Le 23 mai 2018

Politique de la ville : des milliards d’euros dépensés pour un désastre!

Contribuables Associés se bat contre les gaspillages d'argent public. En 2015, l'association a publié une enquête sur les milliards dépensés dans la politique de la ville. Aujourd'hui le président de la République fait le même constat...

Emmanuel Macron s’est exprimé ce mardi 22 mai devants des représentants des banlieues (élus, associatifs, chefs d’entreprise) à l’Élysée. Le Président a annoncé plusieurs plans dans les quartiers contre la drogue, les discriminations, proposé des stages pour les élèves de 3e… On peut mettre en doute l’efficacité de telles propositions.

Le Président ne le sait que trop bien et ses récents propos rapportés par Le Canard enchaîné (propos tenus au Conseil des ministres, le 16 mai 2018) confirment ce que Contribuables Associés ne cesse de dénoncer depuis des années : « La politique de la ville est un échec. Depuis 20 ans, on a donné des milliards sans jamais régler les problèmes ».

Le bilan de la politique de la ville est effectivement désastreux, sur le plan humain, sécuritaire et budgétaire : elle a coûté plus de 100 milliards d’euros aux contribuables ces 30 dernières années.

A elle seule, la rénovation urbaine des quartiers prioritaires, « le plus grand chantier de notre Histoire », dira Jean-Louis Borloo (ministre de la Ville entre 2002 et 2004), a coûté 48 milliards aux contribuables entre 2005 et 2015.

A  quoi ont servi ces milliards ?

Pas à réduire l’insécurité puisque les différents se règlent désormais en pleine rue et à coups de fusil d’assaut.

Pas à favoriser la « mixité sociale » puisque les citoyens ordinaires désertent les banlieues dès qu’ils le peuvent pour échapper à la loi des bandes.

Pas à améliorer l’emploi dans des zones où le taux de chômage est le double de celui de la moyenne nationale.

Pas à réduire la pauvreté : la proportion de personnes vivants sous le seuil de pauvreté dans les « zones sensibles » est trois fois supérieur à ce qu’il est ailleurs.

enquêtes-du-contribuable-politique-de-la-ville

Contribuables Associés a rédigé une enquête minutieuse et unique sur l’argent public dilapidé dans les quartiers de la politique de la ville (décembre 2015).

Pour tout savoir sur la politique de la ville, téléchargez gratuitement cette enquête via le module de téléchargement à droite de votre écran.

 

 

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Par jamas, le 23/05/18 à 17:33

J.L. Borloo pour la ville, Ch. Boutin pour le logement opposable, M. Hirsch pour le RSA, et tant d’autres ministres pétris comme on dit de bonnes intentions apparentes sont des catastrophes pour nos finances publiques. Il se constituent des notoriétés à bon compte sur le dos de nos finances et de nos dettes publiques.
je soutiens E. Macron qui a mis le Oh là à la fougue empressée et poudre au yeux de J.L. Borloo.
Pour supprimer les zones de non droit et la jungle dans les quartiers, légalisons les drogues et mettons les en vente, comme le tabac et l’alcool dans les échoppes autorisées pour les drogues douces, dans les pharmacies pour les drogues dures;
Et par ici les taxes ! Et par la sortie les trafics et l’argent facile !

    Par reiller, le 23/05/18 à 17:42

    @ Jamas.
    Jolie sortie!
    Mais soyons honnêtes il n’y a pas que la drogue qui pourrit ces quartiers, ( pas transports en commun, écoles de dernière classe, mixité sociale et ethniques au placard des discours faux)

      Par jamas, le 24/05/18 à 12:23

      @ reiller,
      Si on fait un comparatif -quartiers de banlieues contre campagne-, je doute que le comparatif en question soit en faveur de la campagne en matière d’équipements et de services publics (commerces, écoles, crèches, poste, hôpitaux, piscines, terrains de sport, transports en commun…).
      Mais cela étant, le centre-ville est le centre-ville, la banlieues est la banlieue, la campagne est la campagne. Il n’y a pas lieu de tout chambouler : mettre la campagne à la ville, le centre-ville en banlieue, la ville à la campagne, la banlieue en campagne, etc. Chaque zone a sa spécificité.
      Et l’argent public doit être réparti sans gabegie, et avec équité. Mais ça ne me choque pas qu’il soit, dans une certaine mesure s’entend, réparti à proportion différente selon le secteur d’investissement.
      Financièrement et en terme de services publics, l’égalité des territoires de la république, idéologisée comme on l’entend, est une vue de l’esprit, incompatible avec l’emploi parcimonieux et scrupuleux du denier public.
      Cf la SNCF au cœur de l’actualité. Il n’y a pas de service du chemin de fer digne de ce nom en campagne. Où est le problème ? Faut il investir pour des trains vides ?
      Je réponds non. Et je suis un défenseur de la campagne !

