CPE : sortie de crise à 300 Millions d’Euros !
Après deux mois de crise sociale aux conséquences économiques désastreuses, le Parlement a remplacé le fameux article 8 de la loi relative à l’égalité des chances par un dispositif « d’accès des jeunes à la vie active en entreprise » selon l’intitulé de la proposition de loi adoptée par l’Assemblée nationale, le 12 avril, et par le Sénat le lendemain.
Le béotien s’en félicite, trop heureux de constater que l’on ne va pas créer de nouveaux emplois dans la fonction publique. Mais ce serait bien vite oublier que nos gouvernants n’ont toujours pas compris que c’est le carnet de commandes qui crée l’emploi. Conséquence logique, après une tentative novatrice, brisée par une minorité bruyante, les voilà renouant bien vite avec les bonnes vieilles habitudes de la dépense publique, de cet argent, notre argent, déversé sans compter. Il s’agit, en effet, de remplacer le contrat première embauche par un dispositif étendant et approfondissant deux instruments existants : le dispositif de soutien à l’emploi des jeunes en entreprise (S.E.J.E) et le contrat d’insertion dans la vie sociale (C.I.V.I.S.). L’aide financière de l’Etat aux entreprises est alors accordée pour une durée de deux ans. Quelques voix – bien rares – s’en sont indignées. Tel Philippe NOGRIX, Sénateur centriste d’Ille-et-Vilaine : « Vous prévoyez 150 millions d’euros cette année, 300 millions l’an prochain : cet argent n’aurait-il pas été mieux utilisé à renforcer la formation professionnelle ? Ces dépenses rendaient l’article irrecevable et comme il s’agissait d’une proposition de loi, le gage n’était pas possible ; le gouvernement a fait supprimer le gage, expliquant que les mesures seront financées par fongibilité et par le mobilisation de la réserve de précaution de la mission Travail et Emploi, qui s’élèverait, a-t-on appris à 564 millions. Cela signifie que l’on déshabille Pierre pour habiller Paul. On élargit le S.E.J.E., mais au détriment des contrats d’avenir, des contrats d’accès à l’emploi, des contrats d’insertion du R.M.A., autant de mesures qui bénéficient aux plus défavorisés. Une partie substantielle du plan de cohésion sociale est sacrifiée par votre proposition dont l’impact sur l’emploi sera nul et qui n’aura que des effets d’aubaine et de substitution (…). Et compte tenu du déficit public, ce sont finalement les jeunes qui financeront demain leur insertion dans l’emploi aujourd’hui. (…). Combien d’emplois seront-ils créés ? 62 000 ! ». Voilà qui est clair : le CPE ne coûtait rien aux contribuables, mais la rue n’en voulait pas. Son substitut coûtera cher pour des résultats dérisoires et éphémères, mais la rivière est rentrée dans son lit. Philippe ADNOT, Sénateur non inscrit de l’Aube, le constatait en ces termes : « J’aurais pu comprendre la simple suppression de l’article 8, mais on nous propose de le remplacer par un dispositif à la philosophie opposée. Je ne prendrai donc pas part au vote. ». Conclusion, l’arrosoir de la dépense publique pour éteindre les incendies sociaux fait toujours recette. Décidément, la culture de la dépense publique est toujours vivace dans ce pays. Le combat des contribuables n’en est que plus nécessaire !







Et à quand une véritable remise en cause des institutions républicaines ? Nom d’un petit bonhomme, faut-il vraiment qu’on ne veuille pas voir!…
Sans oublier les présidents d’universités qui ont soutenus les « grevistes » anti-CPE et qui viennent desormais pleurnicher pour obtenir remboursement des degas occasiones par les memes « grevistes »…
Ah! si jeunesse savait ..! Personellement , si j’avais encore l’âge des « jeunes » je considérerais le CPE comme une aubaine, et cela pour deux raisons au moins . Si vous vous impliquait dans une entreprise , et que l’on vous fait croire que, après vos preuves ,vous serez embauché défitivement , alors qu’en réalité ,on va vous virer au 23ème mois ,vous remercierez votre patron pour le service rendu en se découvrant comme vrai exploiteur , donc quelqu’un à fuire absolument , et dont l’entreprise ne présente que des incertitudes , mais les deux années d’expérience vous seront acquises de toute façon , et c’est justement de cela dont les jeunes ont besoin pour affirmer leur début de carrière . Donc les anti-CPE sont vraiment des nuls…, ou bien les manipulateurs avaient-ils peur que ça marche..? j’opterais plus volontiers pour la deuxième raison.
En IRLANDE un tout petit pays,l’équivalent du CPE,à permit à celui-ci
de ramener son chomage de 20 à 4%.Mais chez eux il n’y avait pas de
Mrs JULLIARD,THIBAUD et compagnie plus certains politiques.Que ces
messieurs méditent sur ce qu’ils viennent de faire.
la lutte anti-CPE a été une affreuse manipulation des jeunes. La nouvelle mesure est typique de politiques ayant aucune connaissance de l’entreprise ( c’est plus facile de faire carriére dans l’administration et de donner ce qui ne vous appartient pas).
N’est-ce pas inquiétant le resultat de sondage disant que plus de 70 % des jeunes souhaitent être fonctionnaires! Où se crée la richesse nationale si ce n’est dans les entreprises? Qu’elle culture économique donnent-on aux jeunes pour avoir de tels résultats!!!
l’éducation nationale, des minuscules suffiront, .. et les médias, voici les grands responsables du déficit de connaissances sur le fonctionnement d’une économie productrice de richesses et .. donc d’emplois que présente une grande partie de la population et, hélas, des jeunes.
Les nostalgiques du marxisme et du stalinisme sont toujours bien vigoureux.
Ne desespérons qu’un jour les français comprennent … 15 à 20 ans après les autres nations démocratiques et avancées …. Mais la France est-elle encore une démocratie ? …. démocratie populaire peut-être ?
pouvoir, tout n’est qu’une question de pouvoir !
pouvoir de la rue, pouvoir de la politique, juste pour dire non et voir si ça passe ! ça passe encore en dépit des besoins économiques et pire encore en dépit des besoins des gens qui ne savent plus dans quelle direction se tourner ! il faudrait peut être essayer avant de dire non, essayer seulement de remonter ce pays qui est en train de crever sous les yeux ironiques de nos voisins qui n’investissent plus chez nous (trop risqué !). Nous avons une force de travail j’en suis sûre ! il nous manque un peu d’élan et de conviction sabrés à chaque fois par les ambitions de toutes les classes politiques qui nous regardent défiler dans la rue ou contester ce même défilé et puis ils vont se « taper la cloche » tous ensemble à nos frais pour la plupart du temps: que nous sommes c… ! je n’ai que du mépris pour cette politique de naze qui nous ment et surtout nous paralyse ! voilà c’est fini