Le 2 novembre 2018

Impôts sur l’auto : découvrez comment l’État vous prend 1 540 euros par an, sans pour autant entretenir les routes

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Amendes, taxes sur les produits pétroliers, TVA, taxes sur les assurances, carte grise, radars... Nos autos comptent plus d’impôts que de chevaux. De l’achat du véhicule jusqu’au dernier plein d’essence, les contribuables-automobilistes sont matraqués à chaque kilomètre… Un quart du budget de l’automobiliste est dévoré par les taxes.

L’État prend à chaque automobiliste 1 540 euros par an.

 Taxe sur les carburants, sur l’assurance, sur les péages, amendes, TVA sur l’entretien ou sur les véhicules neufs…

Vous qui prenez votre voiture, vous payez de plus en plus de taxes alors que l’état des routes ne cesse de se dégrader : infrastructures vétustes, nids-de-poule, fissures, chaussées déformées…

La raison en est bien simple : si l’automobiliste consacre ¼ de son budget au paiement des taxes, l’État et les collectivités locales investissent de moins en moins de cet argent pour les routes.

Comme tous les automobilistes, vous êtes saignés à blanc.

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Un automobiliste averti en vaut deux. Pour en savoir plus téléchargez gratuitement notre dépliant d’information « Le racket des automobilistes » via le module de téléchargement à droite de votre écran.

À la pompe… on vous pompe. Sur un plein de 40 litres, c’est 23,60 euros pour l’essence et 37,60 euros pour le fisc. 61,4 % de taxes ! 

 Les prix des carburants ont flambé avec les hausses de taxes en 2018 sur le gazole et l’essence.

Un centime d’augmentation sur le diesel  = 350 millions de taxes supplémentaires.

 Quand vous faites le plein, vous êtes racketté trois fois : avec la TICPE (taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques), la TVA sur le produit, et re-TVA sur le TICPE : un impôt sur l’impôt !

Stationnement : la flambée des tarifs

L’année 2018 coûte cher aux automobilistes : depuis le 1er janvier, fini le PV de stationnement au tarif unique de 17 euros.

Désormais, chaque maire peut fixer le montant de l’amende. Dans la quasi-totalité des villes, les tarifs ont augmenté.

Tandis que les finances locales, mal gérées, sont à la dérive, les maires ont trouvé un nouveau moyen de financer leurs dépenses inutiles…

C’est une véritable jackpot pour les élus : le montant des PV représente déjà 500 millions d’euros. La somme pourrait doubler avec cette nouvelle mesure…

La répression routière est une manne inépuisable pour l’État

 Chaque flash de radar contribue à renflouer les caisses d’un État en faillite. Le jackpot est d’un milliard d’euros par an !

Et il ne faut pas grand-chose pour que vous vous fassiez prendre : la moitié des excès de vitesse enregistrés par les radars automatiques concernent de très petits dépassements de la vitesse autorisée : entre +1 et +5 km/h.

La véritable mission des radars est fiscale et non sécuritaire : la plupart d’entre eux ne sont pas placés à des endroits accidentogènes.

La baisse de la mortalité routière est bien antérieure à la multiplication des radars automatiques et tient surtout à l’optimisation de la sécurité dans les véhicules. Cherchez l’erreur…

Chacun des 4 700 radars automatiques rapporte 450 euros par jour à l’État…

Non à la violence routière du fisc !

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Par reiller, le 12/07/18 à 14:05

« L’état des routes ne cesse de se dégrader », pas pour celles que j’utilise, qui se refont une beauté trop souvent au goût de mon portefeuille: les macadam parfaits limités à 50 Km/h j’en connais bien trop!

« La baisse de la mortalité routière …tient surtout à l’optimisation des véhicules », si cela est vrai le nombre d’accidents baisse moins vite que le nombre d’accidents mortels; est ce vérifié?

Ce genre d’articles populistes me désole,: on ne fait qu’encourager la rage naturelle contre l’état, sans apporter le moindre idée positive. Votre but est de vendre du papier ,ou de faire en sorte que la SNCF nous coûte moins cher? ou pour rester dans le sujet que l’on cesse d’étendre du macadam parce que les machines sont disponibles?

    Par Tor, le 12/07/18 à 15:41

    L’état se sert goulûment dans Nos poches en rendant mal les services de base promis, il mérite notre rage permanente!

    Les routes, la SNCF, les comités Théodule, les moulins a vent électriques, tout doit y passer tant que ceux qui décident n’assument pas les responsabilités qui découlent de leurs multiples erreurs de choix/gestion/populisme.

    Contribuables.org aimerait très certainement pouvoir faire des articles sur la bonne gestion du pays que j’aimerai pouvoir lire avant de mourir mais à l’heure actuelle ce n’est que trop clairement pas possible!

      Par reiller, le 12/07/18 à 16:19

      @ Tor;
      « tant que ceux qui décident n’assument pas… » Le problème est comment assume t on, quand le responsable est introuvable? Quand l’organisme est tellement déresponsabilisé que le politique peut nommer n’importe qui à sa tête (cf SNCF, mais aussi Air France qui vient d’échapper de peu à un haut fonctionnaire sans expérience aérienne, etc…). Quand finalement personne n’a à rendre compte ,jamais sauf en perdant l’élection suivante? On peut bien sûr couper une tête ou deux pour l’exemple, nos révolutionnaires ont fait cela, sans résultat probant….J’y reviens encore :il faut modifier nos organisations ,et organiser de vrais contrôles démocratiques (donc pas entre énarques!)

      Par BOURGOIST, le 14/07/18 à 08:48

      Vous devriez vous présenter aux législatives: vous aurez toutes vos chances car vous parlez déjà comme tous ceux qui nous scalpent depuis des décennies. Giscard disait « à 44% de prélèvements obligatoires, nous entrons dans le socialisme ». Nous sommes à 57%!
      Par ailleurs, M. Moissava, les routes que j’utilise dans l’Aude sont « accidentogènes », et cela est si voyant qu’on constate de visu la frontière entre l’Hérault et l’Aude, moins riche. Car il y a des frontières intérieures en France. Pour les gens qui ne sont pas des hyper normaux ultra conformistes, la « rage contre l’état » est REELLEMENT de plus en plus justifiée, surtout lorsqu’on calcule le ratio argent dépensé/efficacité.

        Par reiller, le 14/07/18 à 14:39

        @ Bourgoist;
        A qui donc vous adressez vous? Personne sur ce site ne défend notre état et ses dépenses.

        Pour l’état des routes si les miennes sont généralement plus belles que nécessaire au vu des vitesses autorisées( avec ajout de dos d’âne et coussins canadiens en grand nombre!) cela ne vaut que du 06 au 74, d’autres collectivités locales ont peut être une autre politique: il reste de tous petits espaces de liberté de gestion dans ce pays

        Par jamas, le 19/07/18 à 12:03

        Vous avez raison de vous alarmer sur l’utilisation de l’argent public.
        Mais je me permets une précision. Les dépenses publiques ne sont pas les prélèvements obligatoires. Ce sont 2 choses différentes.
        les prélèvements obligatoires, ce sont les impôts, taxes et redevances diverses, bref tout ce qu’on nous oblige à payer, qui constitue une partie des ressources des administrations publiques.
        Les dépenses publiques, elles, sont au dessus des ressources publiques, car les administrations ont, en plus des rentrées d’impôts obligés, des ressources propres, commerciales, dividendes de sociétés, ventes de bijoux de famille, et aussi et surtout emprunts publics façon cavalerie gonflant nos dettes (35 000 €. par français). Ce qui explique la différence de en gros 10 points : 46% pour les prélèvements obligatoires actuellement et 56 % pour les dépenses publiques.

        Par Julien, le 20/07/18 à 23:11

        Je vous comprend. Je suis actuellement en congés proche de Carcassonne. Les routes sont aussi pourries que la région est belle.
        Rien ne sert de limiter à 80 quand on a des routes aussi dégueulasses.

