Assedic : la fraude organisée
Dominique Tian, député UMP des Bouches-du-Rhône, président de la Commission parlementaire chargée d’évaluer les moyens de contrôle de l’Unedic (sic !) l’affirme : les fraudes à l’assurance-chômage prennent une dimension « organisée, industrielle et mafieuse ».
Les escroqueries organisées feraient vivre 10 000 personnes à Paris (Les Echos, 17/10/2006), soit nettement plus que les 6 400 cas que l’Unedic avait officiellement recensés dans toute la France en février dernier. L’organisme évaluait également le montant total de la fraude à 80 millions d’euros. Il semblerait que cette estimation soit là encore quelque peu sous évaluée…
Pour escroquer les Assedic, le scénario est toujours le même : des salariés sont embauchés par des sociétés fictives avant d’être licenciés et de pouvoir prétendre à des indemnités-chômage. L’Unedic aurait identifié 32 « gérants à risques » qui dirigent pas moins de 677 sociétés. Dix personnes assurent, à elles seules, la gérance de 414 sociétés, mais « la liste n’est sans doute pas exhaustive ».
Selon Dominique Tian, qui parle notamment de réseaux « turcs et pakistanais », les moyens de contrôle de l’Unedic sont « nettement insuffisants ». En conséquence, il réclame que l’Unedic dispose « des mêmes pouvoirs que les autres organismes de Sécurité sociale et puisse croiser ses fichiers avec les leurs ».
La commission d’enquête parlementaire remettra au gouvernement l’ensemble de ses propositions pour améliorer les contrôles courant décembre. Il est plus que temps !







après avoir lu votre article, je suis d’accord avec dominique Tian , nous nous faisons escroquer par une mafia très organisée et les controles n’ont jamais été fait, il serait temps de réagir, cela démontre aussi que tous les gouvernements succéssifs ont et sont trop laxisme avec les deniers publics