Le 12 juillet 2018

Impôts sur l’auto : découvrez comment l’État vous prend 1 540 euros par an, sans pour autant entretenir les routes

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Amendes, taxes sur les produits pétroliers, TVA, taxes sur les assurances, carte grise, radars... Nos autos comptent plus d’impôts que de chevaux. De l’achat du véhicule jusqu’au dernier plein d’essence, les contribuables-automobilistes sont matraqués à chaque kilomètre… Un quart du budget de l’automobiliste est dévoré par les taxes.

L’État prend à chaque automobiliste 1 540 euros par an.

 Taxe sur les carburants, sur l’assurance, sur les péages, amendes, TVA sur l’entretien ou sur les véhicules neufs…

Vous qui prenez votre voiture, vous payez de plus en plus de taxes alors que l’état des routes ne cesse de se dégrader : infrastructures vétustes, nids-de-poule, fissures, chaussées déformées…

La raison en est bien simple : si l’automobiliste consacre ¼ de son budget au paiement des taxes, l’État et les collectivités locales investissent de moins en moins de cet argent pour les routes.

Comme tous les automobilistes, vous êtes saignés à blanc.

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Un automobiliste averti en vaut deux. Pour en savoir plus téléchargez gratuitement notre dépliant d’information « Le racket des automobilistes » via le module de téléchargement à droite de votre écran.

À la pompe… on vous pompe. Sur un plein de 40 litres, c’est 21,6 € pour l’essence et 37,6 € pour le fisc. 64 % de taxes !

 Les prix des carburants ont flambé avec les hausses de taxes début 2018 sur le gazole et l’essence.

Un centime d’augmentation sur le diesel  = 350 millions de taxes supplémentaires.

 Quand vous faites le plein, vous êtes racketté trois fois : avec la TICPE (taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques), la TVA sur le produit, et re-TVA sur le TICPE : un impôt sur l’impôt !

Stationnement : la flambée des tarifs

L’année 2018 coûte cher aux automobilistes : depuis le 1er janvier, fini le PV de stationnement au tarif unique de 17 euros.

Désormais, chaque maire peut fixer le montant de l’amende. Dans la quasi-totalité des villes, les tarifs ont augmenté.

Tandis que les finances locales, mal gérées, sont à la dérive, les maires ont trouvé un nouveau moyen de financer leurs dépenses inutiles…

C’est une véritable jackpot pour les élus : le montant des PV représente déjà 500 millions d’euros. La somme pourrait doubler avec cette nouvelle mesure…

La répression routière est une manne inépuisable pour l’État

 Chaque flash de radar contribue à renflouer les caisses d’un État en faillite. Le jackpot est d’un milliard d’euros par an !

Et il ne faut pas grand-chose pour que vous vous fassiez prendre : la moitié des excès de vitesse enregistrés par les radars automatiques concernent de très petits dépassements de la vitesse autorisée : entre +1 et +5 km/h.

La véritable mission des radars est fiscale et non sécuritaire : la plupart d’entre eux ne sont pas placés à des endroits accidentogènes.

La baisse de la mortalité routière est bien antérieure à la multiplication des radars automatiques et tient surtout à l’optimisation de la sécurité dans les véhicules. Cherchez l’erreur…

Chacun des 4 700 radars automatiques rapporte 450 euros par jour à l’État…

Non à la violence routière du fisc !

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Par reiller, le 12/07/18 à 14:05

« L’état des routes ne cesse de se dégrader », pas pour celles que j’utilise, qui se refont une beauté trop souvent au goût de mon portefeuille: les macadam parfaits limités à 50 Km/h j’en connais bien trop!

« La baisse de la mortalité routière …tient surtout à l’optimisation des véhicules », si cela est vrai le nombre d’accidents baisse moins vite que le nombre d’accidents mortels; est ce vérifié?

