En 10 ans, la Taxe Foncière sur les Propriétés Bâties a augmenté de 71%
La semaine dernière, l’Union Nationale de la Propriété Immobilière publiait les résultats d’une enquête consacrée à l’augmentation de la taxe foncière depuis 1995.
Même si les contribuables propriétaires s’étaient certainement rendu compte de la hausse importante de cette taxe sur les dix dernières années, les chiffres réels rendus publics par cette étude sont époustouflants.
Ainsi, entre 1995 et 2005, la taxe foncière sur les propriétés bâties a augmenté de 71%, ses recettes passant de 14 millions d’euros à 24 millions d’euros en dix ans. Parallèlement, le nombre de contribuables s’acquittant de cet impôt a également augmenté : ils étaient 18,7 millions à le payer en 1995, contre plus de 22 millions aujourd’hui.
La taxe foncière est composée de plusieurs taux, votés par le département, la région, et la ville. Tous les contribuables français ne sont donc pas égaux face aux augmentations de cette taxe.
Ainsi, entre 2003 et 2005, quatre régions décrochent les premières places en matière d’augmentation des taux régionaux et départementaux de la taxe foncière. Il s’agit de l’Ile de France (46% d’augmentation), de la Bourgogne (52%), de la région Provence Alpes Côte d’Azur (60%), et du Languedoc-Roussillon (81%).
Même si certains Français l’ont davantage senti que d’autres, le résultat est donc là : en 1995, la facture moyenne pesant sur un particulier ou une entreprise au titre de la taxe foncière s’élevait à 743 euros. En 2005, elle est de 1090 euros.
Cette augmentation de la pression fiscale sur les propriétaires immobiliers est d’autant plus inacceptable qu’elle alourdit encore l’imposition totale sur le capital détenu par les Français, déjà exceptionnellement élevée en France.
De plus, il semble que les collectivités territoriales soient tentées de majorer la taxe foncière de manière à pouvoir faire face à leurs nouvelles obligations liées à l’acte II de la décentralisation, inauguré en 2003, et qui implique toujours plus de dépenses à charge des communes, des départements et des régions, sans que l’Etat ne prenne systématiquement en charge les surplus de dépenses occasionnées.
Or, il apparait inadmissible que le contribuable paye de sa poche, par l’intermédiaire d’une augmentation des impôts locaux, une réorganisation administrative censée apporter efficacité et réduction de coûts aux Français !
Pour en savoir plus, lire l’enquête de l’UNPI







BONJOUR
Nous vivons depuis peu dans le département de l’Aude où nous avons décidé de nous retirer pour profiter de notre retraite. Nous avons fait construire une maison de 98 M2, dan une petit village qui recence 1100 âmes. Nous avons comme commodité trois commerces au total , une boulangerie, une épicerie -buraliste et un coiffeur.
Oh combien fût notre surprise d’apprendre que la taxe d’habitation pour l’année 2006 s’élèverait à environ 9OO EUROS, et pour ce qui est de la taxe foncière de l’ordre d’une somme équivalente.
Lorsque nous avons acheté le terrain en vue de faire construire nous avons été très mal renseignés par le personnel de la mairie dont nous dépendons. Nous sommes totalement solidaires de votre article paru et très décus du comportement inadmissible des collectivités locales. Trouvez-vous normal qu’un contribuable paye autant de taxes dans un si petit village. Nous nous posons beaucoup de questions d’autant plus que les citoyens de ce village ne sont pas tous logés à la même enseigne. Que faut-il faire pour inverser la tendance?
Juste un rectificatif. Les recettes de la taxe foncière sont en milliards d’euros et non en millions, comme l’indique le rapport de l’UNPI. C’est bien 13995 millions d’€ en 1995 et 24002 millions d’euros en 2005. Votre site internet est très intéressant. Surtout contentez vous de nous instruire et faites le moins de choix politiques possibles. On n’en est plus là, on veut connaître la ou les vérités! Merci.