        Par reiller, le 24/05/18 à 13:58

        @ Jamas.
        Ai je dit le contraire? Et créer de grands ensembles ne me choque pas, il faut densifier les villes; mais ne prévoir aucun moyen de rejoindre les bassins d’emploi est stupide.

Par reiller, le 23/05/18 à 17:33

Chance, Borloo n’a pas placé son nouveau plan; mais il est quand même curieux que cet homme qui a produit la copie que tout le monde attendait, vu ses états de services, ait reçu comme appréciation sur sa copie « hors sujet ».
11 ou 13 plans sortis de Paris ,pour qu’enfin quelqu’un dise que les problèmes locaux sont à résoudre localement; mais hélas une fois de plus la prise de position présidentielle parait ignorer les racines du mal, et ne modifie en rien l’organisation qui a conduit à cet échec répétitif: L’ANRU dont son créateur dit bien du mal et les offices HLM sont toujours là…. et aucune décentralisation n’est envisagée. Cet art de faire des réformes sans changer le fond, finit par agacer

Par Micolon, le 25/05/18 à 00:26

Je suis d’accord et je le répète depuis au moins 20 ans à mes amis et connaissances, le commerce des drogues devrait être géré par l’état. Les bénéfices serviraient à payer le coût des « cités », et couperait les revenus de tous ces dealers. Comme ils ne resteraient pas inactifs, il faudrait aussi payer un renforcement policier pour contrer l’augmentation des autres modes de délinquance où ils se recycleraient.

Par Christian MULOT, le 25/05/18 à 09:10

Simple citoyen, je suis surpris en allant dans une zone dite difficile, situé à 5 ou 6 kms de mon domicile. Surpris de la puanteur du hall d ‘entrée, de l ‘ascenseur, des paliers refait a neuf il y a 1 an.

Par CARTON FONZI, le 25/05/18 à 09:22

Que dire! Je ne crois plus à une politique honnête . On ne vote pas pour un président ; on vote pour éviter les autres . Et les seuls ou seules qui sembleraient un peu meilleurs n’ont aucune chance de passer.
De plus , je pense que quand on a finit son mandat, on ne devrait pas avoir autant d’avantages ( personnels , émoluments disproportionnés, et tous les avantages qui s’y attachent ).surtout quand le résultat a été négatif!
C’est pareil pour les salaires des députés et sénateurs.

Allez voir en Suède , en Finlande et Norvège ; faisons comme eux , et peut-être diminuerons vraiment notre dette. Allez en Tchécoslovaquie et vous verrez que les seuls réfugiés ( rares ) s’adaptent à la façon de vivre du pays et ils travaillent .
La solidarité , c’est bien mais ça se mérite.
Les Français sont surtaxés au nom de la solidarité ; cela nous donnerait envie d’être étranger ou de partir ailleurs.

    Par reiller, le 25/05/18 à 17:57

    @ Carton Fonzi.
    Puisque vous connaissez d’autres mondes que le notre, en quoi sont ils différents du notre?
    Ou bien demandez vous si vous même résisteriez longtemps à la tentation d’augmenter vos avantages et salaires si vous aviez la possibilité de le faire.
    En général on accepte les contrôles, les contraintes, dans les services de l’état français c’est obscène: on en parle même pas!

    Par Sanfourche, le 26/05/18 à 17:43

    Je suis entièrement d’accord avec ce Monsieur sur tous les points, dommage que les politiques n’entendent que ce qu’ils veulent bien entendre. Il est anormal qu’ils continuent tous à ce gaver sur notre dos et leur vie durant.

      Par reiller, le 26/05/18 à 18:09

      @ sanfourche.
      Demandez vous pourquoi nos députés acceptent cette situation ,puis y participent.
      Avant La REM on pouvait accuser les partis politiques de sélectionner des candidats pas très reluisants; mais dans cette assemblée il y a suffisamment de députés tout neufs en politique pour que l’on s’interroge sur le fonctionnement de nos assemblées. Comparer à ce qui existe à l’étranger serait raisonnable ,hélas personne ne veut le faire; j’ai en tête une bizarrerie de notre système: les attachés parlementaires sont salariés de l’élu, et, au pays des grimoires, sans diplôme spécifique!

Par Courly, le 25/05/18 à 18:07

Partir , c’est ce que font les retraités , pour certains a contre coeur , d’aller vivre ailleurs et cela va augmenter avec la Macronnerie . La suppression des politicards sera la seule porte de sortie pour les français , arrêtez de voter et changeons de style de gouvernance .Le pays est une ENTREPRISE , faisons le nécessaire pour virer tous les bons a rien qui se servent dans nos impôts et surtout qui n’en payent pas et gaspille a outrance .Pdg et directeurs a mettre en place ,suivi des comptes annuellement et info a la population , consultation si nécessaire sur les sujets sensibles etc NOUS AVONS NOTRE MOT A DIRE

