Chèque scolaire : bonnet d’âne pour la France
Le principe du chèque scolaire est simple : au lieu de subventionner directement les établissements scolaires, l’État donne aux parents l’argent destiné à l’éducation de leurs enfants, qui ont ainsi le choix de l’école dans laquelle ils souhaitent investir ce chèque.
Contrairement au système, absurde, de la carte scolaire, le chèque éducation permet de redonner la main aux parents concernant l’éducation de leurs enfants. En contrepartie, les établissements ont toute latitude pour adapter leurs programmes en fonction de leurs besoins. Les plus inadaptés ferment tandis que d’autres, plus performants, se créent pour répondre à la demande. L’iFRAP résume : le chèque scolaire « démonopolise l’école, confie aux parents la possibilité “d’investir” dans une école, oblige les écoles à gagner en performance et pousse les enseignants vers l’amélioration de leurs résultats ». Enfin, le système paraît plus démocratique puisque dans les nombreux pays où il a été adopté, ce sont les enfants des familles pauvres qui en ont le plus profité.
C’est aux États-Unis, dans le Wisconsin, que les premiers chèques éducation (les « vouchers ») ont été accordés au début des années 1990. Depuis ils ont été adoptés par six États. Dans quarante autres, des « chartes scolaires » permettent aux parents d’utiliser plus librement les bourses, accordées pour trente-neuf d’entre eux par des fondations privées, et des réductions d’impôts facilitent la scolarisation des enfants. En 2004, le gouvernement fédéral américain a pris acte de ce mouvement et fait du chèque éducation et de la suppression de la carte scolaire une politique officielle en l’instaurant dans l’État de Washington. « Le monopole est tout simplement la mauvaise politique pour l’éducation, comme il le serait pour tout autre business ou entreprise », déclarait alors le secrétaire d’État américain à l’Éducation, Rod Paige. En Floride, les élèves qui ont pu être scolarisés dans l’école de leur choix ont obtenu des résultats trois fois meilleurs que les autres, et les écoles qui participent au système sont d’une qualité nettement aux États-Unis. Plus de 75 % des parents américains disent qu’ils article de aimeraient pouvoir profiter de ce système. Car, contrairement aux idées reçues, l’école publique est toujours majoritaire outre-Atlantique (seulement 10 % des enfants scolarisés dans le privé, selon le Cato Institute). Au grand dam des libéraux, qui ont le regard tourné… vers l’Europe du Nord.
En Suède et au Danemark, le chèque éducation est un phénomène de masse, encouragé par d’incontestables résultats en termes de qualité de l’enseignement et de réussite scolaire. Le même système profite depuis plus de dix ans aux écoliers britanniques (ceux-ci reçoivent l’équivalent de 8 000 euros pour choisir leur école). Il est également répandu en Finlande, en Italie, en Espagne, en Hongrie et en République tchèque, où les études attestent aussi de l’amélioration des résultats des enfants.







le chèque scolaire peut être une bonne chose, à condition que les parents l’utilisent pout l’éducation de leurs enfants!!Ce qui n’est malheureusement pas le cas pour certains!! D’autant que tout le monde n’y a pas droit puisque cette prime est fonction des revenus!