Par jamas, le 19/07/18 à 10:44

On dit souvent que l’automobiliste est la vache à lait de l’état. Pour moi la vache à lait de l’état est bien plutôt le contribuable à l’impôt que l’automobiliste.
Car déjà le contribuable à l’impôt ( je distingue ce faisant l’impôt direct, la taxe, et puis la redevance) passe à la caisse qu’il consomme ou pas, alors que l’automobiliste ne banque que s’il prend le volant.
Ensuite l’automobiliste paie t il au kilomètre davantage que son dû à la société, en rapport à l’incidence de son déplacement tous domaines confondus, infrastructure, entretien, sécurité, pollution, atteintes à la santé et à l’environnement ? je n’en suis pas sur.
Je viens de passer quelque jours dans le Morvan en pleine campagne, dont quelques nuits en camping. Où une voiture transitant la nuit est depuis un point fixe audible sur largement un kilomètre.
En pleine détente bucolique, l’esprit relâché des préoccupations quotidiennes, je me suis pensé : quelle atteinte au calme et à l’environnement !
Admirant le paysage et les villages au gré du périple j’ai aussi vu toutes ces bâtisses quasiment maintenant toutes délabrées partout où on aille, à l’abandon aux bords des voies routières, car devenues inhabitables du fait des nuisances de voiries. et là je me suis pensé : quelle dépréciation du patrimoine bâti, tant pour les propriétaire qu’à titre collectif !
Mais c’est vrai, grâce à l’augmentation des GES (gaz à effet de serre), j’ai bien bronzé aussi sans descendre sur la Côte d’Azur.

Par LALLEMAND, le 21/07/18 à 09:45

J’aimerai que « jamas » se souvienne que tous ceux qui prennent leur voiture pour « polluer » n’ont peut être aucun autre choix. Quand vous habitez une petite ville « 12000 hab » du nord est de la France et que vous n’avez ni train, ni métro, ni bus pour aller travailler, faire vos courses (magasins à 5 km) il y a difficilement moyen de ne pas prendre votre voiture pour le faire.

    Par jamas, le 23/07/18 à 09:54

    @ LALLEMAND,
    J’habite moi même une commune de 1500 habitants. Et j’ai une voiture. Dans un coin où il n’y a ni train, ni métro, mais 2 fois par jour un bus de campagne.
    Et donc je pollue, comme tout le monde quand je m’en sers. Mais j’essaie de ne m’en servir qu’en cas de nécessité (soit en gros 8-10 000 km/an) J’évite de m’en servir pour un oui pour un non.
    Les fusils, les canons, la dynamite ça existe. Ca n’est pas pour autant qu’on en fait l’apologie ou qu’on s’en sert à tout bout de champ, ou encore qu’on ne s’en sert jamais. Pour la voiture c’est pareil. Et inutile d’avoir un 4×4 ou autre gros véhicule pour aller chercher la baguette de pain, les croissants ou le journal. C’est une question de comportement nuancé, pas de tout ou rien.
    Et si je pollue, je suis disposé à en payer le prix, en compensation de l’impact causé. Comme quand je consomme un café au bar.
    Le principe du pollueur-payeur est un bon principe en soi. Il est l’équivalent du principe de l’utilisateur ou du consommateur-payeur.
    Sinon par quoi le remplacer ? Le bon vouloir insouciant de chacun ? Les passe-droits ? Le cas par cas ? On sait bien que tout cela au bout d’un moment est dévoyé au profit de l’individualisme ou des rapports de force des groupes de pression.
    La campagne n’est pas la ville. La ville a ses avantages et ses inconvénients. Idem pour la campagne.

Par Mondon, le 23/10/18 à 18:20

Bonjour,
La seule,et,unique réponse consiste simplement à stopper toute commande chez les revendeurs, à laisser son auto au garage suspendre son contrat d’assurance
Et toutes les dépenses associées à la voiture.
Prendre les transports en commun même si cela peut être,plus Compliqué.
Je donne 1mois à l’état pour tout suspendre au risque de voir toute notre économie s’effondrer.
Nous avons le pouvoir’en Tant que consommateur faut il encore savoir l’utiliser et mettre de côté notre individualisme forcené.
Dans le cas contraire et bien continuons à nous faire tondre.
Et ce n’est que le début……..

Par reiller, le 02/11/18 à 17:51

Mondon a tout à fait raison, il suffirait même de reporter un peu l’achat de la nouvelle voiture pour qu’il y ait un gros effet!
C’est un geste moins difficile à faire que de prendre le bus ou le train plutôt que sa bagnole; et pourtant nous ne le ferons pas pour des tas de raisons. C’est là dessus que joue nos dirigeants.
Pourtant c’est en rajeunissant l’âge des voitures en service , donc en en achetant des neuves, que l’on peut le plus efficacement faire baisser la pollution due aux transport, encore faut il ne pas remplacer une petite voiture ancienne par un monstre moderne, et acheter un…diesel neuf!

Par reiller, le 04/11/18 à 08:57

Un mot sur le coté écologique de la chose.
Il est de bon ton de dire plein de méchancetés sur ces taxes frappant les transports, mais comment nier que nos bagnoles sont un vrai danger pour la planète? Il est donc de bonne politique de tout faire pour en limiter l’impact.
Mais peut être serait il intelligent d’informer honnêtement les français sur les avantages et inconvénients des divers outils de se déplacer. Et je ne dis pas que c’est forcement à la puissance publique de le faire: elle est juge et partie.

Mais peut être la puissance publique pourrait elle faire en sorte que logement et emplois ne soient pas aux quatre coins des pays.
Mais peut être la puissance publique pourrait elle ne pas loger les magasins aussi loin que possible des logements.
Etc…..
Pourquoi est il impossible d’avoir une vraie appréciation de la pollution générée par chaque véhicule ,et en rester à l’impact co2 d’un coté et un discours confus au possible pour le reste. Ce détail fait que le diesel a été favorisé, puis honni, en l’espace de 10 années ,par une puissance publique girouette.

Il manque clairement une politique écologique globale, mais il est bien tard pour en prendre conscience.

Reste le discours sur l’usage fait du produit de ces taxes. Que veut on ? Payer encore plus cher le KWh vert? gâcher encore plus d’argent à calorifuger des constructions anciennes mal bâties? Verser plus de primes à la cuve?….Ces taxes ont pour objectif de dire ,de manière compréhensible par tous, ce qui est plus ou moins mauvais ,pour notre avenir, point final. Il vaut mieux pour tous, porter un pull chez soi, que de chauffer à 22°C , c’est tout. Je n’aurais pas dû l’écrire ,ils vont voter une prime au pull, après 9 mois de débats enflammés!

Par reiller, le 06/11/18 à 09:43

Quand j’entends critiquer la hausse des taxes sur les carburants, par ceux qui les ont programmées, je me dis qu’ils feraient mieux de cesser de nous intoxiquer, et de réfléchir un peu à la qualité de la décision prise.
Ils voulaient nous prévenir que les carburants allaient augmenter c’est très bien. Mais alors pourquoi définir une trajectoire aux seules taxes, et non au prix final du carburant?? La TIPP flottante a fonctionné; le prix futur du baril de pétrole est largement inconnu (il devrait même baisser si les politiques écologiques finissent par être efficaces). Alors pourquoi cette décision ? Pour garantir les recettes de l’état, et reporter l’incertitude sur les citoyens? Je n’ose y penser, bêtise donc.

Bêtise aussi, le fait de massacrer encore le diésel, alors que la norme Euro 6 fixe les mêmes limites de rejets par Km pour les deux types de moteurs, et ce pour tous les polluants pris compte? Non ,obstination, refus de se déjuger. Infantile donc.

Mais que dire sur la décision actuelle d’aider certains à utiliser leur voiture polluante ou pas? Pour les gens aisés le prix des carburants compte peu, cette décision vise donc à rendre inefficace du point de vue évolution des mœurs vers plus d’écologie, l’augmentation du prix des carburants! Il fallait donc s’y prendre autrement, faire de la politique cela suppose réflexion ….On improvise.

Pour rester dans l’écologie punitive,et mensongère , regardons comment sont achetés les KWh verts. Prix fixé par le gouvernement, et soumis à révision au fil des ans qui passent, donc le prix qui est publié est un minimum! La formule de révision des prix ne suit l’inflation que tant que la machine ne produit pas ( c’est au fond une révision de prix classique d’une machine à acheter); mais ensuite le prix revalorisé augmente bien plus vite que l’inflation: on obtient plus 17% pour une inflation de 10%, qui n’a rien d’extraordinaire sur une durée de 20 ans et plus (délais entre la fixation du prix et la fin du contrat d’exploitation de la machine; la plus neuve produisant donc le plus cher!). EDF qui vend son KWh vert à ce prix ne doit pas y être indifférente! Mais l’intérêt de nous faire l’énergie verte à un prix exorbitant et croissant dans le temps est un non sens.

