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Dépenses non budgétées : qui va payer ?

7 ,2 milliards de dépenses non provisionnées par le budget 2008. Voilà la somme qu’on obtient en additionnant les coûts des dispositifs engagés par l’État depuis novembre dernier, date de bouclage de la loi de Finances, et par conséquent non provisionnés.

Par quel moyen le gouvernement va-t-il parvenir à financer ces dépenses inconsidérées, dont les annonces tombent quasiment chaque semaine ? Le contribuable, qui remplit si bien le rôle de la vache à lait, a du souci à se faire !

Les opérations militaires : Liban, Tchad, Afghanistan… Le budget 2008 n’avait affecté que 460 millions d’euros aux opérations extérieures (Opex), qui en coûteront finalement 850 millions, atteignant un niveau record ! Soit près de 400 millions d’euros non provisionnés. Somme qui ne tient pas compte des hommes supplémentaires que la France compte envoyer en Afghanistan, conformément à la décision du président Sarkozy.

La suppression de la publicité sur France Télévisions dès 2008 : elle représenterait selon les syndicats un manque à gagner d’1,2 milliard d’euros par an, que le chef de l’État s’est engagé à compenser entièrement par deux taxes.
L’augmentation de 25 % de l’allocation de solidarité aux personnes âgées d’ici à 2012. À cela s’ajoute le versement d’une prime de 200 euros pour les plus petites retraites. L’addition : 2,45 milliards d’euros.

Le revenu de solidarité active (RSA) : la nouvelle allocation de Martin Hirsch constituerait un véritable gâchis de 2 à 3 milliards d’euros annuels (voir le Cri n° 45). Luc Chatel, secrétaire d’État à l’Industrie et porte-parole du gouvernement, est cependant prudent : Une expérience est en cours, qui sera évaluée d’ici la fin de l’année », répond-il au Figaro qui l’interroge sur la généralisation de la nouvelle allocation.

La taxe sur le poisson : les pêcheurs en grève contre la flambée des prix du gasoil ont obtenu du gouvernement 310 millions d’euros sur trois ans, dont la taxe sur les poissons ne couvre que 240 millions. Reste 70 millions, dont nul ne sait où l’on va aller les chercher…

La création de dix « campus d’excellence ». Les promesses faites aux syndicats de l’enseignement supérieur s’élèvent à 5,7 milliards jusque 2012, soit 1,14 milliard par an.

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