Par BARNIER, le 25/05/18 à 23:30

« ce lundi 21 mai, un commando cagoulé, armé de kalachnikov a fait irruption à la cité de la Busserine à Marseille et on mis en joue des policiers » Cette scène paraît totalement surréaliste et impossible dans tous les pays occidentaux et la plupart des pays du monde. Dans quelle catégorie placé un pays subissant cela ? La solidarité et la privation fiscale des moyens financiers des contribuables aboutissent à cette catastrophe : des personnes barbares, délinquantes et potentiellement criminelles imposent leur modèle dans le territoire qu’elles s’approprient en montrant que toute représentation policière risque de mourir. AUCUNE SANCTION, AUCUNE REACTION, les politiques et les magistrats cautionnent le commando et s’associent aux scooters qui sortent les policiers de ce territoire. Les objectifs de 80% des occupants sont : siphonner l’argent pour ne rien faire, envoyer de l’argent à l’étranger et pour ce commando, c’est un cran au dessus : acheter des armes, produire de la violence et de la dégradation sordide.

Par Endeavour, le 26/05/18 à 08:53

@Barnier Ici, on se moque évidemment des armes qui circulent aux USA. Mais que fait-on chez nous pour les éradiquer ?

Par prosper, le 26/05/18 à 19:29

Même Rachida Dati a dénoncé récemment le plan Borloo (et elle n’y va pas par quatre chemins). Tous les plans précédents flirtaient avec les politiques de l’autruche et de la patate chaude. Mais le mal est fait, et bien fait. Rafistolage et enfumage sont les deux mamelles de nos « zélites ». Toujours sur le dos du contribuable ( Jamais de leur poche …. responsable mais jamais coupable etc. …)
Je cautionne une grande partie du commentaire de « CARTON FONZI, le 25/05/18 à 09:22 ».

Par reiller, le 27/05/18 à 16:53

@ Prosper.
Et si le problème était ailleurs? Car problème il y a: déverser autant d’argent pour un résultat aussi mince, n’est pas normal.
Je crois deviner que le dossier est partagé d’une manière floue et complexe entre Paris et les exécutifs locaux, plus toute une ribambelle d’agences et autres machins plus ou moins fonctionnaires. C’est déjà une difficulté, surtout avec notre mille feuille territorial. Mais en plus à Paris chacun sait que se causer entre services et ministères est impossible. Hors le problème de la ville est à facettes multiples, il ne suffit de construire ou déconstruire, il faut des écoles, des transports, du travail, du lien social, etc …Avoir une politique de la ville suppose d’abord que les barons administratifs fassent alliance, alors qu’il est clair que chacun bétonne son château fort et défend les frontières de son domaine, de peur de perdre un iota des symboles de son importance (budget , effectifs, place auprès de l’échelon du dessus,….)Ne croyez surtout pas que l’on se roule les pouces chez les fonctionnaires: c’est épuisant d’être toujours sur la défensive.

Par prosper, le 27/05/18 à 18:57

@ reiller
En quarante ans de gabegie (n’ayons pas peur des mots même si cela pouvait ressembler … au départ … à « un bon sentiment »), tout ou presque a été dit, dénoncé (« fracture sociale » dans les années 90 – plan « anti-glandouille » en 2007 etc. …). Alors OUI la question qui vient à l’esprit reste : « Où est passé l’argent des banlieues ? »
Il est tant de sortir de la rubrique compassion. Les pansements sur des jambes de bois, ça suffit !!!

Par reiller, le 28/05/18 à 08:38

@ Prosper.
Encore une fois il faut chercher le pourquoi de cette incapacité publique.
La comparaison avec les pays fédérations (Suisse, USA, Allemagne, …) dit bien en quoi notre décentralisation est mauvaise, et la leur efficace.
La comparaison avec les pays du Nord (Angleterre comprise) dit bien en quoi notre système politique sans contrôles (ou contre pouvoirs) est insupportable,et pourquoi nous sommes toujours en limite de corruption ,trafic d’influences,…
Ecoutez ce qui se dit ces jours ci sur l’Irlande et l’usage que l’on y fait des panels (ou jurys) de citoyens tirés au sort ,pour dégager ce pays de l’emprise religieuse: qu’elle leçon de démocratie pour nous! Et si les manifs ne font plus recette ici, c’est sans doute parce que nous sommes totalement désabusés, fatigués, et non par adhésion au nouveau président….
On n’a jamais fait de bonnes politiques publiques avec des bons sentiments, ce n’est que du clientélisme; et quand ici on nous fait prendre parti sur des statuts dont tout le contenu est caché, c’est pareil.
Cela dit votre image médicale n’est pas bonne: les coûteux pansements sont posés à coté de la plaie, et à coté la place est immense!

    Par reiller, le 28/05/18 à 20:05

    @ Prosper.
    Pourquoi s’étendre? Mais parce qu’alors tout peut arriver.

      Par prosper, le 29/05/18 à 07:49

      @ reiller
      Ce qui doit arriver arrivera fatalement. L’absence de chefs avec un grand « C » fait défaut depuis des décennies. Ils « gouvernent » tous à l’aveugle. Incapables de se projeter même à court terme.
      Pour conclure : « Il est dans la tolérance un degré qui confine à l’injure » Jean Rostand.

