Budget 2010 : au minimum bloquer en volume les dépenses publiques
Cette année, la totalité de l’impôt sur le revenu ne servira qu’à payer les frais du remboursement de la dette publique !
Comme celle-ci explose, c’est une véritable bombe à retardement que nous préparons pour les générations futures. Dès que les taux d’intérêt remonteront – et ils ne peuvent pas baisser encore beaucoup quand ils sont à 1 % pour les banques au guichet de la BCE… – la charge de ces remboursements deviendra insupportable.
Pourtant, à juste titre, le président de la République a réaffirmé qu’il n’était pas question d’augmenter les impôts. Il n’y a donc qu’une seule solution : réduire la dépense publique globale.
À l’occasion d’un colloque qui s’est tenu le lundi 4 mai, organisé par l’association pour la fondation internationale des finances publiques, le premier président de la Cour des comptes, Philippe Séguin, a rappelé que la dette publique française s’élevait à 68 % du PIB. 52 000 € par Français actif. C’était 40 % à la veille de la récession de 1993. Celle-ci avait fait bondir celle-là à 60 %. On peut donc craindre qu’on ne soit à 100 % du PIB en 2011…
Il faut donc réagir. Comment ? En diminuant les dépenses publiques. Comme c’est très difficile, il faut fixer des règles simples et incontournables.
Celle avancée par Carine Bouthevillain, de la Banque de France, est la plus raisonnable : bloquer les dépenses en volume pendant 15 ans. Non pas pour rembourser toute la dette, mais pour la stabiliser, puis la ramener à 80 % puis 70 % du PIB, ou moins encore, si la croissance revient. Gilles Carrez, rapporteur général du Budget à l’Assemblée nationale, prévient : il faudra s’attaquer au budget social.
Car, comme le dit si bien Mme Lagarde : « Les dettes doivent toujours être remboursées »…
Le Cri du Contribuable n°71 du 16 mai 2009







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