Ces ministères gadgets
Le remaniement ministériel vient d’avoir lieu, avec son lot habituel de promotions (Chatel), d’évictions (Boutin, Albanel), d’entrées plus ou moins fracassantes (Mitterrand, Estrosi, Mercier) et… de ministères gadgets.
Parmi ces derniers on relève le nouveau secrétariat d’État chargé des Aînés, dont l’utilité principale est d’être confié à Nora Berra, femme issue de la «diversité», selon la langue de bois en vigueur. Michel Mercier est le nouveau ministre de l’Espace rural et de l’Aménagement du territoire. On ne sait pas ce qu’il apportera à la ruralité. Ce qui est sûr, c’est que c’est un ancien du Modem et que sa nomination au gouvernement affaiblit encore un peu plus François Bayrou. En termes politiciens, cela s’appelle une prise de guerre. Quant à la discrète Valérie Létard, elle est chargée des «technologies vertes» (sic) et des «négociations sur le climat». En clair, elle est là pour faire de la «com’».
Ces maroquins qui ne servent à rien, sinon à satisfaire des visées politiciennes, sont une vieille tradition : le site www.slate.fr nous apprend qu’il y eut, en 1957, un ministère du Sahara, disparu aussi vite qu’il était venu. En 1973 est inventé un portefeuille associant les Affaires culturelles et l’Environnement. Quelques mois plus tard et c’est le ministère de la Qualité de vie qui apparaît, ainsi que celui de la Condition féminine. En 1978, ce sera le ministère de l’Environnement et du Cadre de vie.
Citons encore le ministère du «Temps Libre», en 1981, le secrétariat d’État à la Prévention des risques naturels et technologiques majeurs en 1984, dirigé par Haroun Tazieff, le secrétariat d’État à l’Économie sociale, le secrétariat d’État tout court, en 1988, confié à Tony Dreyfus, le secrétariat d’État à l’Action humanitaire (pour Kouchner, naturellement), le ministère de la Solidarité entre les générations et le secrétariat d’État aux Quartiers en difficulté (1995), le ministère de la Ville, confié à Tapie, le secrétariat d’État à l’Économie solidaire…
Les années 2000 ne sont pas en reste avec le secrétaire d’État au Développement durable, le ministre délégué à la Promotion de l’Égalité des chances et le secrétaire d’État aux Droits de l’Homme.
Nos gouvernants n’ont jamais déployé les mêmes trésors d’imagination pour faire des économies. Dommage !







si il avait autant d imagination pour créer autant de postes de ministres et le nombre de taxes que pour reduire la dette ou reduire le chomage ca serait formidable mais bon je crois encore aux monde des bisounours car il ne pense qu a une chose leur carrieres politiques bien quil dise le contraire mais comme ils pratiques tres bien la langue de bois