Par jamas, le 06/11/18 à 10:14

On dit souvent qu’un impôt n’a pas de destination précise, à contrario d’une taxe qui elle est à affecter à un service publics particulier.
Ca, c’est de la théorie.
Les taxes locales servent bien aux diverses charges qui incombent aux puissances publiques locales ou que s’attribuent à l’envi (infrastructures routières, écoles, transports, social, subventions aux entreprises, aux déplacements comme dans la région des Hauts de France).
La TVA sert bien le budget général de l’état.
En conséquence je ne vois pas pourquoi la TICPE remplaçant la TIPP depuis la loi de transition énergétique ne servirait pas pour partie à rembourser notre énorme dette publique qu’on refile de manière éhontée aux suivants.
Autre point : quelqu’un a t il déjà fait une estimation de ce que coûte au global le kilomètre parcouru par un véhicule à moteur thermique fonctionnant au diesel ou à l’essence, c’est à dire coût global réel représentant l’investissement et le fonctionnement des infrastructures, le préventif et le traitement direct de la sécurité, la pollution, les atteintes à la santé et à l’environnement du kilomètre parcouru ? Et que devrait compenser la TICPE et la TVA sur les carburants.
Faire encore des aides, des dégrèvements, des primes, des systèmes compliqués aux frais de gestion très couteux pour faire passer telle ou telle hausse tient une fois de plus de l’usine à gaz.
En compensation de la hausse et pour décharger les plus nécessiteux il y a un prélèvement universel et redistributif à renforcer. C’est l’ IRPP à taux progressif.
Inventé il y a plus d’un siècle, il garde toute sa pertinence.

Par reiller, le 06/11/18 à 10:54

@ Jamas.
Il me semble que la comparaison que vous demandez existe: j’ai en souvenir une étude anglaise diffusée par l’iFRAP. Toujours de tête il n’y avait pas d’écart énorme entre les moyens de transport. Mais ces chiffrages sont très complexes et je me méfierais comme de la peste d’un chiffre français tant l’appareil d’état est juge et partie.
Cela dit il y a un aspect des choses à ne pas négliger: notre industrie de la voiture est importante, ne pas la mettre à plat est aussi un objectif dont il faut tenir compte, d’autant que pour faire des moteurs économes nous sommes bons me semble t il.
Pour l’aspect usine à gaz des décisions prises pour empêcher un blocage des routes improbable (vous voyez des français bloquer sérieusement d’autres français sans qu’ils réagissent?), c’est encore effectivement de la dépense de fonctionnement de l’appareil d’état en plus , donc de la dette! Pourtant ce que je propose est simple et possible…
L’IRPP est perçu sur tellement peu de personnes , qu’il ne peut plus servir qu’à brimer ceux qui s’en sortent, les impôts locaux idem.
Par contre les normes Euro 6, le contrôle technique ,sont de bonne politique s’ils sont appliqués; mais là dessus silence officiel!

    Par jamas, le 06/11/18 à 16:52

    @ reiller,
    L’IRPP est payé par moins de la moitié des foyers français. Le pourcentage baisse régulièrement au fil du temps. Ca n’est pas une bonne chose. L’IRPP devrait être un impôt massif, généralisé à la très grande majorité de la population, calculé avec plus d’une demi douzaine de tranches, ou alors avec une formule logarithmique encore plus juste car sans paliers, avec une progressivité ne plafonnant pas en gros au salaire de cadre moyen élevé comme actuellement. Les tranches hautes devraient continuer de progresser au delà. Un couple ne paie pas plus proportionnellement aujourd’hui à 1 million €. mensuel qu’a 25 000 €. mensuels, soit 40 fois moins. Ca n’est pas très redistributeur et progressif tout cela. Cet impôt est effectivement fait pour faire banquer au maximum les classes moyennes.
    Et puis, la question se pose aussi de faire un impôt progressif sur le capital. Depuis le détricotage de l’ISF, que reste il de la redistribution par le biais du capital possédé ? l’Impôt sur les successions ? On ne transmet son patrimoine en principe qu’une fois dans sa vie. Et cet impôt n’est pas payé par le défunt.
    Et puis bien sûr se pose, face à cela, la question de la diminution des dépenses publiques. Cette question qui permettrait d’éviter de se faire tous ces nœuds au cerveau. Ces nœuds nommés augmentation d’impôts sur le revenu, sur le capital, sur les successions, nommés augmentation des taxes style, TIPP, TICPE, TVA et tellement d’autres…
    Où diminuer et de combien ? Question sempiternellement d’actualité, et sempiternellement non répondue.
    On ne voit pas beaucoup de budgets publics diminuer. On les voit plus augmenter d’année en année.

Par reiller, le 06/11/18 à 18:17

@ Jamas.
deux idées dans ce que vous dites.
Taxer le capital.
Mauvaise idée pour moi, car ce serait saper les fondations de notre niveau de vie: sans capital pas d’activité économique. Et puis cet oiseau a des ailes: le capital fuit sans frontières vers là où il est bien accueilli. Et puis je suis toujours stupéfait que l’on puisse ,même dans des discours, additionner le capital et les revenus. Les deux choses sont de nature bien différentes, et acheter une Ferrari avec ses revenus est certes stupide et m’as tu vu ,mais moins stupide que de le faire avec son capital! Après on peut toujours rêver d’une société sans propriété privée, l’expérience a toujours été désastreuse, et ratée car le capital réapparait… chez les dominants toujours.

Comment faire baisser la dépense publique?
C’est aussi dur que d’arrêter de se droguer! Et cela suppose qu’à coté de l’appareil d’état, il existe au moins un appareil idéologique d’état, ce qui n’est pas le cas chez nous comme le montre l’absence de programmes électoraux (c’est à dire de vision de la société future). Le candidat Macron a fait exception; il a gagné, mais ne tient pas les promesses de ses discours improvisés. Il faudrait d’abord exprimer une vraie volonté de redonner de la liberté au peuple ,donc réduire les dépenses d’apparat toujours digne de la monarchie (cherchez ce cirque à l’étranger). Ensuite faire en sorte que l’appareil d’état gagne en productivité, et cesse de nous mitonner des décisions terriblement improductives, et des contre vérités s’échappant du secret d’état omniprésent, ceci suppose que le politique s’impose aux services au lieu de copiner avec. Alors la dépense de fonctionnement baissera naturellement, en même temps que la suspicion des français vis à vis de leurs politiques. On peut aussi bien sûr réduire le périmètre de l’état ,donc privatiser ce qui est industriel et commercial pour qu’enfin les Epics aient une direction véritable. Par contre réduire les effectifs sans rien faire d’autre est improductif, et c’est augmenter le chômage momentanément car les effectifs regonfleront.

    Par jamas, le 06/11/18 à 19:07

    On le voit bien à nos discussions, Les idées fourmillent. Si les grandes idées c’est bien, les paroles ciblées c’est mieux…
    Alors, je me lance pour les diminutions de budget publics.
    -Je demande la suppression du CESE qui ne sert à rien sauf à faire des rapports de bons conseils sans suite, et aussi faut le dire, à assurer une forme de rente de situation aux personnalités en vue à recaser. 47 membres à sa création en 1925, 140 aujourd’hui. Au bas mot 50 millions €. d’économies publiques annuelles. Comme si nos gouvernants bac+10 mini n’avaient pas eux mêmes en tête leurs propres idées bonnes ou mauvaises sur la manière de traiter les affaires publiques. La suppression du CESE serait un signe fort de la volonté politique de faire des économies auprès de la population.
    -Je demande la division par deux des subsides publics à la formation professionnelle, soit une économie de quelque chose comme 7 à 8 milliards €. annuellement ( budget total annuel de la formation professionnelle : 34 à 35 milliards €. !). Se former avec de l’argent public, en groupe et pas mal autour de la machine à café, pour apprendre à manipuler Exel alors qu’on peut le faire sur une foultitude de tutoriels gratuits depuis son ordi portable ( j’exagère quelque peu, mais…), franchement y a de la gabegie dans l’affaire.
    -Je demande la suppression des régions administratives. Il parait qu’il faut supprimer des niveaux de states administratives ( Je sais pas, j’ai cru entendre, vaguement, dans les cercles autorisés où on s’autorise à dire que, comme aurait dit Coluche…). En vérité et hors humour, tout le monde le dit, et le sait… mais rien ne se fait ! 6 ou 7 niveaux d’administration territoriale, c’est du toujours plus, toujours plus depuis 40 ans. Et au final ça nous fait 57% de dépenses publiques sur PIB. Plus de la moitié des transactions financières quotidiennes transitent par des administrations publiques ou parapubliques. On va bientôt remplacer l’ex URSS. C’est fou quand on y pense. Economie enviageable : là encore, plusieurs milliards €.
    Voilà 3 cibles bien définies, mais parmi bien beaucoup d’autres.
    E. Macron est élu depuis 1 an et demi. Il était porteur de beaucoup d’espoirs de mettre un coup de pied dans la fourmilière du ron-ron habituel des gens des partis traditionnels qui nous ont mis au trente sixième dessous. Mais 1 an et demi après, ça se gâte. Ca tangue. Et si ça tangue, les résultats vont s’amenuiser, il va se calmer.
    D. Trump, lui, passe pour un demeuré obtus dans les médias français. Mais j’ai entendu qu’on lui reconnaissait que ce qu’il avait dit avant élection, il l’a fait un fois arrivé au pouvoir.