        Par jamas, le 29/05/18 à 09:39

        Ou le dicton du jour :
         »Avec des clampins aux manettes, on est assuré de crouler sous les dettes ! »

        Par reiller, le 29/05/18 à 18:17

        @ Prosper.
        Félicitations pour cette citation; car il est vrai qu’à force de laisser faire, c’est insultant ou blessant , comme l’on voudra, pour ceux qui subissent.

        Mais ce n’est pas le C qui manque , c’est pire; car M. Macron fait la démonstration que les tabous CGT, et autres, n’en sont pas: ce n’était qu’illusions ,ou alibis; un petit c aurait suffit.

        Et puis force est de constater qu’ayant fait ce qui était réputé impossible, ce nouveau président s’arrête. Le symbole renversé ,il en reste au geste théâtral et ne va pas chercher les causes (à la SNCF par exemple rien sur les problèmes d’organisation interne qui en font une organisation peu efficace); plus étrange aucune explication audible à destination des vulgaires que nous sommes. Comme si l’état lui même dans toutes ses structures était totalement sclérosé, mort en quelque sorte; qu’attendre d’un mort, quel attention lui porter puisqu’il n’y a rien a en espérer?

          Par prosper, le 29/05/18 à 19:01

          @ reiller
          C’est peut être l’électorat, voire le peuple, qui se sclérose. Ils le savent et en jouent.
          Soupirs.

Par reiller, le 29/05/18 à 22:12

@ Prosper.
Le peuple n’est que ce qu’en font les discours politiques, jusqu’au jour où il devient,pour un moment, autonome. Un certain Machiavel a bien expliqué cela. C’est un peu comme un enfant, il est facile de lui faire prendre les vessies pour des lanternes, sauf qu’un jour c’est fini, et les parents n’ont rien vu venir…

Les politiques sont ils les grands manipulateurs que vous paraissez croire ? Je ne le crois pas. La réalité est que toute organisation vit et défend son mode de vie comme tout être vivant le fait ; et ,c’est la lueur d’espoir, s’adapte à son environnement pour perdurer. Ecoutez le silence fait autour de la pratique démocratique irlandaise: ils ont associé des députés et un panel de citoyens tirés au sort, pour préparer leurs référendums, avec force diffusions des échanges d’idées et invectives au sein de cet attelage ; et miracle le peuple a répondu à la question posée. Mais sont ce les politiques qui font ce silence? Non, même si il faut bien le dire aucun parti politique ne communique ainsi avec son électorat. La presse, l’école, les associations,…préfèrent aussi le confort du silence animal. Je dis animal car sans imagination, et l’imagination c’est le propre de l’homme, non?

Par prosper, le 30/05/18 à 08:13

@ reiller
« Les politiques sont ils les grands manipulateurs que vous paraissez croire ?  » Qui croit facilement est trompé de même. Chacun sert ses propres intérêts. Les manifs, les rassemblements (qui se veulent « Œcuméniques ») se désagrégeront au fur et à mesure que chaque groupe d’acteurs obtiendra ce qu’il espére (ou presque). La solidarité ? Prout !
Les gens ont besoin d’une béquille pour « penser » (ils se sont mis à l’écart de tous les modes de réflexion). Ils sont amoureux de leur propre servitude.

    Par reiller, le 30/05/18 à 09:34

    @ Prosper.
    Là je vous comprends mieux.
    Mais soyons clairs c’est une question sans solution.
    Le peuple inorganisé somme d’égoïsmes n’existe pas, car nous sommes sociaux; le peuple uni, est toujours un drame ,souvent guerrier; le peuple navigue entre deux et la société française est trop, une multitude de corporations.
    Deuxième difficulté. Les groupes ,les organisations, ont une tendance naturelle à devenir animales, donc sans imagination, centrées sur leur croissance et survie dans un monde perçu comme dangereux; il leur faut un management pour bouger. management interne (utopique) ou externe (le marché, les contre pouvoirs).

    C’est, en schéma, ma vision après trente années de service public, et l’observation du naufrage de service dans lequel je travaillais.
    Habermas, que M. Macron connaît bien dit on, propose une solution qui me parait plausible: se parler en respectant un minimum d’éthique, d’où mon intérêt pour l’Irlande et sa procédure de jury populaire. Mais un discours politique dessinant un avenir et expliquant les difficultés du présent serait bien . Ce président en avait un (il était le seul en dehors de Mélenchon) avant d’être élu (reprise en main des hauts fonctionnaires, actions en faveur de la production et de l’environnement,…); élu ,il n’en a plus .

