2 000 milliards de dette publique
Chaque nouveau-né porte un fardeau fiscal de 32 000 euros !
Le rapport Pébereau sur l’endettement public de la France n’est pas encore publié, que les « premières » fuites en divulguent l’essentiel : le Figaro du 29 novembre révèle qu’en réalité, la dette nationale ne s’élève pas à 1 100 milliards d’euros, chiffre officiel jusqu’à présent, mais à plus de 2 000 euros !
Les nouvelles normes comptables internationales contraignent en effet l’Etat français à intégrer dans la dette les retraites des fonctionnaires, qui n’ont jamais été provisionnées : soit 900 milliards d’euros. Notons au passage que ces « révélations » n’en sont que pour ceux qui ne voulaient pas savoir. Dans son ouvrage La Grande duperie, paru en février 2003, Pascal Gobry, haut fonctionnaire du ministère des finances, estimait que la prise en compte des pensions de la fonction publique et de l’ensemble des régimes spéciaux, entreprises publiques comprises, porterait notre endettement à… 2 500 milliards d’euros !
Restons-en cependant aux 2 000 milliards annoncés par le Figaro à partir, paraît-il, du rapport Pébereau.
Ce chiffre représente 120 % du Produit Intérieur Brut (PIB), autrement dit de la richesse annuellement créée par les Français.
De l’aveu du ministre des Finances, Thierry Breton, à 1 100 milliards les intérêts de la dette absorbaient la presque totalité des recettes de l’impôt sur le revenu. Avec une dette à 2 000 milliards, ces recettes sont complètement englouties et au-delà.
2 000 milliards d’euros d’endettement pesant sur 62 millions de Français, cela fait plus de 32 000 euros par habitant de notre pays. Chaque nouveau-né démarre donc dans l’existence avec une handicap de 32 000 euros !
Devant cet effrayant gouffre financier, ce gigantesque fiasco de l’Etat, le groupe UDF demande la création d’une commission d’enquête parlementaire sur la dette publique. Si cette initiative devait aboutir – ce dont il est permis de douter – elle mettrait en évidence la culpabilité de tous les gouvernements et de toutes les majorités qui se sont succédés depuis trente ans et qui ont tous préparé et voté des budgets en déficit. L’excès de dépense publique alourdit la dette, que nos impôts, ou ceux de nos enfants, serviront tôt ou tard à rembourser, intérêts et capital.







Ne pensez-vous pas que les Contribuables Associés devraient soutenir et faire connaître la Révolution bleue, lancée par Claude Reichman, et dont les objectifs me semblent très convergentes avec les nêtres :
Pourquoi la Révolution bleue ? Parce que la situation politique française est complètement bloquée et qu’il appartient désormais au peuple de se faire entendre.
Les politiciens ne sont ni aveugles ni sourds. Mais ils ne voient et n’entendent que ce qu’ils veulent bien. Et comme les médias sont défaillants, rien ne vient les détromper, sinon de temps à autre le résultat d’une élection, qu’ils s’empressent d’oublier afin de préparer la suivante.
Le système politico-médiatique est si bien verrouillé qu’aucune force politique nouvelle ne peut apparaître. De ce fait, le mécontentement et la colère ne peuvent plus emprunter d’autre canal que le désespoir démocratique, qui se manifeste par une abstention massive aux élections, ou bien la violence, qui perturbe gravement la vie des Français et dont l’enchaînement peut conduire au pire, c’est-à-dire à la guerre civile.
L’immense majorité des citoyens n’aspire qu’à travailler et à vivre en paix. C’est devenu aujourd’hui impossible pour un nombre sans cesse croissant d’entre eux, qui sont confrontés au chômage et à l’insécurité.
Les socialistes et la droite parlementaire alternent au pouvoir depuis trente ans. Et pendant ces trente ans la situation du pays n’a cessé de se dégrader pour aboutir à la catastrophe actuelle. Ce dramatique échec tient au fait que ces deux camps font à peu près la même politique. Et tout indique que cette fausse alternance va se poursuivre. En 2007 les Français ne pourront élire qu’un président et une majorité parlementaire socialistes ou UMP. Autrement dit, rien ne changera !
Dans ces conditions, l’explosion est certaine, et rien ne dit d’ailleurs qu’elle ne se produira pas avant les prochaines échéances électorales.
C’est pourquoi il est urgent d’agir. Les Français exaspérés doivent se montrer et se faire entendre. Le moyen que nous proposons a obtenu des résultats en Ukraine, avec la Révolution orange, et en obtient régulièrement au Japon, où les salariés, plutôt que de se lancer dans des grèves qui leur nuisent tout autant qu’à leurs employeurs, arborent un brassard en signe de mécontentement.
Trois thèmes sont susceptibles de rallier une majorité de Français :
Non à la chienlit !
Non au trop plein d’impôts et de charges !
Non aux politiciens incapables !
Ils constituent désormais la revendication de la Révolution bleue.
Pour la faire aboutir, nous demandons aux Françaises et aux Français de porter une écharpe bleue en signe de soutien et de reconnaissance.
Au cours des prochaines semaines, nous inviterons tous ceux qui se reconnaissent dans la Révolution bleue et en portent le signe à se réunir pacifiquement et régulièrement en divers endroits de nos cités et de nos villages afin de se connaître et de se compter. Les rangs de la Révolution bleue ne cesseront de grossir jusqu’au succès final.
Et les partis politiques dans tout cela ? Ils peuvent évidemment souscrire à la Révolution bleue s’ils en partagent les objectifs. La Révolution bleue n’est en aucun cas un parti politique de plus et elle n’entend absolument pas entrer en concurrence avec les formations existantes. C’est à ces dernières et à elles seules qu’il appartient de faire connaître les moyens qu’elles entendent mettre en œuvre pour faire aboutir les trois objectifs de la Révolution bleue. Et c’est aux électeurs qu’il appartiendra de voter pour les partis politiques et pour les candidats aux élections qui leur paraîtront les plus crédibles.
La Révolution bleue veut épargner à la France le désastre que constituerait une guerre civile. Alors, tous ensemble, portons l’écharpe bleue, couleur de la France et image d’un ciel sans nuages.
Claude Reichman
Porte-parole de la Révolution bleue