Par reiller, le 07/11/18 à 10:08

@ Jamas.
Vous voulez des actions concrètes c’est bien; mais le concret c’est quoi?
La prime pour aider à utiliser sa voiture est au niveau des idées, une idiotie; mais les hauts de France, qui l’ont inventée, en ont fait un outil à améliorer les transports dans le Nord: pour réduire le nombre de bénéficiaires ils ont modifié les horaires des trains pour les adapter à ceux des ateliers, peut être ont ils aidé au covoiturage, etc… Ils ont travaillé transversalement aux cloisonnements administratifs . Le concret c’est cela; et croyez mon expérience c’est dur. Au passage le budget de cette aide a bien fondu, et leur objectif doit être d’arriver à zéro. Je suis alors pour le chèque carburant ,si l’objectif est qu’à terme de un an le budget correspondant soit devenu nul. Idem pour les aides au chauffage, à l’électricité, etc…

Les idéologues vont m’engueuler. Idéologie « représentation fausse de la réalité destinée à l’action ». Mais comment voulez vous résoudre des problèmes à partir de prémisses fausses? Par contre les idéologies sont nécessaires au niveau politique pour dialoguer avec le peuple des électeurs, et obtenir un consensus suffisant . L’action et la communication ne sont pas du même monde. Il nous manque les deux.

Vous proposez la disparition de CESE. De tout cœur avec vous. Mais pourquoi faut il pensionner ces 140 gus qui sont loin d’être des SDF? Comme autrefois le roi pensionnait selon son bon vouloir, des membres de sa cour? Si l’on en reste à votre proposition, les 140 vont se retrouver ailleurs, à la tête d’un EPIC, ou d’Air France,… (un ex sportif, PDG n’est pas pour leur faire peur!). Il va falloir inventer 140 fauteuils de plus puisque personne ne laisse sa place .ETC….Les systèmes administratifs sont des baudruches si vous appuyez là ,ça gonfle à coté. D’où mes propositions que vous jugez vagues, à juste titre. Du concret toutefois au passage s’ils sont si attachés à leurs fauteuils c’est que c’est trop bien payé, l’action à faire est évidente!
Et puis face à une administration cloisonnée en 118 corps, 5440 règles de paye, etc… un groupe de gens d’origines diverses et sans corps, ça pourrait être utile, mais pourquoi pas notre parlement??

Vous protestez contre le mille feuille à juste titre. Mais quand le principe d’organisation est que le décideur n’est pas le payeur, y a t il une solution? Je viens de découvrir que les sanctions prononcées par la justice pour enfants sont à charge des départements. La justice se plaint donc que ses décisions ne sont pas mises en œuvre! Les forces de l’ordre se plaignent de revoir sans cesse les mêmes gamins ,ETC…
Supprimez , rien ne changera, sauf un peu plus de bazar lors de la transition.

Une dernière remarque . En France, Bac plus 7 et plus, est dans le public une autorisation à ne plus réfléchir, vous êtes en réunion ,en voyage, en concertation-coordination…sauf au restaurant où le brin de réflexion, vite oubliée,est bien séant pour le plaisir des autres convives. La méritocratie par le diplôme est une catastrophe démocratique.

Je ne connais de concret que la résolution des problèmes un à un, par des organisations ayant un but et pas des dizaines; et je persiste c’est le prix des carburants qu’il fallait programmer , et non la valeur des taxes correspondantes. Les français auraient compris cela.

    Par jamas, le 07/11/18 à 14:10

    @ reiller,
    Non, il ne faut pas forcément inventer 140 fauteuils de pensionnés du C.E.S.E. ailleurs si on supprime le C.E.S.E. Avec la condition ci-dessous :
    Au bout d’un moment si beaucoup de gens râlent contre les rentes de situation excessives, genre C.E.S.E., nos gens de pouvoir s’aligneront et supprimeront ces postes, sèchement, sans permutation, sans jeu de bonneteau. Mais pour cela il faut l’opinion publique derrière soi. Car compter sur le seul courage sorti du chapeau de nos gouvernants, là je vous rejoins, ça ne suffit pas.
    Il faut, pour opérer tous ces réajustements de gabegie publique dont on n’a pas les moyens, l’opinion publique derrière soi.
    Et pour que l’opinion publique réponde présent, il faut préalablement dire les choses, simplement si possible, il faut faire de la pédagogie basique et de bon sens. Sans développements subtiles bien souvent plus propices à noyer le poisson qu’à faire dans l’efficacité concrète.
    En tous cas, c’est ma conviction !

      Par reiller, le 08/11/18 à 09:31

      @Jamas.
      S’il ont crée ces 140 sièges dorés c’est que pour une raison avouable ou pas, ils en avez le besoin, d’ailleurs le chiffre augmente comme vous le notez ,signe de besoin. Supprimer le CESE ne supprimera pas la raison qui fait ce besoin de ces 140 sièges dorés…comme le roi avait besoin de pensionner un nombre suffisant de courtisans, pour dormir en paix

Par reiller, le 07/11/18 à 14:58

@ Jamas.
C’est ce que nous faisons ,mais sommes vraiment seuls! Où est passé C.A.?
Mais il y a un autre volet ;il faudrait valoriser les actions qui réussissent ,comme celle des Hauts de France, et éviter qu’elles ne passent inaperçues. Je suis sûr qu’il en a d’autres et dans des domaines bien divers.

    Par jamas, le 07/11/18 à 17:29

    @ reiller,
    Sincèrement je pense effectivement qu’on est un peu seul.
    Si les français étaient plus concernés par les affaires publiques, Contribuables Associés, principale pour ne pas dire seule association de portée nationale défendant les contribuables d’un pays de 65 millions d’individus, n’aurait pas 300 000 adhérents, mais bien plutôt une dizaine de millions d’adhérents.

Par reiller, le 07/11/18 à 20:14

@ Jamas.
Si les français sont si peu concernés, c’est qu’ils n’y croient plus du tout. C’est une dépression collective, ils nous ont usés! Les politiques ont ils plus le moral? j’en doute, d’ailleurs voyez le nombre de ceux qui se sont repliés sur leur fief, loin de Paris. Seuls les fonctionnaires ont la tête haute, imperturbables; l’un d’entre eux, fonctionnaire municipal, m’a téléphoné ce soir pour me dire combien ce citoyen qui donne son avis est insupportable! Vive la démocratie!
Et puis payer une association , c’est moins réjouissant que de se préparer à semer le souk sur les routes avec le bel espoir de faire plier les dominants! Pour quel lendemain? On s’en moque! Mais comment être constructif quand l’écolo en chef milite pour plus de consommation parfaitement nocive pour la planète (en dehors des carottes bio vous connaissez un produit non polluant??)

    Par jamas, le 08/11/18 à 09:31

    à reiller,
    Que voilà un mail bien désespérant (votre dernier).
    Effectivement tout est bien noyauté. Votre histoire de fonctionnaire municipal est assez désopilante.
    Mais si je puis me permettre, pour résumer nos points de vue respectifs au sujet des responsables physiques de nos maux (je dis responsables physiques, car l’état, la commune, la structure x ou y… ce sont des hommes derrière), et après nos moult échanges ici.
    Vous pensez que la responsabilité de la situation actuelle est très majoritairement du fait des politiciens et cadres publics (en haut ou de terrain), et que le citoyen ne fait essentiellement que subir et abandonne de guerre lasse.
    Je pense que le citoyen a une bonne part de responsabilité dans l’affaire car il laisse pas mal faire et s’occupe d’abord de sa pomme.
    Et tant que sa pomme est rassasiée…

Par reiller, le 08/11/18 à 18:03

0 Jamas.
Ma municipalité mériterait un audit complet de C.A!
le plus insensé ,au sens propre, est la visite que je reçus du chef des services techniques, accompagné de son second pas très à l’aise. J’avais répondu à une question posée dans le bulletin municipal. Sujet: un chêne liège sur la chaussée, à enlever ou pas. Il m’a expliqué que n’étant pas fonctionnaire municipal ,j’étais totalement incompétent!
Nos relations dominé dominants avait commencé en 2000 par le plan de la ville , plan tellement faux que les fournisseurs ne me trouvaient pas. L’homme charmant responsable de ce plan a fini par me dire que ses copains municipaux ne lui faisaient aucune remarque sur ce plan qu’il leur diffusait avant impression. Au bout de 3 réunions , je l’ai envoyé au cadastre :le plan a beaucoup évolué depuis!

