Bonus-malus écologique : la fiscalité verte bridée
Nicolas Sarkozy a mis un terme provisoire, vendredi 19 septembre, à la cacophonie sur la fiscalité écologique. L’extension du bonus-malus sera limitée mais d’autres taxes environnementales sur les granulats, les poussières industrielles et les déchets incinérés ont été validées.
« Compte tenu de la situation économique et des tensions actuelles sur le pouvoir d’achat, le président de la République réaffirme son opposition à la mise en place de toute nouvelle fiscalité sur des produits de grande consommation », a annoncé un communiqué de l’Elysée.
Pour M. Sarkozy, il était temps de mettre un terme à la cacophonie du projet de loi « Grenelle de l’environnement ». En soulignant que le bonus-malus automobile privera l’État, d’ici à la fin de l’année, de 250 millions d’euros de recettes (550 millions d’euros de bonus, 300 millions d’euros de malus), le Président a confirmé que le dispositif était pour l’instant trop coûteux.
Le chef de l’État a indiqué vouloir sortir de cette crise par un équilibre. Il renonce à court terme à toute nouvelle taxe pouvant être interprétée comme une taxe sur la consommation, tout en exprimant son attachement au principe du bonus, qui, pour l’automobile, « a fait ses preuves pour orienter la consommation des Français vers des produits plus propres et moins consommateurs en énergie ».
Par ailleurs, Nicolas Sarkozy a donné son accord à l’extension, dans la prochaine loi de finances, de la taxe générale sur les activités polluantes pour les décharges, les incinérateurs, l’extraction de granulats, les pesticides et l’émission de poussières.
« La planète s’inquiète des conséquences ravageuses de la crise bancaire ; mais la France, elle, se débat avec des projets de taxes écolos dont elle se passerait bien » assène l’éditorialiste du Figaro, Yves Thréard (20/09). En effet, le « Grenelle de l’environnement » s’avère très difficile à financer, tandis que les caisses de l’État sont exsangues et que les Français voient fondre leur pouvoir d’achat.
D’autant que rien ne prouve que les écotaxes aient la moindre efficacité sur l’écologie.
L’idée d’un bonus-malus écologique est un simple alibi vert à une nouvelle pression fiscale. On enrobe de vert un bon prétexte pour faire rentrer de l’argent dans les caisses de l’État.
En ce sens, le changement de cap de Nicolas Sarkozy est une bonne chose . À n’en pas douter , la protestation des contribuables n’est pas étrangère à ce revirement soudain. La mobilisation des citoyens-contribuables porte toujours ses fruits. Contribuables Associés est là pour en témoigner.








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