Par jamas, le 30/05/18 à 09:38

Toute cette discussion bien intéressante pose la question de la pertinence d’appréciation du peuple, de l’électorat. De l’électorat toujours présenté comme le premier déterminant et le sachant en dernier ressort.
Mais quand on a un peuple versatile à l’envi, comment prendre des décisions politiques censées aller à coup sûr dans son sens ? impossible.
E. Macron a été en grande partie élu par des gens qui voulaient des réformes et de la rigueur comportementale dans la conduite des affaires. Mais dès que l’intéressé fait un an après ce qu’il a dit qu’il ferait un an avant (enfin un, oserais je dire !) et commence à rogner sur les avantages  »acquis » des uns ou des autres, c’est la ruée dans les brancards, même pour 5 euros d’APL ou une CSG qui augmente sans compensation apparente pour les retraités.
Faudrait savoir comme dirait l’autre !
le peuple veut surtout qu’on réforme pour les autres mais pas pour lui.
Une certaine forme de N.I.M.G. (not in my garden) des pépètes.
Est ce qu’une démocratie du suffrage indirect ne serait elle pas préférable de ce point de vue ? Les élus sont versatiles. Un peu moins que le peuple malgré tout.

    Par reiller, le 30/05/18 à 13:42

    @ Jamas.
    La démocratie n’a rien de simple! Et je suis le premier à dire qu’il n’y a pas de conclusion à cette discussion, tant la notion de peuple est ambiguë, comme celle d’intérêt général d’ailleurs.

    Peut on dire le peuple versatile? Pas d’accord, il vote comme il peut avec les informations plus ou moins vraies, qui lui sont fournies; et puis s’il ne l’était pas ce serait une dictature, celle de la majorité n’est pas plus acceptable que les autres.
    Peut on dire que le peuple sait? Non plus, il faudrait d’abord l’éduquer, lui donner les moyens de décider en connaissances, plutôt que de lui vendre du vent. Que de chemin à faire!

    On peut juste réfléchir à comment faire mieux, et accepter des traits de caractère universels, comme le refus du changement et l’égoïsme que vous signalez. Et faire avec, en arrondissant les angles pour ceux qui sont impactés.

    Avec les idées que j’ai en tête, je crois que c’est la direction décrite par Habermas, qu’il faut prendre ; et utiliser les voies nouvelles ouvertes par internet. Encore une fois l’Irlande est à copier pour certains dossiers, peu nombreux car discuter prend beaucoup de temps.

      Par jamas, le 30/05/18 à 15:51

      à reiller,
      La versatilité n’est pas la multiplicité concomitante des points de vue. C’est la faculté de changer d’avis entre le temps t et le temps t+1.
      En la circonstance, c’est dire en 2017 qu’il faut bousculer les ordres établis, et en 2018 dire qu’on chamboule tout sans respect des droits acquis

        Par reiller, le 30/05/18 à 17:29

        @ Jamas.
        On se comprend bien sur versatilité. Quant à votre individu unique qui change d’avis en un an ,où est le scandale? Et quel niveau d’information avait il, et a t il? C’est facile de dire qu’il faudrait renverser la table, beaucoup moins de participer, même en spectateur, à la manœuvre.

          Par jamas, le 30/05/18 à 18:51

          @reiller,
          Bien sûr on dit qu’il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis. Tout dépend du rythme, soutenu ou pas, et même quelquefois des allers-retours, quand ça n’est pas présenté comme -le vent qui tourne et pas la girouette-, dixit E. Faure.
          Tout cela est affaire d’appréciation. Mais vous ne m’ôterez pas de l’idée que le français est quand même pas mal versatile quand il s’agit de son propre porte-monnaie.

Par jamas, le 30/05/18 à 15:52

Et j’ajoute, pardon, j’ai validé trop vite, de la part du même émissaire de point de vue.

Par reiller, le 31/05/18 à 09:17

@ Jamas.
Je ne connais aucune raison génétique qui nous ferait différents des autres, et des européens en particulier. Si les peuples sont divers c’est qu’ils sont soumis à des contraintes diverses; contraintes historiques, complétées par leur gouvernement présent. Et si vous voulez des exemples d’actualité sur la manière dont nos politiques nous manipulent ,regardez les « réformes » de l’assurance chômage ( recul complet devant les syndicats), de la formation professionnelle (recul prudent devant l’Education Nationale),…Et je m’attends à ce que le nouveau système de retraite « universel » ne concerne que le privé!

Le français se comportent comme un peuple soumis à une bureaucratie, démotivation et mauvaise humeur; certains ont parlé de mort des idéologies à tort à mon avis, les bureaucraties sont froides et immobiles, c’est tout

    Par jamas, le 31/05/18 à 14:40

    @reiller,
    Je crois qu’il y a quand même une différence de comportement citoyen entre l’allemand, le suisse, le danois, le scandinave… et le français.
    Il n’est qu’à voir les débats  »foire d’empoigne », à l’assemblée nationale ou dans les médias. Je doute que dans les pays sus cités les altercations, paroles coupées, réponses à coté de la plaque, effets de manche et autres, soit aussi fréquents que chez nous.
    Si quelqu’un sur le forum suit les débats ailleurs, il pourrait nous donner son avis. Et j’ai l’impression que les français entre eux n’ont pas grand chose à envier à leur personnel politicien et à leurs journalistes spécialisés d’une manière générale et sans citer de nom…

Par reiller, le 31/05/18 à 09:19

Errata; » Le français se comporte ». Que je regrette Discus!!

