Recevez notre newsletter

Abonnez-vous, cliquez ici
Désabonnement, cliquez ici

Profil Facebook de Contribuables Associ�s

Les vraies raisons de la crise

Les vraies raisons de la crise

Alain Mathieu, président de Contribuables Associés, était le 29 septembre, l’invité de Louis Daufresne dans l’émission « Le Grand témoin », sur Radio Notre-Dame. Il a notamment commenté la crise financière.

« J’ai été frappé, dans le discours de Toulon, que le président Sarkozy occulte totalement les deux principales causes de la crise.

La 1ère, c’est qu’il y a eu trop d’argent aux États-Unis du temps où Greenspan était président de la Banque fédérale : il a imprimé des billets verts en quantité beaucoup trop importante. Par conséquent, l’argent fut facile et moins cher, et les gens en ont profité pour emprunter à des taux très bas.

C’est ce qui s’est passé pour l’immobilier – voyez la crise des « subprimes » – mais aussi pour le crédit à la consommation. Ce sont 4 millions d’américains qui ont reçu des prêts immobiliers, des prêts à la consommation, des cartes de crédit avec 1000 dollars… Bien que n’ayant pas d’argent, ils sont devenus propriétaires immobiliers.

On vivait sur l’idée que le crédit immobilier permettrait une croissance des prix de l’immobilier, grâce à laquelle on pourrait rembourser les crédits.

La deuxième cause fondamentale de la crise, c’est que les banques d’affaires ne sont pas règlementées comme les banques de dépôt, gérées par les accords de Bâle II. Le président a dit lors de son discours : « On a laissé sans contrôle les agences de notation et les fonds spéculatifs » ; en réalité ce sont les banques d’affaires qui ont été laissées sans contrôle, c’est-à-dire celles qui empruntent pour prêter, qui n’ont pas de dépôt. Aux Etats-Unis, ce sont ces banques qui ont fait faillite : sur les cinq plus importantes il n’en reste que deux ! Donc je ne suis pas d’accord pour dire que ce sont les gens de Wall Street les responsables, en réalité ce sont les hommes politiques qui n’ont pas fait leur travail.

La solution n’est pas le retour de l’État dans l’économie, ce dont on parle beaucoup en ce moment. Voyez ce qui se passe aux Etats-Unis : les banques de dépôt ont été appelées à la rescousse des banques d’affaires, qu’elles rachètent à des prix intéressants. Tout se passe bien, le marché s’organise. Il faut instaurer des règles pour les banques d’affaires, comme pour les banques de dépôts : c’est là que l’État doit intervenir, sans pour autant remettre à plat tout le système financier comme le président le demande.

Je ne crois pas que les hommes politiques soient capables de résoudre la crise. Le plan de 700 milliards de dollars dont on parle aux Etats-Unis consiste à racheter aux banques leurs crédits immobiliers – mais à quel montant ? Les banquiers vont négocier… On a une expérience en France, avec le Crédit Lyonnais : l’Etat avait repris toutes les mauvaises créances de la banque, ce qui avait coûté une bonne dizaine de milliards d’euros au contribuable !

(inter) « Je ne suis pas d’accord pour dire que les gens de Wall Street sont les responsables, ce sont les hommes politiques qui n’ont pas fait leur boulot »

aller plus loin…

le site de Radio Notre Dame

2 commentaires pour “Les vraies raisons de la crise”

  1. si je suis d’accord avec une partie de ce que vous dites, je me demande ce qu’il vous faudra pour comprendre que justement cette crise est aussi une crise du systeme financier: système qui decorrele totalement le syst economique reel avec le system financier. Où un produit bancaire, ou une action n’a plus aucun rapport avec la richesse reelle que cela représente.