Responsabilité du peuple.
Les auteurs que je lis depuis ma retraite disent ceci.
La démocratie n’est pas un système motivant puisque le peuple délègue, à d’autres, l’énoncé des lois qu’il désire s’appliquer. Je ne vois pas d’ailleurs comment motiver un peuple qui n’est qu’une fiction idéologique, car comme vous le dites ,toujours au bout il y a des hommes , aussi divers que possible. Même l’anarchie ne peut motiver que quelques meneurs, condamnant, de ce fait, son principe même!

Les démocraties modernes ont à faire avec ;
-la perte des traditions (on n’est plus paysan ou métallo de famille) ,ce qui rend le peuple beaucoup plus fluide, difficile à comprendre; et les individus bien moins stables psychologiquement.
-Internet et son monde instantané où tout va à la vitesse des électrons et en tous sens. Au secret officiel répond une incontinence d’information, le secret engendre donc immédiatement son contraire.
-la bureaucratisation de l’appareil d’état pour répondre à une complexification croissante de l’appareil d’état lui même. On dit souvent que c’est la société qui se complexifie, je n’y croit guère: nous sommes toujours les mêmes ,un peu plus libres ,moins enracinés ,c’est tout .
-J’ajoute des média qui n’ont pas plus de réflexion que l’écho; à croire que les écoles de journalisme forment des perroquets sans cervelle, mais on peut étendre le compliment à toutes les écoles modernes (ce qui n’était pas le cas avant la massification scolaire qui a totalement raté son but). Et puis il faut le dire, reprendre une information ,c’est bien moins cher que d’aller la chercher, la valider,…
Au final nous sommes en moyenne persuadés que l’essence coute de plus en plus cher, ce qui est totalement faux: ce poste de dépense pèse de moins en moins par rapport aux salaires,…et personne ne parviendra à le faire comprendre! Mais il faut dire que le discours des politiques sur le sujet est un désert de la réflexion depuis le début, et les retournements de vestes socialistes innombrables!

Machiavel avait parfaitement compris que tout cela doit être compris et accepté par le prince, à lui de tenir le discours et les attitudes idéologiques nécessaires pour que son trône, ni son peuple, ne tremblent . Il aurait en particulier conseillé de couper toute tête dépassant de la bureaucratie (l’époque était brutale et la guerre un moyen de la politique ordinaire, cela a changé heureusement); et vivement conseillé de ne jamais ,jamais, parler de pouvoir d’achat.

    Par jamas, le 09/11/18 à 09:18

    @ reiller,
    Je partage tout a fait votre diagnostic sur les maux de la démocratie. Mais je ne vois pas d’autre solution que de prendre tous les points et essayer de les améliorer un par un.
    L’autre solution, c’est : le grand soir. Mais je n’y crois pas. Nous ne sommes plus au 19ème siècle. Et encore les grands soirs reproduisent quasiment toujours les travers antérieurs , mais sous une autre forme. Comme vous l’évoquez pour l’anarchie, les belles idées ne sont que transitoire. Regardons ce que l’on dit de notre république, qualifiée de… monarchique par beaucoup d’aspects.
    Donc tentons d’améliorer pas à pas :
    -La perte des traditions par un certain attrait pour le bon sens de base, aux idées simples et non sophistiquées,
    -Internet, là pour le coup je ne vois pas grand chose à faire,
    -La bureaucratisation par la dénonciation de cette hydre boulimique et budgétivore, par la baisse des dépense des dépenses publiques concrètement,
    -Les médias par l’incitation à faire moins dans le bling bling, le Paris-Match, la façade. Et aussi une meilleur tenue des débats médiatiques, parce que là aussi c’est assez consternant de constater le manque de tenue et de déontologie ambiante.

Par reiller, le 09/11/18 à 15:14

@ Jamas..
Soyons concrets l’actualité le permet. Paris augmente le prix des carburants, ok.

Il le fait en mettant en avant la hausse de l’impôt. Crétinerie absolue. il veut clamer qu’il fait une action écologique. Est ce la vantardise qui le rend idiot? Je ne sais, mais il faudrait qu’ils réfléchissent sur leur comportement. Est ce le volonté de limiter l’aléa des rentrées fiscales, et de reporter le risque sur les contribuables? Possible ,mais intolérable.

Pour faire face au mécontentement populaire , ils créent le chèque carburant. Vu de loin c’est totalement contradictoire; et la nuée médiatique le dit (l’iFRAP aussi!). Cette dépense nouvelle, est confiée aux régions, responsables des transports . Les régions hurlent à l’assassinat. Bordel français usuel, chacun ment , vitupère…en vue des prochaines élections. Pourtant les Hauts de France ont montré que ce dispositif peut être utilisé pour faire du bon travail écologique en facilitant la vie des français: il suffit pour cela de faire en sorte que le nombre de gens éligibles à ce chèque diminue par meilleur aménagement des transports et du territoire. Il faut faire du concret, et non de l’enfumage électoral.

Le pire est que rien ne dit que l’action des Hauts de France sera étendue aux autres régions; rien ne permet de prédire que des expériences positives seront échangées entre régions. La double décision prise peut parfaitement être utilisée de manière positive, mais tout dépendra du discours qui émergera du brouhaha en l’absence de discours politique vrai.

Par jamas, le 09/11/18 à 20:21

Pour le carburants on est globalement dans le un pas en avant, un pas en arrière. Y en a un qui donne et l’autre qui reprend. Ou l’inverse !
Moi, j’attends toujours le coût de revient d’un kilomètre parcouru par un moteur thermique essence et ou diesel, toutes répercussions confondues, foncier, infrastructure, santé, sécurité, environnement, déneigement… bref combien coûte publiquement chaque kilomètre parcouru avec de l’essence et (ou) du diesel. Les statistiques engrangées et les ordinateurs d’aujourd’hui devraient savoir faire ça.
Après, on dégage de cela un taux de taxe carburant équivalente rapportée à chaque litre d’essence ou de diesel vendu, on y ajoute la TVA pour ce qui est du remboursement de nos dettes publiques qu’il faut bien absorber d’une manière ou d’une autre et le total taxes perçues me parait avoir une certaine cohérence.
Mais comme je ne connais pas (comme tout le monde) les chiffres rapportés, je ne me prononce pas sur le sujet de l’augmentation des taxes en question.
La planète souffre, il faut faire quelque chose. Les ruraux désargentés souffrent, et il faut aussi faire quelque chose. Contradictoire certes, mais il y a un moment où il faut trancher.
En tous cas je pense qui si les bonnets rouges il y a 3/4 ans ont fait choux gras sur l’affaire de l’écotaxe, aujourd’hui ils feraient plutôt choux blancs.

Par reiller, le 10/11/18 à 08:52

@ C. A.
Votre dernier article est interdit de lecture par le logiciel.

Par reiller, le 10/11/18 à 09:11

@ Jamas.
Je vous laisse vos paris, je ne sais prévoir .
Un pays ça ne se gouverne pas démocratiquement à coup de chiffres ,décisions, etc…Et d’une mauvaise décision il n’est pas rare de faire du positif entre gens de bonne volonté; mais ces gens là ne sont là ,comme les champignons, que si l’environnement du moment est favorable.

    Par jamas, le 10/11/18 à 12:13

    @ reiller,
    Les bonnets rouges ont été encensés sur le moment. Et S. Royal avec son concept de punitif s’y est mise. Avec elle on ne sait jamais dans quel sens ça va tourner. Dans le sens de son opportunisme oui, de sûr. Mais au delà ? tantôt c’est plutôt positif, tantôt c’est l’inverse.
    Mais ces derniers temps, la destruction (ou l’abandon en l’état) des portiques liés à l’écotaxe était plutôt perçue négativement.
    Bon bref, au sujet du coût des carburants, j’en reste à mon aperception de base. Encore un débat tronqué. En l’absence de données approfondies et objectives. Un de plus !