Par reiller, le 31/05/18 à 17:31

@ Jamas .
Vous avez tout à fait raison: j’ai travaillé en Suisse ,en Allemagne, les comportements y étaient différents; et le plus étonnants sont nos voisins belges. Quel calme que de travailler avec eux!

Ce que je dis simplement est que ces différences sont culturelles, et finalement le reflet de l’organisation ,ou désorganisation, publique: il est parfaitement clair que pour apprendre la discipline il ne faut pas fréquenter nos écoles; et que ce fait a été voulu par nos services d’état. Que je ne parvienne pas à comprendre pourquoi, dit simplement que je ne connais pas assez intimement l’E.N. pour cela, c’est tout.
il y a de la même manière des raisons d’organisation aux éclats de voix inutiles dans notre assemblée nationale; mais notons quand même que les assemblées de députés étrangers sont parfois houleuses; et que nos députés sont plutôt calmes quand ils sont européens, pourtant ils sont français, souvent anciens de notre assemblée nationale!
Que voulez vous, nous nous adaptons au contexte dans lequel on nous met (et c’est heureux sinon notre survie serait en jeu), et le peuple exprime d’abord la manière dont il perçoit les puissants , et que cette perception soit faussée, peu ou beaucoup, n’a aucune importance, seul la perception compte.

Par reiller, le 02/06/18 à 08:29

Suite.
Autre exemple . Lisez l’article de société civile sur la SNCF (publication iFRAP); puis dites nous si vous aviez la moindre idée de comment est organisé et géré cet organisme sur lequel aujourd’hui chacun a un avis. On y apprend que dans le Limousin les billets sont subventionnés à 90%,et les trains vides à 85%, que l’état se moque des dettes pourvu qu’elles ne soient pas visibles, que passer une ligne en matériel roulant TGV peut allonger les durées de transport, que l’encadrement est curieusement nombreux,…et que tout sera fait pour qu’il n’y ait pas de candidats à l’exploitation des lignes (même technique que dans les IEG, on impose à tous les » astreintes statutaires »,….Voyez vous, si vous ne payez rien vous êtes pour, si ça ne marche pas vous accusez l’état, si vous avez un peu conscience de combien ça coûte vous devenez grincheux ,puis désabusé puisque rien ne bouge, avant de vouloir tout mettre à plat n’importe comment. Alors que le peuple soit versatile comment vous dites n’est que signe de malaise et d’ignorance( voulue par l’état); cela dit cela va lui retomber sur la figure, quand ? comment?…c’est le loto des masses populaires.

    Par jamas, le 02/06/18 à 10:48

    Je lirai cet article, à priori édifiant. Mais pas grand chose ne me surprend dans votre énoncé. La SNCF n’a pas fait des dettes à hauteur de 50 milliards €. par hasard, par un simple concours de circonstance fâcheux, Tout cela sous l’œil des sachants qui nous gouvernent, sous l’œil également des sachants des syndicats qui ont laissé pourrir cette situation, sous l’œil des sachants de nos élus du monde parlementaire censés contrôler les finances de la nation et des structures parapubliques, sous l’œil des sachants des partis politiques censés regarder de près la santé des affaires publiques.
    Vous dites l’état. Mais l’état c’est une entité abstraite, informelle en soi. Et en plus c’est bien souvent tout le monde et personne. Tout le monde quand ça va bien, essentiellement le dessus du panier qui se glorifie, et c’est personne quand ça va mal.
    Je préfère cibler au plus concret. Ca a plus de portée efficiente. Il y a des cerveaux physiques et des mains agissantes derrière. En l’occurrence les responsables des corps constituées cités ci-dessus.
    L’état va reprendre 35 milliards €. sur la totalité de la dette de la SNCF. Et pas la totalité. Vous voyez : une certaine forme de vigilance citoyenne peut influer.