    Apres l’affaire kerviel, apres que seult 2-3 traders arrivent à faire perdre 6 000 000 d’€ à la caisse d’épargne en qq jours en pleine crise (attitude totalement irresponsable), apres les revelations sur les banques qui se coulent volontairement en pleine crise, les parachutes dorés en pleine crise, les cadres de banques qui claquent tous l’argent avant la faillite, apres le yoyo incessant des bourses, quelles preuve vous faut-il que ce syst liberal manque de regulation:
    « Tout se passe bien, le marché s’organise. » c’est faux. si les états n’étaient pas intervenu, le marché n’aurait pu s’organiser car il était partit en vrille ds un cercle vicieux, ce qui montre ses limites.
    le marché ne peut s’auto-reguler car il est controlé par des hommes avides dont l’objectif est totalement egoiste et sans aucune notion de l’interet general.
    et l’interet general ? il ne peut etre incarné que par les hommes politique et l’état.
    sinon, aujourdhui, nous serions alors dans une crise sans précedent et un blocage total, si on avait laissé le marché se debrouiller comme un grand

    « Donc je ne suis pas d’accord pour dire que ce sont les gens de Wall Street les responsables, en réalité ce sont les hommes politiques qui n’ont pas fait leur travail »
    les gens de Wall Street ne sont peut-etre pas les responsables directs mais tous les acteurs de ce système (investisseurs, financiers, traders, et cie…) sont aussi impliqués: par ex, en exigeant des rendements toujours plus important à des actions, ils poussent à créer des produits exotiques, à delocaliser, et à augmenter la pression de rendement sur les salariés. les causes en sont pas reduite à ce que vs dites, tous se tient et tous sont responsables, tout le sytème est à remettre à plat pour y introduire des gardes-fous

    mais la ou vous avez raison c’est que le contribuable ne doit pas payer: les contreparties de l’argent AVANCEE par l’état devrait etre bcp plus SEVERE pr les banques. et rendre compte publiquement et regulièrement de l’utilisation de cet argent devant les francais. Et on devrait exiger que les banques remboursent TRES vite.

    « Aux Etats-Unis, ce sont ces banques qui ont fait faillite  »
    peut-etre mais toutes les banques sont en difficultés, car toutes les banques ont pris et fait prendre à d’autre des risques inconsidérées.

    « Je ne suis pas d’accord pour dire que les gens de Wall Street sont les responsables, ce sont les hommes politiques qui n’ont pas fait leur boulot »
    les hommes politiques n’ont pas fait leur boulot pr reprendre le pouvoir face aux hommes de wall-street, aux multinationales. voila la verité. il ont deserté la question car le dogme liberal du laisser-faire les a empeché d’entrevoir toute forme de regulation et d’autorité sur le marché economique.
    et aujourdhui, acculés par la crise, il font marche arrière…

    « La solution n’est pas le retour de l’État dans l’économie »
    pêut-etre mais l’état doit redonner de la stabilité au systme financier.
    Nous sommes peut-etre en deficit mais aujoudhui notre syst basé sur les cotisations montre sa stabilité face aux crises, alors que les fonds de pension américain sont totalement coulés; vous avez l’air de cautionner le syst américain « Tout se passe bien, le marché s’organise. »
    attendez cet hiver: des gens sont maintenant à la rue aux USA, et l’hiver va tuer des milliers d’americains. on prend date ?

    la solution n’est ni ds le ‘tout état’, ni dans le ‘tout privé’, mais ds son euquilibre entre les 2 et toute la difficulté consiste à le trouver.

    la france n’a pas choisi le syst le plus simpliste (capitaliste ou communiste), mais si elle arrive à se degager de la gangrène du gaspillage public et des abus, vous verrez que c’est un tres bon système.
    perso, je suis informaticien, j’ai vecu la crise de 2001-2003 de plien fouet (2 ans de chomage) et si je n’avais pas pu compter sur la solidarité nationale, je serais aujourd’hui à la rue (et peut-etre pire vu mon etat psy d’alors). et depuis 4 ans que je retravaille, j’ai largement remboursé ce que l’état m’a donné pr passer le cap.

  2. NB: « rendre compte regulièrement de l’utilisation de cet argent devant les francais des aujourdhui centimes par centimes »

    voila un sujet de pétition:
    je trouve que le gvt ne donne pas assez de garanties et de conditions à l’argent qu’il a octroyé aux banques francaises.
    elle n’ont plus leur mot à dire car sans l’étate , elle seraient ruiné. il est donc en position de force pr imposer des rgels de bonne conduite

Réagissez à cet article