EDF rachète British Energy : un marché de dupe pour le contribuable
Le groupe électrique français EDF confirme mercredi 24 septembre, le rachat de British Energy pour 15,6 milliards d’euros. Ce rachat ouvre les portes du très convoité marché britannique du nucléaire à l’électricien français.
En rachetant pour 15,6 milliards d’euros British Energy, qui possède huit des dix centrales nucléaires du pays, EDF, qui exploite déjà 58 centrales en France, accède à un marché nucléaire prometteur.
“Pour EDF, ceci représente une étape historique dans nos projets de développement stratégique en Europe et permet au groupe EDF de se développer de façon significative au Royaume-Uni, l’un de ses marchés clés”, a déclaré Pierre Gadonneix, le PDG d’EDF.
Le gouvernement britannique, premier actionnaire de BE avec 35,2% du capital et qui était favorable au rapprochement entre BE et EDF, a salué cette acquisition.
Mais où EDF trouvera-t-il ces 15,6 milliards d’euros ? On peut craindre que ce soit dans la poche du contribuable et usager français, toujours corvéable à merci. Nos entreprises publiques n’ont que trop l’habitude de faire des affaires avec notre argent. Français, à vos sous !
Pourtant, l’État pourrait faire autrement : la vente en bourse des 87 % du capital que l’État possède, c’est-à-dire sa privatisation totale, dégagerait des subsides considérables, plus de 100 milliards. Et sans aucun coût pour le contribuable.
Notons que dans le même temps, le protectionnisme français et les lenteurs de la libéralisation française empêchent les concurrents européens d’EDF de pénétrer le marché français : EDF aime la concurrence… à l’étranger.
La privatisation d’EDF, alliée à une plus grande ouverture du marché, permettrait d’accélérer l’équipement du pays, de stimuler l’innovation, d’accélérer la diffusion des nouvelles technologies, qui aboutiraient à des économies d’énergie pour les ménages.
Et bien sûr, le prix de l’électricité baisserait : au Royaume-Uni, les nouveaux entrants proposent des tarifs jusqu’à 15 % moins chers que les opérateurs historiques, et détiennent désormais près de 50 % des parts de marché.
Ces dix dernières années, le prix de l’électricité en Europe a toujours été inférieur sur les marchés non-régulés que sur les marchés régulés. Et l’on n’a jamais vu une entreprise privée être moins rentable qu’une entreprise publique.
Moralité : moins l’État intervient, mieux c’est pour l’usager-contribuable !







Privatiser ses centrales nucléaires est une erreur majeure pour un pays, compte tenu de l’importance de ce type de ressources, et du caractère sensible des centrales nucléaires.
Il faut arrêter de ne pas voir plus loin que le bout de son nez !!!
Nous sommes d’accord sur le fond: Le nucléaire est une ressource (ainsi qu’un sujet) très sensible qui doit être gérée par des gens responsables et compétents.
Nous ne sommes pas d’accord sur la forme: L’état est irresponsable et incompétent de par sa nature en matière de gestion… ce qui n’est pas le cas du privé.
Vous pensez l’inverse, alors que tout les jours l’état nous donne des preuves de sa déliquescence administrative.
les privatisations des grandes entreprises ( edf , france telecom , sncf, poste, eau ) n’apporte rien de bon pour les utilisateurs hormis des hausses de tarif . Ne raconté pas de salade sur la baisse des prix de l’electricite qui est pratiquée par les nouvelles sociétées .Leur tarif est atractif la première année et augmente les années suivante . Les consomateurs ont bien fait la différence vu le tres faible % qui ont optés pour le libéral. Au contraire l’etat devrait renationalisé tous se qui se trouve indispensable .
Bonjour Kaliscot
“Nous ne sommes pas d’accord sur la forme: L’état est irresponsable et incompétent de par sa nature en matière de gestion… ce qui n’est pas le cas du privé”
On la bien vu avec les banques le dogmatisme qu’il soit liberal ou socialiste il n’y a rien de plus marrant!