Ce genre d’articles populistes me désole,: on ne fait qu’encourager la rage naturelle contre l’état, sans apporter le moindre idée positive. Votre but est de vendre du papier ,ou de faire en sorte que la SNCF nous coûte moins cher? ou pour rester dans le sujet que l’on cesse d’étendre du macadam parce que les machines sont disponibles?

    Par Tor, le 12/07/18 à 15:41

    L’état se sert goulûment dans Nos poches en rendant mal les services de base promis, il mérite notre rage permanente!

    Les routes, la SNCF, les comités Théodule, les moulins a vent électriques, tout doit y passer tant que ceux qui décident n’assument pas les responsabilités qui découlent de leurs multiples erreurs de choix/gestion/populisme.

    Contribuables.org aimerait très certainement pouvoir faire des articles sur la bonne gestion du pays que j’aimerai pouvoir lire avant de mourir mais à l’heure actuelle ce n’est que trop clairement pas possible!

      Par reiller, le 12/07/18 à 16:19

      @ Tor;
      « tant que ceux qui décident n’assument pas… » Le problème est comment assume t on, quand le responsable est introuvable? Quand l’organisme est tellement déresponsabilisé que le politique peut nommer n’importe qui à sa tête (cf SNCF, mais aussi Air France qui vient d’échapper de peu à un haut fonctionnaire sans expérience aérienne, etc…). Quand finalement personne n’a à rendre compte ,jamais sauf en perdant l’élection suivante? On peut bien sûr couper une tête ou deux pour l’exemple, nos révolutionnaires ont fait cela, sans résultat probant….J’y reviens encore :il faut modifier nos organisations ,et organiser de vrais contrôles démocratiques (donc pas entre énarques!)

      Par BOURGOIST, le 14/07/18 à 08:48

      Vous devriez vous présenter aux législatives: vous aurez toutes vos chances car vous parlez déjà comme tous ceux qui nous scalpent depuis des décennies. Giscard disait « à 44% de prélèvements obligatoires, nous entrons dans le socialisme ». Nous sommes à 57%!
      Par ailleurs, M. Moissava, les routes que j’utilise dans l’Aude sont « accidentogènes », et cela est si voyant qu’on constate de visu la frontière entre l’Hérault et l’Aude, moins riche. Car il y a des frontières intérieures en France. Pour les gens qui ne sont pas des hyper normaux ultra conformistes, la « rage contre l’état » est REELLEMENT de plus en plus justifiée, surtout lorsqu’on calcule le ratio argent dépensé/efficacité.

        Par reiller, le 14/07/18 à 14:39

        @ Bourgoist;
        A qui donc vous adressez vous? Personne sur ce site ne défend notre état et ses dépenses.

        Pour l’état des routes si les miennes sont généralement plus belles que nécessaire au vu des vitesses autorisées( avec ajout de dos d’âne et coussins canadiens en grand nombre!) cela ne vaut que du 06 au 74, d’autres collectivités locales ont peut être une autre politique: il reste de tous petits espaces de liberté de gestion dans ce pays

        Par jamas, le 19/07/18 à 12:03

        Vous avez raison de vous alarmer sur l’utilisation de l’argent public.
        Mais je me permets une précision. Les dépenses publiques ne sont pas les prélèvements obligatoires. Ce sont 2 choses différentes.
        les prélèvements obligatoires, ce sont les impôts, taxes et redevances diverses, bref tout ce qu’on nous oblige à payer, qui constitue une partie des ressources des administrations publiques.
        Les dépenses publiques, elles, sont au dessus des ressources publiques, car les administrations ont, en plus des rentrées d’impôts obligés, des ressources propres, commerciales, dividendes de sociétés, ventes de bijoux de famille, et aussi et surtout emprunts publics façon cavalerie gonflant nos dettes (35 000 €. par français). Ce qui explique la différence de en gros 10 points : 46% pour les prélèvements obligatoires actuellement et 56 % pour les dépenses publiques.

