Cour des comptes : les chiffres de la dépense publique
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Chaque actif français a sur le dos une dette de 50 000 euros. Il ne s’agit pas de celle que vous avez contracté pour acheter votre maison, votre voiture, ou autre, non. C’est la dette que l’Etat français a accumulée pour couvrir ses dépenses incommensurables, et qui pend désormais au nez de chaque Français !
C’est l’un des nombreux enseignements du rapport annuel de la Cour des comptes sur l’année écoulée, présenté hier.
- 67 % du PIB : c’est le montant que devrait atteindre la dette publique fin 2008, soit 20 milliards de charges d’intérêt supplémentaires par an. Si le gouvernement ne redresse pas la barre, la dette représentera 83 % du PIB en 2012, selon la Cour des Comptes. Bien loin des prévisions de Bercy, qui annonce 68,6 % !
- 300 milliards d’euros : ce sera, au minimum, le coût de la crise et du plan de relance sur la dette publique en 2012, dont les effets, souligne-t-elle, sont non seulement temporaires, mais également non garantis
- plus de 2 % : ce fut le taux de croissance moyen des dépenses publiques françaises sur les dix dernières années
Sans pour autant se permettre d’accuser Bercy d’affabulation, le premier président de la Cour des comptes, Philippe Séguin, réfute catégoriquement la thèse d’un retour à l’équilibre des finances publiques en 2014 ! Pour cela, il faudrait que l’Etat réduise drastiquement ses dépenses – ce qu’il n’a jamais fait, malgré les nombreuses injonctions de la Cour des comptes…
Rien que pour faire passer la croissance des dépenses de 1,5 % à 1 %, comme l’a pourtant promis le Premier ministre, il faudrait économiser 50 milliards d’euros de dépenses d’ici 2012 ! A titre de comparaison, la fameuse Réforme Générale des Politiques, présentée comme la réforme du siècle par le gouvernement, aurait permis d’économiser seulement 6 milliards d’euros…
Le rapport de la Cour des comptes fourmille pourtant d’idées, quant aux économies réalisables sur des dépenses publiques coûteuses et inefficaces : la formation professionnelle, les achats immobiliers de l’Etat, les emprunts des collectivités locales, les exonérations d’impôts accordés aux sportifs dans le cadre du droit à l’image, le « 1% logement », la gestion des politiques de soutien aux familles, l’audiovisuel extérieur, l’Institut Géographique Nationale, l’Agence de financement des infrastructures de transport de France, la Compagnie parisienne du chauffage urbain…
La suppression de ces dispositifs coûteux et inefficaces s’impose d’autant plus en temps de crise. Du nerf !








Un grand merci pour cet article qui me fait prendre conscience à quel point la situation est dangereuse.
Il serait temps que que l’Etat apprenne à dépenser uniquement l’argent qu’il a et non celui qu’il n’a pas !!!!
Supprimer des fonctionnaires en ne renouvelant pas un poste sur deux lors des départs à la retraite est une mauvaise solution qui fera boîter les administrations.
Nous souffrons de trop de bureaucraties à l’utilité artificiellement maintenue.
Le salut est dans la suppression drastique de toutes ces administrations inutiles:
Certains ministères, cabinets surdimensionnés, résidences présidentielles, Sénat, ENA, conseil économique et social, communes, départements, chambre des métiers, d’agriculture, de commerce, tribunaux de commerce, régimes sociaux pléthoriques et discriminatoires, etc etc.
Il faut faciliter l’évolution des fonctionnaires d’une administration à l’autre et ne pas se plier à la sacro-sainte garantie de l’emploi à vie qui permet d’avoir des placards pleins de personnes payées à ne rien faire alors que des services manquent de bras.
Il faut arrêter la connerie séculaire qui oblige les ronds de cuir à claquer tout le reste du budget n’importe comment en fin d’année pour qu’il soit renouvelé intégralement.
C’est ce qu’on aurait du enseigner à l’ENA ?
Il faut interdire les budgets déséquilibrés de tous les machins qu’on n’aura pas supprimés, plafonner les hausses d’impôts et de budgets, interdire le cumul des mandats, interdire le hors compétence, réduire massivement les indemnités et mettre tout le monde au régime général de la sécu ou bien autoriser la concurrence pour tous conformément aux directives européennes de 1992
Il faut simplifier drastiquement toutes les comptabilités afin de limiter les dérives opaques.
Il faut mettre fin aux dérives du code des impôts qui sera bientôt plus volumineux qu’ un Larousse en quinze volumes que seul un citoyen privilégié assisté de conseillers spécialisés peut traduire à son avantage. Cette littérature volumineuse est contraire à la déclaration des droits de l’homme par ses niches, exonèrations, aménagements, exclusions, dérogations, jurisprudences. Face à cette machine infernale, le citoyen ordinaire est sans défense et ne trouve pas toujours l’interlocuteur compétent qui daigne l’écouter.
Il faut apprendre la langue française à la justice et la rendre responsable de ses actes.
Il faut mettre le nez dans les corporatismes de certaines professions notamment judiciaires.
pour les impots c’est une grande injustice tout le monde profite des infrastructures et seule la classe moyenne celle qui gagne entre 1500 et 2200 par mois qui paye tout ,aussi les célibataires sont la vache à lait du pays . les impots à la source et sur tous les revenus commes les prelevements serait une bonne justice