Par reiller, le 10/11/18 à 14:42

@ Jamas.
Qu’appelez vous données objectives? Sur le sujet je ne vois guère que le bilan des polluants émis par matériel roulant, qui effectivement parait du domaine de la fable en France.
Un diesel moderne est il plus ou moins polluant tout compris qu’un moteur essence pour le même service? Ma réponse est « moins »; nos gouvernants ne disent rien, et font croire le contraire via les impôts.
Le parc diesel en circulation est il plus ou moins polluant que son homologue essence? Réponse  » nettement plus »; la voix officiel dit la même chose, mais sans jamais distinguer véhicules neufs et anciens.
C’est dommage car pour baisser la pollution rajeunir le parc de voitures serait efficace, sans bouleverser les modes de vie trop rapidement.
La voiture électrique est elle moins polluante que les voitures thermiques? Au delà d’un certain kilométrage seulement, tant sa fabrication (en Chine) est polluante (50 000Km avec l’électricité d’EDF, nucléaire donc; jamais en Allemagne!) Pourtant nos politiques ne jurent que par elle, et y mettent un argent fou!). D’ailleurs les Hauts de France parient ,eux, sur la pile à combustible, donc l’hydrogène. Où est passée notre admirable administration technique? Reste donc à faire confiance à Sciences et vie, et autres publications techniques… qui ne vivent pas de nos impôts.
N.B. Il est parfaitement clair que nos gouvernants ont pour politique de déplacer la pollution ,pas de la réduire: fermer nos 4 puits de pétrole c’est réduire la pollution ici, mais l’augmenter plus à l’étranger; idem pour les voitures électriques. Politique coloniale de court terme, nocive pour la planète!
NB 2 Et qui vous a dit que 40% de la pollution en particules fines, si nocives à notre longévité, ne vient pas du moteur, mais des freins, des pneus, de la route (le rail n’est pas meilleur).

Et voyez vous ici 40% de la pollution particules fines est due au brûlage dans les jardins (totalement interdit) ; le nouveau collège a été construit hors la ville pour bien inciter les parents à utiliser les voitures (au centre ville on a fait au même moment un palais des expositions); et je n’ai jamais vu un gendarme demander le dernier P V de contrôle technique (le seul fait d’en parler devrait faire baisser la pollution de manière mesurable tant certains échappement sont nauséeux).
Quand à la planification écolo du gouvernement précédent, tout est tellement farfelu et irréaliste que le ministre Hulot a dû renoncer très vite à la mettre en œuvre. Pour les portiques c’est autre chose: on peut accepter une contrainte nouvelle si l’on comprend un peu sa nécessité, mais rien n’est expliqué, discuté ,justifié.

Par jamas, le 10/11/18 à 20:24

@ reiller,
Ce sont tous ces paramètres à renter dans le logiciel.
Tant qu’on ne peut pas taxer chaque voiture qui roule sur son impact strict, bien à elle, qui est différent de celui de sa voisine, il faut bien se rabattre sur une référence palpable simplifiée, la plus proche possible, en l’occurrence le carburant que cette voiture engloutit en passant à la pompe, quelquesoit l’ancienneté du moteur ou la manière de la conduire, doucereuse ou pas.
Un moteur diesel, mettons moyen en ancienneté et en kilométrage, répand au kilomètre moins de CO2 que son équivalent essence (P.S. : sur la carte grise de mon véhicule diesel il n’y a d’ailleurs pas de chiffre en face de la colonne concernée !!), mais plus de particules fines (sauf parait il pour les derniers construits), mais il émet aussi des d’odeurs nauséabondes pour l’entourage surtout après 100 000 km (paramètre jamais évoqué). Cela étant sur un autre plan, en matière d’usure de la chaussée, de dangerosité, de nuisance sonore produite, etc, c’est en gros la même chose. De toutes façons en passant à la pompe, on ne taxe pas les pneus ou les freins).
Bref, ce sont tous ces facteurs et d’autre aussi qu’il faut rentrer dans la bécane avec un coefficient plus ou moins élevé selon les cas de figure, la pollution atmosphérique n’étant qu’un aspect de l’affaire.
Ca doit à mon sens être faisable : on arrive bien à trouver le taux d’érosion monétaire chaque mois, le montant des émissions polluantes en ceci ou en cela envoyé dans les nuages chaque année, en sus il y a un marché négocié de la tonne de CO2 industriel je crois, alors pourquoi pas creuser la question pour le transport routier.
Pour ce qui est du coût des infrastructures, ou des services, ou de la sécurité,alors là rien de plus simple. Le ministère des transport est là pour ça.
Voilà on peut avec ça obtenir le coût approché du km parcouru sur les routes de France.
Et puis aussi pour revenir à une discussion antérieure entre nous au moment de la réforme de la SNCF, le rapprocher du coût du kilomètre passager transporté pour le rail, histoire de satisfaire une curiosité bien placée.
Et puis pour l’avion aussi pourquoi pas, tant qu’à faire.

Par reiller, le 11/11/18 à 09:01

@ Jamas.
Ma grosse bagnole diesel de 2011, a un classement CRIT’AIR 2, les voitures électriques ont 0. Ce que vous demandez existe pour la pollution en fonctionnement. Les critères utilisés par l’administration sont ils critiquables? Surement: additionner du co2 et des nox plus des particules, n’est pas bien rigoureux. et tout ce que l’on peut en faire en pratique est interdire ou pas,et faire payer une pénalité positive ou négative à l’achat.
L’avion est bien plus couteux et polluant. Mais il se pose où ça veut pour faire le plein ,l’entretien,…Les bateaux aussi échappent aux états.
Pour les infrastructures Les anglais avaient publié l’info que vous demandez , reprise par l’iFRAP où l’on peut surement la retrouver. Mais attention ce coût dépend directement du trafic : la ligne TGV Paris Lyon coûte peu au Km passager par rapport à Paris Bordeaux, idem l’autoroute Aix GAP doit être ruineuse par rapport à l’A7!

    Par jamas, le 11/11/18 à 11:03

    @ reiller,
    Sur ma carte grise, case V7 (CO2 en g/km) : rien d’indiqué. Sans doute que je ne répands aucun CO2 quand je roule (humour).
    Pour les catégories de moyen de transport (route, rail, air, mer), comment distinguer telle autoroute de telle route de campagne, ou telle ligne TGV de telle ligne régionale ou plus locale dans la perception des taxes compensatoires ? La solution du péage au km sur chaque voirie comme sur les autoroutes ? De la même manière, comment faire payer différemment un véhicule vertueux d’un véhicule qui le serait moins ? difficile, il faudrait un capteur permanent et polyvalent accroché à chaque pot d’échappement et relié à un central de collecte des données. Le principe de taxe sur le carburant employé censée compenser les coûts induits tous secteurs confondus n’est quand même pas idiot, sous réserve de bien tout intégrer, du foncier aux nuisances secondaires, en passant par l’accidentalité. Et il est simple à appliquer. Certes, les véhicules électriques, le vélos et les trottinettes ne paient rien dans ce dispositif alors qu’ils peuvent générer des coût publics induits (accidentalité, usure, entretien,…). Rien n’est parfait.

Par reiller, le 11/11/18 à 14:17

@ Jamas.
les impôts écologiques n’ont qu’un seul but :faire changer ce qui doit changer. Il s’agit de peser sur les comportements individuels et industriels. Pas besoin de chipoter pour cela. et encore une fois il est tellement simple de taxer l’engin polluant à l’achat ! Le suivi des pots d’échappement est lui fait par le contrôle technique; les dernières normes devraient éliminer 5 à 6% du parc automobile en service ,disent les services officiels ( c’est beaucoup plus de pollution potentielle en moins).

Ce que vous appelez taxes compensatoires , serait un principe useur payeur; bien plus difficile à mettre en œuvre que le pollueur payeur (qui est déjà un vrai casse tête, car le bien commun peut être compatible avec une pollution avérée: il ne s’agit pas de réduire les pollutions à zéro, mais de les rendre compatibles avec les capacités de régénération de la terre).On sait quantifier la pollution , on ne sait pas quantifier l’usure associée à chaque usage particulier.

Et puis c’est déjà trop compliqué pour nos dirigeants ,alors ne compliquons pas! Par exemple dans tout ce dossier n’oublions pas que l’état n’a aucun intérêt à la baisse de consommation de carburants, pour lui ce serait d’abord une perte de recettes….

