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Bercy revoit la dette publique à la hausse

Bercy revoit la dette publique à la hausse

La dette publique de la France (État, Sécurité sociale et collectivités locales) va se creuser plus que prévu pour 2008 et 2009. Selon les prévisions de Bercy, elle devrait dépasser 68% du PIB en 2010. Notamment sous le coup des mesures de soutien à l’économie, selon un rapport annexé au projet de loi des finances 2009.

La dette publique française va nettement se creuser cette année et jusqu’en 2010. Elle devrait atteindre 66,2% du Produit intérieur brut en 2008, puis 67,9% l’an prochain et 68,1% en 2010, selon Bercy. Elle devrait ensuite être réduite à 67,2% en 2011 et 65,6% en 2012. Le gouvernement tablait initialement dans son projet de budget 2009 sur une dette à 65,3% du PIB en 2008 et 66% en 2009.

Le déficit devrait lui, comme l’a récemment annoncé le gouvernement, passer de 2,9% du PIB cette année à 3,1% en 2009. Les deux indicateurs se situeraient donc bien au-dessus des limites fixées par les critères du pacte de stabilité européen (60% et 3%).

Ces prévisions intègrent “l’impact sur la dette publique de l’activité de la société de prises de participation de l’État (SPPE) dans le cadre du plan de soutien au financement de l’économie”. La SPPE est la structure publique chargée de venir en aide aux banques en difficultés. Elle a ainsi apporté un milliard d’euros à la nationalisation partielle de la banque franco-belge Dexia.

L’État français est le plus glouton de tous les pays développés, après la Suède. Il se mêle de tout et surtout d’économie. La crise financière signe le grand retour de l’État dirigiste et régulateur. Les contribuables n’ont pas fini d’en payer la note car l’État est un très mauvais chef d’entreprise. Son soutien à l’économie, c’est un peu la corde qui tient le pendu : Bull, le Crédit Lyonnais, la SNCF sont là pour en témoigner.

Même en spoliant les Français de plus de la moitié du fruit de leur travail, l’État ne parvient pas à financer en totalité la dépense publique. La dette publique de la France s’accroît depuis plus de trente ans. Aujourd’hui elle approche des 1300 milliards.

Encore ne s’agit-il que de la dette « officielle », qui ne prend pas en compte les retraites à venir des fonctionnaires – non provisionnées. Le rapport Pébereau les chiffrait, en 2005, à 1 000 milliards d’euros. On arrive alors à 2 300 milliards d’euros au minimum. Soit l’équivalent de plus de 400 journées de travail de l’ensemble des Français !

Répétons-le, sans baisse réelle des dépenses de l’État, il n’y aura pas espoir de réduire les déficits et la dette. C’est le seul moyen de remettre à flot l’économie française plombée par l’excès des dépenses publiques.

La tâche que Contribuables Associés s’est donnée est loin d’être achevée !

aller plus loin …
Le projet de loi de finances pour 2009 et les documents annexés
Le rapport Pébereau sur la dette publique

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