      Par reiller, le 02/06/18 à 18:23

      @ Jamas.
      J’ai oublié que la SNCF a son système de santé à elle, meilleur que la S.S.,et en déficit chronique. EDF, que je connais mieux, aussi avait le sien sous forme d’une mutuelle généreuse, en déficit tous les ans aussi, et renflouée tous les ans aussi. En dehors d’un petit cercle ministériel qui le sait? C’est ce problème que je voulais soulever, car ceux qui votent ne savent pas grand chose de toutes ces anomalies par rapport à l’égalité proclamée aux frontons de la république; d’ailleurs ceux qui aujourd’hui ont un avis sur le semblant de réforme de la SNCF, sont dans le même flou. Je me suis fais prendre dans le brouillard cette après midi, tout devient alors fantomatique, difficile à déchiffrer, un peu inquiétant finalement, les français sont dans cette situation tant tout est caché là haut. Ne pas s’étonner dans ces conditions que le jugement des citoyens soit incertain. Et je parie que les députés sont dans le même flou, à quelques exception individuelles près.
      Je comprends bien que le ministre ne puisse dire tout cela crument , mais pourquoi aucun média ,aucune association, ne publie cette information factuelle? Expliquez moi comment justifier que certains agents de l’état bénéficient d’une assurance santé bien plus généreuse que le reste de la population?? On le sait un peu pour les vacances , ce qui est déjà bizarre, mais pour se faire soigner!! Non on préfère se battre sur les statuts, s’engueuler sur des questions de principes; et nos politiques sont très habiles à cela, et depuis fort longtemps.
      Pour info; l’article lu est dans société civile n° 189. Pour faire disparaître la belle mutuelle d’EDF il a suffit de demander qu’elle ait une comptabilité disjointe du reste des activités syndicales! Pas de grève, rien.

Par reiller, le 02/06/18 à 18:43

Suite. j’ai oublié l’état.
J’écris l’état , ou la bureaucratie ,car j’ai bien compris que le pouvoir n’est pas où l’on croit; et finalement ceux que vous dites « sachants » savent peut être une partie, mais ne savent pas comment faire bouger le paquebot. A coup sûr nos députés ne peuvent pas contrôler l’action de l’état, et je ne suis pas certain qu’ils le veuillent tant, dans leurs rangs, il y a d’anciens bureaucrates, toujours sous statut. La bureaucratie a beaucoup d’autonomie, elle seule maitrise les dossiers techniques ; et sa capacité à noyer le poisson est sans limite (j’ai pratiqué!). En plus tout est tellement compliqué dans ce monde, avec rancunes, guerres, alliances fugaces,…que celui qui y va sans connaître le détail du terrain, est perdu.

    Par jamas, le 04/06/18 à 12:28

    @ reiller,
    Je crois que vous avez écrit qu’il faut simplifier le système des nébuleuses publiques ( la SNCF et ses 100 filiales, les EPIC à transformer en S.A. à capitaux partagés).
    A mon avis la solution est pour partie dans :
    1- la simplification des structures et dispositifs publics comme vous le dites,
    2- la concentration de la critique de l’état actuel dans des idées elles aussi simples (la mise en avant de l’ineptie des dettes publiques récurrentes par exemple), sans aller finasser au delà.
    Complexifier la présentation de la situation, présenter des ratios subtiles, permet trop souvent de noyer le poisson, rendre tout cela soporifique au plus grand nombre… et désintéresser la populations des affaires publiques qui la concernent au premier chef.
    On en serait resté à l’idée de base que, quelque soit la majorité aux affaires, quelque soit le régime de gestion des affaires publiques, administratisé à l’extrême ou confié au privé, on ne fait quoi qu’il en soit pas au delà de son budget, que nous n’en serions pas là, avec des situations financières catastrophiques un peu partout.
    Noyer les gens sous les chiffres annexes, non essentiels, n’est souvent pas innocent. Ca permet de faire perdurer les choses.

Par reiller, le 04/06/18 à 09:12

0 C.A.
Je crois que vous pourriez faire le même article sur bien d’autres politiques, pour conclure finalement que les actions de l’état se contredisent, ne sont pas coordonnées,…d’où l’inefficacité constatée; mais l’état c’est alors les grands EPICs un à un, les grandes administrations une à une, ETC…

Par reiller, le 04/06/18 à 17:59

@ Jamas.
Je vous suis totalement. Mais il y a simplifier et simplifier. Si l’on conteste sans biscuits par exemple l’activité routière de la SNCF, on vous répond complémentarité, bénéfices routiers réinvestis dans le rail, et autres balivernes pour enfants de cœur. Il faut obliger à des structures claires ,des comptes séparés et publics. D’abord c’est une demande incontestable, et qui ne peut donner lieu à protestations syndicales; ensuite caché dans tout le flou actuel il y a des pratiques condamnables. J’imagine mal par exemple, que quand la direction de la SNCF se lance dans un transport routier, cette activité soit rapidement rentable; mais il faut réussir ,donc on donne un coup de pouce à l’activité routière, par exemple en ne lui imputant pas les frais de superstructure qui lui sont indispensables. Résultat étonnant l’activité rail se voit gratifiée d’un encadrement bien nombreux, mais ce n’est pas grave puisque c’est le monopole de service public: les contribuables payeront….
Bien sûr il serait plus simple de ramener la SNCF aux rails, et à eux seuls de manière autoritaire; mais croyez moi tous ces gens sont bougrement intelligents quand il s’agit de défendre leur territoire .il faut donc toujours ruser même quand le rail monopole public promeut, sous la houlette de l’état qui dort, sa propre concurrence routière, ce qui parait n’avoir aucun sens c’est vrai.