    Par jamas, le 12/11/18 à 12:08

    @ reiller,
    Sans être particulièrement féru en la matière, je crois qu’un individu peut polluer en gros annuellement à hauteur de 500 kg équivalents CO2. Jusqu’à ce niveau la planète absorbe et tout va bien. Au delà, ça dérégule sensiblement et ça pose problème pour les grands équilibres écologiques environnementaux. Bon, ça c’est à la louche ; les scientifiques spécialistes du domaine me corrigeront sans m’offusquer.
    Et un français est en gros à générer 1 tonne équivalent CO2 annuel (un américain;, plutôt environ 2 tonnes).
    Donc, vu comme ça, problème, problème !
    La dette de nos contemporains (et nous mêmes donc) vis à vis des générations futures n’est pas uniquement financière. Elle est aussi écologique et environnementale.
    Je pense que c’est pour cela qu’on entend fréquemment dans les médias parler d’une double dette laissée à nos enfants, financière d’une part, et environnementale d’autre part,
    Formons le vœu qu’il n’y ait pas encore d’autre volets à l’affaire !

Par jamas, le 12/11/18 à 12:11

Correction : Et un français -EN- est en gros à générer

Par reiller, le 12/11/18 à 14:11

@ Jamas
Vous abordez là la grosse difficulté du sujet: dès que l’on observe que certains polluent plus que d’autres c’est la zizanie; et ne parlons pas de la nécessaire limitation du nombre d’humains, le nombre faisant la puissance qui va accepter de limiter son effectif?
Il n’y a donc qu’une solution ,polluer moins et s’en trouver mieux; ce qui exclut toute idée d’écologie punitive , de marche forcée ,….Visiblement nos politiques parisiens n’ont pas encore compris, par contre si les Hauts de France ont réellement fait ce qui se dit, M. X. Bertrand a compris. Ce qui ne signifie pas qu’il sera imité, d’autres chèques transport existent, sans recherche de solution transport pour leurs « bénéficiaires », si mal nommés. clientélisme toujours.

Vous voulez avec force que nous cessions de vivre à crédit, l’un des moyens est la diffusion des bons exemples, ce que détestent nos élites égalitaires: Staline oui, Darwin ,non.

    Par jamas, le 13/11/18 à 19:43

    @ reiller,
    Petit quart d’heure colonial :
    Dans le passé, disons jusqu’à 40 ans en arrière, on fabriquait nos produits d’usage courant, nos chaussettes, nos vélos, nos meubles de salon dans la fabrique du coin, souvent à quelques kilomètres du domicile. Beaucoup allaient au boulot à pied ou en vélo. Mon père allait à la scierie locale en vélo.
    Il n’y avait pas de problèmes de chômage, ce système employant tous les bras avec un utilité et même une fierté sociale bien sentie de chacun.
    Il n’y avait pas de problème de pollution, les trajets des individus et des marchandises étaient très réduits.
    Dans le passé, les problèmes sociaux (garde des enfants, handicap, vieillesse) étaient gérés en interne dans la cellule familiale ; la femme au foyer s’y employant en grande partie.
    Il n’y avait pas de déficit des comptes sociaux, pas de dizaines ou centaines de milliards €. de dettes (ou de francs) accumulés ou planqués sous les tapis. Un retraité couvé du regard par sa bru, ça ne coutait pas cher de gardiennage.
    Nous avons voulu changer de monde. Pourquoi pas dans l’absolu. Mais le drame c’est que nous l’avons fait pas mal à crédit, tant sur le plan financier, que sur le plan de l’utilité sociale de chacun, que sur le plan des équilibres environnementaux.
    Et sur le plan des tensions internationales que ce système peut générer, je ne sais pas ce que l’avenir nous réserve.
    Précision : dans mon mail précédent, j’assimile en fait la tonne d’équivalent CO2 à la tonne d’équivalent C, l’oxygène étant inoffensif.

Par reiller, le 14/11/18 à 09:19

@Jamas.
Passé ce moment de nostalgie ,qu’en déduisez vous?
Que le progrès est détestable? Non.
Que le progrès n’a pas été accompagné d’une vision prospective suffisante? Mais est ce possible? l’avenir n’ appartient qu’aux dieux.
Que l’état a détruit les solidarités locales? Que c’est vrai! Mais que de violences aussi cachées loin du voyeurisme actuel!….

Nous sommes ce que nous sommes devenus. Et le passé n’est qu’un socle pour réfléchir au présent. Et le présent ce sont des français individualistes ,râleurs, toujours à mendier auprès d’un état qu’ils adorent comme le veau d’or, et détestent à juste raison tant leurs élites ne le sont que par l’ostentation.

Il y a bien actuellement une prime à qui achète une chaudière fuel neuve?….et je viens d’entendre que le chauffage fuel sera bientôt interdit (j’espère que c’est pour les constructions neuves, mais cela n’a pas été dit!) Nos dominants ne brillent que dans la seule l’ostentation, et vous voudriez que cela marche?

Qui étaient les bonnets rouges? Des éleveurs de porcs en batterie interdits d’avenir et des petits patrons routiers sur le déclin, manipulant leurs salariés. Nos politiques ,courage fuyons , ont sauvé leur train de vie. A nous de payer l’ardoise, qui est lourde. La juste taxation des camions étrangers attendra, aux frais des français.

Alors nous doutons, il y a de quoi! M. Macron candidat donnait l’espoir d’un peu de sérieux là haut. Raté!
Nous avons gagné un roitelet qui monte sur son porte avion pour nous parler. Et surement pas pour nous dire, qu’il va nous sortir de l’étouffement bureaucratique . Surement pas, qu’il s’étonne des notes de frais bien rebondies de F.O. que tout les média vont très vite oublier tant il y en a des milliers d’autres. Mais surement pour nous dire que notre mauvaise humeur n’est pas motivée, comme s’il suffisait de distribuer des sous pour redonner espoir au peuple soumis à son autorité.

Il ferait mieux de casser les monopoles(EDF SNCF…) plutôt que de faire semblant (SNCF EDF); mais là je rêve totalement! Peut être un peu de démocratie à La REM??

Par jamas, le 14/11/18 à 14:08

@ reiller,
Ce qu’il y a déjà de bien dans l’affaire, c’est que nos diagnostics respectifs puissent s’écrire, et, j’ose croire, semblent assez entendables aux lecteurs du forum, et si j’en crois l’absence de réactions contemptrices. C’est déjà ça.
Ensuite il y a une direction nouvelle à insuffler aux affaires publiques, chacun à son niveau (moins de bureaucratie, plus de rigueur dans la conduite des affaires publiques, moins d’emphase, d’esbroufe et de m’as tu vu dans les discours officiels de nos gouvernants, plus de souci de ce que l’on va transmettre aux générations futures,…), une direction pouvant faire quasiment lieu commun.
Pour le progrès linéaire du discours moderniste entendu trop souvent, nos constats d’aujourd’hui conduisent, à vous je pense comme à moi, et à d’autres aussi, confinent à une certaine circonspection, pour le moins. Ca n’est pas mal venu, non plus.
Une leçon que je tire de l’histoire : les discours et les théories sont souvent construits à dessein. Il y a souvent de l’intérêt personnel, catégoriel, ou plus général, derrière.
Le discours et son contenu n’est pas souvent innocent. Pour ne pas dire toujours.

Par reiller, le 14/11/18 à 18:45

@ jamas.
 » Une nouvelle direction….aux affaires publiques » C’était la promesse, le résultat ce sont des réformettes pour le privé, des semblants de réforme pour le public; et des promesses de non impositions faites… à des gens non imposables (écoutez bien le premier ministre en fait deux actuellement!). Enfumage toujours ; le peuple tousse . Normal.
Cela dit ,pour qu’il y ait protestations, il faudrait que ce site soit lu par des opinions diverses….

    Par jamas, le 14/11/18 à 19:40

    @ reiller,
    Oui bien sûr on est un peu seul sur le forum (beaucoup même).
    Soit C.A. nous fait de l’esbroufe avec ses 300 000 membres adhérents ; soit les français en général, ou impliqués dans notre associatif, s’en foutent.
    Au choix !
    Cela étant, je ne chargerai pas plus que ça C.A. Je pense que ça ne doit pas être simple d’exister dans un monde de repli sur soi d’une part, et de subventions publiques nulles d’autre part.
    Il y a quelques années C.A. affichait une bonne vingtaine de collaborateurs. Combien aujourd’hui ?

