris conscience le mal aura été fait.
Les promoteurs éolien ont envahi nos campagnes et font discrètement la course aux permis de construire . Ils profitent de la vague de culpabilisation écologique nationale, ils nous feraient passer les éoliennes pour des produits bio. Ces machines trop visibles et inutiles,seraient-elles le prix à payer pour le rachat de nos consciences?
Bonjour Monsieur,
En comparant avec les pays étrangers, vous remarquerez que l’éolien produit plus de 25% des besoins énergétique au Danemarque, et que le mois dernier l’éolien etait la première source de producution en Espagne (devant le nucléaire et le thermique fossile).
Sincères salutations.
Sympa votre site, avec ce genre d’article, on sait pourquoi on n’y va pas !!!
Bon courage !
LE NUCLÉAIRE: 2% DE L’ENERGIE DANS LE MONDE
je ne comprends pas ce haro sur l’éolien, ni sur votre site l’absence de discussion sur l’incroyable, le monstrueux cadeau du « paquet fiscal » de 15 milliards d’euros , qd on sait que si vous gagnez le smig par mois, vous payez des impôts;
j’aimerais avoir des témoignages de ces gens qui peuvent se permettre d’acheter des produits de luxe quotidiennement, et à qui NOU faisons des cadeaux fiscaux!
JE SUIS RÉVOLTÉE PAR CE GOUVERNEMENT: LES PAUVRES PAYENT POUR LES RICHES, EN FRANCE ET DANS LE MONDE. CEUX QUI N’ONT PAS DE BAGNOLE ET UTILISENT LES TRANSPORTS EN COMMUN DEVRAIENT TOUCHER DES CRÉDITS D’IMPOTS.
FAUX: « que l’on peut au moins construire près des zones de consommation, dont sont souvent éloignées les éoliennes »
Exemple, la Bretagne dont la fourniture d’électricité provient de la Normandie et des pays de Loire, donc transite par des lignes à haute tension, dangereuses, polluantes, inesthétiques.
Par contre, vu le nombre de zones de vent en mer, et la facilité d’installation des éoliennes : sur quilles, se balançant avec la houle, elle pourrait être entièrement approvisionnée par éoliennes.
Ce qui est scandaleux en France, c’est le torpillage des EnR depuis 30 ans par des technocrates issus de certaines grandes écoles qui convaincus des bienfaites du niucléaire ont orchestré le faible développelent du solaire dans les années 70 et 80 : mauvaise qualité du matériel français, alorq que dans les autres pays d’Europe, Allemagne, Pays-Bas, Grande-bretagne (Ecosse), Autriche, les EnR ont fait leurs preuves. Le vrai problème de la France, c’est la mise au placard de certains scientifiques qui contredisaient la « doctrine officielle ». Exemples:
- EDF contre les Enr (disparitions de certains chercheurs, contrats sur certzins militants de la réduction de la facture)
-dans le domaine de la santé: le professeur Beljanski qui a soigné Mittrerand de son cancer de la prostate:il aurait « dû » mourir dans les 6 mois après son élection en 81, et Mitterrand l’a laissé tomber ce qui a conduit au suicide de Beljanski, harcelé par le conseil de l’ordre.
et la liste est longue
L’éolien n’a aucunement la prétention de pouvoir remplacer, même à long terme, le nucléaire…
Certes, cette dernière forme d’énergie n’a pas d’impact direct sur la pollution atmosphérique, et sans vouloir dénigrer cet aspect non négligeable, il serait plutôt réducteur de limiter la pollution à la pollution atmosphérique.
L’énergie éolienne est UNE solution et non LA solution : il faut atteler à cette énergie renouvelable toutes les autres existantes et en grands progrès elles aussi. Solaire, géothermie, biomasse ne représentent qu’un faible pourcentage de la possibilité de production énergétique quand on les considère séparemment, mais c’est une vision globale de l’ensemble des énergies renouvelables qu’il faut considérer pour mesurer leur efficacité…
Pour ce qui est de l’impact visuel d’un parc éolien, il existe… Reste à ne pas oublier de considérer l’impact visuel d’une centrale qu’elle soit thermique, nucléaire, hydraulique ou encore des câbles à haute tension (sans oublier les risques sanitaires qui si je ne me trompe pas ont été prouvés puis oubliés). Alors que de nombreuses enquêtes de voisinage, de procédures adminsitratives et autres accords communaux sont obligatoires pour l’implantation d’une ferme éolienne (à noter que je ne suis bien évidemment pas contre cela) qu’en est-il pour l’implantation d’une centrale nucléaire?
Gageons que ce faux combat contre l’éolien ne soit pas à regretter…