        Par Julien, le 20/07/18 à 23:11

        Je vous comprend. Je suis actuellement en congés proche de Carcassonne. Les routes sont aussi pourries que la région est belle.
        Rien ne sert de limiter à 80 quand on a des routes aussi dégueulasses.

Par jamas, le 19/07/18 à 10:44

On dit souvent que l’automobiliste est la vache à lait de l’état. Pour moi la vache à lait de l’état est bien plutôt le contribuable à l’impôt que l’automobiliste.
Car déjà le contribuable à l’impôt ( je distingue ce faisant l’impôt direct, la taxe, et puis la redevance) passe à la caisse qu’il consomme ou pas, alors que l’automobiliste ne banque que s’il prend le volant.
Ensuite l’automobiliste paie t il au kilomètre davantage que son dû à la société, en rapport à l’incidence de son déplacement tous domaines confondus, infrastructure, entretien, sécurité, pollution, atteintes à la santé et à l’environnement ? je n’en suis pas sur.
Je viens de passer quelque jours dans le Morvan en pleine campagne, dont quelques nuits en camping. Où une voiture transitant la nuit est depuis un point fixe audible sur largement un kilomètre.
En pleine détente bucolique, l’esprit relâché des préoccupations quotidiennes, je me suis pensé : quelle atteinte au calme et à l’environnement !
Admirant le paysage et les villages au gré du périple j’ai aussi vu toutes ces bâtisses quasiment maintenant toutes délabrées partout où on aille, à l’abandon aux bords des voies routières, car devenues inhabitables du fait des nuisances de voiries. et là je me suis pensé : quelle dépréciation du patrimoine bâti, tant pour les propriétaire qu’à titre collectif !
Mais c’est vrai, grâce à l’augmentation des GES (gaz à effet de serre), j’ai bien bronzé aussi sans descendre sur la Côte d’Azur.

Par LALLEMAND, le 21/07/18 à 09:45

J’aimerai que « jamas » se souvienne que tous ceux qui prennent leur voiture pour « polluer » n’ont peut être aucun autre choix. Quand vous habitez une petite ville « 12000 hab » du nord est de la France et que vous n’avez ni train, ni métro, ni bus pour aller travailler, faire vos courses (magasins à 5 km) il y a difficilement moyen de ne pas prendre votre voiture pour le faire.

    Par jamas, le 23/07/18 à 09:54

    @ LALLEMAND,
    J’habite moi même une commune de 1500 habitants. Et j’ai une voiture. Dans un coin où il n’y a ni train, ni métro, mais 2 fois par jour un bus de campagne.
    Et donc je pollue, comme tout le monde quand je m’en sers. Mais j’essaie de ne m’en servir qu’en cas de nécessité (soit en gros 8-10 000 km/an) J’évite de m’en servir pour un oui pour un non.
    Les fusils, les canons, la dynamite ça existe. Ca n’est pas pour autant qu’on en fait l’apologie ou qu’on s’en sert à tout bout de champ, ou encore qu’on ne s’en sert jamais. Pour la voiture c’est pareil. Et inutile d’avoir un 4×4 ou autre gros véhicule pour aller chercher la baguette de pain, les croissants ou le journal. C’est une question de comportement nuancé, pas de tout ou rien.
    Et si je pollue, je suis disposé à en payer le prix, en compensation de l’impact causé. Comme quand je consomme un café au bar.
    Le principe du pollueur-payeur est un bon principe en soi. Il est l’équivalent du principe de l’utilisateur ou du consommateur-payeur.
    Sinon par quoi le remplacer ? Le bon vouloir insouciant de chacun ? Les passe-droits ? Le cas par cas ? On sait bien que tout cela au bout d’un moment est dévoyé au profit de l’individualisme ou des rapports de force des groupes de pression.
    La campagne n’est pas la ville. La ville a ses avantages et ses inconvénients. Idem pour la campagne.

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