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EDF, encore un service public qui n’en est pas un !

EDF, encore un service public qui n’en est pas un

Cette semaine, les salariés d’EDF ont procédé à des coupures sauvages d’électricité et de gaz dans toute l’Ile-de-France. Plus de 1 000 foyers ont vu leur alimentation en électricité et en gaz suspendue. Les responsables ? Toujours les mêmes : les syndicats, CGT Energie-Ile-de-France en tête, qui réclament des hausses de salaire…

Un syndicaliste en grève expliquait ce matin ce qui lui semblait tout naturel : quand la SNCF fait grève, il n’y a plus de train… Hé bien c’est pareil pour l’énergie : quand il y a grève, il n’y a plus d’électricité ni de gaz. La prise d’otage des travailleurs et ménages français par leurs services publics est devenue pratique courante : elle fait désormais partie du fonctionnement de notre pays, et les Français tendent à s’en accommoder.

C’est pourtant un véritable scandale, et un paradoxe unique au monde !

Le sens d’un service public, c’est d’assurer un service permanent à l’ensemble du pays, en échange de subventions publiques. Ils concernent des secteurs clefs et indispensables  à chacun (transports, énergie, courrier, etc) et c’est pour ça que chaque Français contribue  à leur financement, par le biais de l’impôt.
Or, forts de leur monopole et leurs prérogatives, ces entreprises de services publics en profitent pour faire valoir des revendications abusives, à coup de grèves et blocages…

En Allemagne, par exemple, les services publics sont les seuls à ne pas bénéficier du droit de grève – et c’est logique !

Les contribuables financent ces entreprises à hauteur de plusieurs milliards d’euros par an, ils sont en droit de réclamer des services dignes de ce nom !

4 commentaires pour “EDF, encore un service public qui n’en est pas un !”

  1. Ce syndicaliste disant « quand la SNCF fait greve, il n’y a plus de trains, et bien là c’est pareil » oublie une chose: Quand quelqu’un ne conduit pas le train, il ne peut pas rouler ( encore qu’on se demande bien pourquoi il n’existe pas de trains sans conducteurs comme certains métros) mais ce ne sont pas les salariés d’ERDF qui pédalent pur faire de l’électricité: Qu’ils travaillent ou non, les centrales en fournissent toujours autant. Pour qu’il y ait coupure, il faut une action VOLONTAIRE de la part de gens pour qui je ne vois pas d’autres qualificatifs que « saboteurs ».

  2. assez des privilèges dans ce pays TOUS LES OUVRIERS SONT SCANDALISES PAR LES RÉCLAMATIONS DE CES NANTIS DU SERVICE PUBLIC ……..ILS N’ONT MÊME PAS LA DÉCENCE DE DÉFENDRE CEUX QUI PERDENT LEUR EMPLOIS BIEN TROP OCCUPES PAR LEURS ACQUIS..
    SEUL LEUR BIEN ÊTRE COMPTE BIEN SUR!!!!!!!!!!!!!!!!je leur souhaite de se retrouver comme ceux de chez MITAL OU AUTRES

  3. Leur grève nous prouvent à tous qu’il faut absolument ouvrir à la concurrence pour qu’ils ne puissent plus nous prendre en otage à chaque revendication!! Les salariés du privé n’ont pas des réductions de 90% sur les biens produits par leur société!
    C’est absolument scandaleux de réclamer quand on a déjà trop!!

  4. Je suis d’accord sur un point, cette coupure de courant n’est pas une bonne solution. En revanche ROBRIG ta réaction n’est pas intéressante car ces « Nantis » du service public ont la sûreté de l’emploi certes mais ils ont aussi la certitude de ne jamais être augmenté pour leurs efforts. Dans le service public, ce n’est pas la méritocratie qui prédomine mais l’ancienneté. Donc ce problème de « fainéantise » du service public est un problème structurel et non dû à ces salariés. Si tu te met deux seconde à leur place tu ferais la même chose: pourquoi être plus productif quand tu ne seras pas récompensé pour. Quant à Lola, certes leurs réduction de 90% sur les biens produits n’est pas justifiée mais ta proposition de privatisation par l’ouverture à la concurrence me paraît limitée car si on ouvre cette entreprise à la concurrence, il faudrait s’attendre à des augmentations de prix faramineuses ce qui, à mon avis n’est pas nécessairement avantageux. Prenons l’exemple de l’ouverture à la concurrence des lignes ferrovières britanniques sous Tatcher, ce fut un désastre. De même l’ouverture à la concurrence des réseaux éléctriques en Californie où le prix de l’élétricité est monté en flèche puis qui fut repris par le service public pour que chaque citoyen puisse accéder à l’éléctricité.

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