Par reiller, le 15/11/18 à 15:55

@ Jamas.
J’ai écouté notre président nous parlant sur fond de Rafale. Et c’est amusé que j’ai entendu ce jeune homme nous dire qu’il avait conscience de ce que nous aimons, toujours pas, nos dominants. Croyait il qu’il lui suffirait d’apparaitre pour nous séduire? Son discours le laisse supposer…pourtant il sait ce qui ne va pas:
La « moralisation » qu’il a lancée, n’avait elle pour but que de nous enfumer? Où est le changement?
Sa majorité pléthorique et aux ordres, ne pouvait elle réduire les ors et apparats indécents de l’assemblée? Nous lui en avons donné les moyens pourtant!
Les ordres et contre ordres ,taxes et contre taxes, qui pleuvent au prétexte de changement sont ils pensés et présentés pour convaincre qu’il y a aux commandes autre chose qu’un trésorier à la recherche désordonnée de ses sous?
Comment croire aux bienfaits de la réformette de la SNCF qui ressemble comme deux gouttes d’eau à la soit disant mise en concurrence d’EDF? Avec imposition à tous les fournisseurs de KWh du statut des agents EDF, s’ils produisent sur le sol français;….
Et quand j’entends tous ces faux jetons qui ont voté à l’unanimité la taxe carbone et ses augmentations futures, en dire tout le mal possible, comment croire au monde nouveau promis?
…..
J’ai un gilet jaune.

    Par jamas, le 15/11/18 à 16:41

    @ reiller,
    Votre diagnostic est picaresque. Mais je le partage.
    Je trouve nos gouvernants y compris le président assez faibles en pédagogie, pour ne pas dire plus. Très bons en habillage d’après coup come tous, mais faibles en pédagogie efficiente d’avant ou de pendant la bataille.
    Et je trouve les oppositions, y compris les verts, qui ont voté comme un seul homme la montée en puissance des taxes carbone assez dignes de Tartuffe.
    J’ai aussi un gilet jaune… mais dans mon vide poche !

Par reiller, le 15/11/18 à 18:46

@ Jamas..
Sortez le, ce gilet jaune!
Quand j’entends les verts demander du pouvoir d’achat, je me dit qu’ils n’ont de vert que le désir de monter sur le trône en or massif. Car enfin où est l’aspect écolo de la consommation?
Quand j’entends que l’on vise plus aucun chauffage au fioul dans 10 ans, je me demande qu’elle inquisition va pourchasser ces chaudières, et pourquoi on m’incite à en acheter une neuve avec de l’argent public.
Et quand on me promet des baisses d’impôts sans le moindre réforme de l’appareil d’état, mais avec une expansion nouvelle de l’état (chômage, formation professionnelle, …..), je pense mensonge.
…..
Il n’y a plus de pédagogie possible pour faire croire à la cohérence de l’action politique .

Et pourtant des ministres féminins ,dits techniques, font du bon boulot en silence ,dans les limites étroites définies par le grand chef, avec un sens aigu du compromis gage d’impuissance.

    Par jamas, le 15/11/18 à 19:04

    @ reiller,
    Concernant cette affaire de gilets jaunes, 3 remarques :
    -Personne ne me dit à ce jour quel est le coût public, tous secteurs impactés confondus, d’un kilomètre parcouru en moteur diesel ou essence, coût public censé être compensé par les taxes rapportées,
    -Les tenants de la voiture-travail et passage obligé ne me disent pas comment lutter contre le dérèglement climatique et le réchauffement de la planète du fait de l’homme, plus vraiment contesté aujourd’hui,
    -Les tenants des aides compensatoires à un dispositif  »punitif » ne me disent pas comment éponger nos immenses déficits publics.
    Dans ces conditions, permettez moi de m’abstenir.

Par reiller, le 16/11/18 à 09:30

@ Jamas.
Profitez de la fête, c’est si rare, et puis une occasion de coopération sans intérêts corporatistes à défendre c’est encore plus rare!

Plus sérieusement ,vous ramenez tout aux sous, comme nos dominants, ce n’est pas possible: il faut une âme, un espoir , enfin autre chose. Le premier défaut de notre démocratie c’est cela.
C’est le signe d’une bureaucratie, comme l’est l’impuissance des élus et politiques. Même moi ,j’ai cru que cette marée de députés débutants allait changer les procédures de « travail » à l’assemblée, c’est totalement raté! Pourquoi? Immobilisés par la bureaucratie? Achetés par leur paye faramineuse, qui fait de l’élu un membre de la classe dominante ,instantanément?

D’une part il n’est pas utile de supprimer totalement la voiture, la planète peut y faire face. D’autre part si certains ont un besoin réel de leur voiture , d’autres ne s’en servent que pour leur confort individuel, d’autres enfin, nombreux, aimeraient bien ne pas faire le plein si souvent.
Que fait la puissance publique pour ces derniers? Il me semble que bien des choses pourraient être faites; un bon moyen est d’imposer aux exécutifs locaux le chèque transports en même temps qu’une limitation des budgets globaux. C’est dégueulasse, le maniement des hommes ne se fait pas à coup de bons sentiments. Et je réponds ainsi à votre hantise ,justifiée, des déficits.

Plus globalement que le peuple s’émeuvent de cette soudaine aversion étatique contre la bagnole quoi de plus normal? Que fait La mouche prise dans la toile d’araignée? Et qu’elle compréhension a t elle de ce qui lui arrive? On construit,encore aujourd’hui, des HLM en plein désert; les bus ne vont pas ,ou plus, c’est pire, dans les cités soigneusement construites en lointaine banlieue (banlieue ,lieu de bannissement), Et sous mes fenêtre une mairie obtuse construit des parkings pensant que l’on rentre dans les commerces en voiture(c’est ,soyons justes , ce que réclament les commerces qui vont mal).
Peut être peut on protester contre des dominants, que nous payons fort cher, et qui ne voient pas plus loin que leur intérêt de classe immédiat? Au point que le silence des écologistes est assourdissant,… des élections arrivent. Vive le dégagisme! Mais cette fois ci ,il nous faudrait un cahier de doléances.

Par jamas, le 16/11/18 à 10:43

@ reiller,
Ah, malheur à moi, comme vous dites, c’est vrai je ramène obsessionnellement tout aux sous.
Et je revendique et persiste. Je sais, c’est trivial et petit. Oh, le vilain mesquin !
Mais malheureusement un jour les athéniens s’atteignent.
Connaissez vous quelqu’un qui ne ramène pas tout aux sous dans le monde actuel ?
Tiens, les gilets jaunes par exemple. Pourquoi râleront ils demain ? Pour une histoire de sous qu’on leur prend, il me semble, sauf erreur de ma part.
Cela étant je peux râler demain contre le niveau des prélèvements obligatoires, 46 % sur PIB. Là oui, pas de souci, j’en suis si le motif de la taxe carburant est extrapolé au grand large.
Ou encore mieux, je peux manifester contre l’écart entre les dépenses publiques, 56 % sur PIB, et les déficits publics grandissants pour combler une partie de l’écart. Et pour réinventer un autre système plus pertinent, et pérenne.
La politique devrait être une histoire d’exemplarité dans les actes désintéressés du quotidien, pour le bien de tous. Au lieu de cela, c’est vrai elle est trop devenue une histoire de moyens, de budgets, de crédits débloqués, comme on dit, souvent sans ressources derrière, et dont les hauts responsables se félicitent.
Eh oui, les sous sont partout. Ca n’est qu’un constat à la base, ça n’est pas de mon fait et c’est quelque part déplorable. Mais…

Par reiller, le 16/11/18 à 14:28

@ Jamas.
Je vous chahute , mais c’est vrai qu’à coté des 1000 Mds et plus, engloutis dans un état puits sans fond, il faut ,ne serait ce que pour faire passer cette grosse pilule, il faut donc un discours d’avenir. Au lieu de cela il n’y a plus, et depuis longtemps, que des chiffres, secs comme un coup de trique. Machiavel nous le dirait, ce n’est pas de la bonne gestion des affaires publiques!

Aux difficultés rencontrées par cette majorité toute nouvelle ,et si vieille déjà, il faut ajouter un rien qui me perturbe de plus en plus: l’appareil d’état doit être totalement déboussolé par la volonté politique de faire bouger les choses, qui bouscule ses ronrons confortables depuis 50 ans d’inaction . C’est sans doute la cause des décisions approximatives actuelles. Tout se passe comme si les politiques , coupés de l’appareil d’état, décidaient en réunion. Ce mode de direction étudié par les américains, est appelé par eux ,la grande poubelle: il en sort au hasard des décisions qui préexistent aux problèmes, lesquels ne sont jamais explicités!

Et puisque vous paraissez douter de l’emprise de la bureaucratie, demandez vous pourquoi dans les programmes scolaires en économie le chômage est attribué au seul défaut de formation des actifs (source Les Echos). Mais c’est vrai, vu de l’appareil d’état, la dépense publique qui le paye, ne peut peser sur la compétitivité!

Pour ma part , je ne souhaite surtout pas des politiques désintéressés: ceux là seraient des fous furieux. Moins affamés de gloire et d’argent me suffirait.

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