    Par jamas, le 04/06/18 à 20:48

    @ reiller,
    Eh oui c’est pas grave les contribuables paieront. Comme d’hab, quoi ! Eh bien non, les contribuables doivent se rebeller.
    Bon, la bonne nouvelle du jour : Accor aurait approché l’état pour reprendre sa participation de 14 % dans Air France. Un boulet de moins à assumer et à trainer par le contribuable. Positivons !
    Faut vite faire.

      Par reiller, le 05/06/18 à 09:26

      @ Jamas.
      Espérons effectivement qu’Air France échappe à l’état français; elle aurait alors une chance de survivre. Mais ce n’est pas fait: les idéologues collectivistes vont donner de la voix, sans regarder la réalité des faits.

      J’insiste sur le EPICs car il n’y a pas beaucoup de chemins pour baisser les impôts assassins qui frappent le travail et les entreprises: il y a
      les contrôles de la fraude ,et de la gestion des organisations publiques (mais on n’aime pas contrôler)
      la rationalisation des aides individuelles ou aux organisations ( mais chacune a ses ardents défenseurs intéressés)
      La baisse des effectifs ne produit son effet financier que 30 ans plus tard (ce qui ne veut pas dire qu’il ne faut pas faire!); et par exemple le réforme de la SNCF, si elle va au bout (on en est très loin), n’aura d’effet que plusieurs années après sa mise en œuvre( 10 ans environ au train actuel) .
      Et pourtant il est impératif de baisser vite les charges sur le travail et l’activité industrielle; sinon nous replongeons dans le cercle vicieux du chômage.

Par reiller, le 06/06/18 à 12:04

@ C.A.
Et si vous nous parliez de Satolas, devenu St Exupéry, aéroport de Lyon.
Premier temps. On fait Satolas destiné à devenir vite deuxième aéroport français.
Deuxième temps. On fait le TGV Paris Lyon, grosse réussite qui nuit gravement à Air France,et Satolas.
Troisième temps. Réparons les dégâts! Satolas devient multimodal, l’autoroute y va, le TVG aussi ,…et le succès se fait attendre.
J’ai quitté Lyon ensuite, mais à mon denier passage l’aérodrome ne paraissait pas en forme….

    Par jamas, le 06/06/18 à 12:33

    @ reiller,
    Très drôle, votre histoire de Satolas. Enfin si j’ode dire !
    La puissance publique dans ses actions hors régalien, où l’art de faire deux pas en avant, puis , deux pas de coté, de tirer à hue et à dia. Avec en plus, cerise sur le gâteau, l’art de se faire passer pour indispensable !

Par reiller, le 06/06/18 à 14:15

@ Jamas.
L’histoire lamentable de NDDL ne vaut pas mieux; et notre SNCF qui voit son avenir dans les bus, ou à faire rouler les trains ailleurs, est du même tabac. Mais je peux vous raconter EDF sur le même schéma, ETC…
Et voyez vous je crois que C.A. serait plus efficace dans notre défense en explicitant ces conneries (il faut nommer les choses) plutôt qu’en allant faire la causette avec nos élus, ce qui est évidemment plus gratifiant pour eux, que d’essayer de clarifier l’indigeste soupe gouvernementale.

Par reiller, le 07/06/18 à 08:40

Sur Air France.
La ministre nous dit qu’il faut d’abord nommer (avec 29% des droits de vote) la cruche gouvernementale nommée PDG, avant de s’occuper peut être du capital….
Un élu de gauche explique qu’il faut que l’état garde sa participation, car en ces temps (maudits) de doute sur l’efficacité de l’état actionnaire, toute cession serait interprétée par les masses (non moins maudites) comme un aveux de cette incapacité (imaginaire évidemment). Les idéologies sont les œillères de la pensée.

Le concours de sottises politiques serait il ouvert , comme après l’abandon de NDDL?

    Par jamas, le 07/06/18 à 09:12

    @ reiller,
    Les élus de gauche sont bien gentils mais leurs discours emplis de bon sentiments consistant à dire qu’il faut un état interventionniste en tout sont un leurre.
    Depuis quarante ans je ne les ai jamais entendu alerter qui que soit contre les budgets étatiques en perpétuels déficits dont on refile les sommes non ressourcées qui se cumulent aux générations suivantes ( J.L. Mélenchon par exemple).
    Où est l’éthique humaniste en laissant faire cela ? Charger les suivants comme des mules : bravo la morale !
    Les élus de gauche, majoritairement sortis du giron public, sont bien content d’une situation où l’argent public coule à flots, sur le dos des suivants.
    Je les soutiens sur les facilités trop souvent accordées aux riches ou à ceux qui se présentent bien vite fait comme des créateurs de richesse pour le pays. Je ne les soutiens pas sur le toujours plus social.
    Tant qu’on ne peut pas financer notre politique avec ce qu’il y a en caisse, tout au moins !

      Par reiller, le 07/06/18 à 14:06

      @ Jamas.
      Là vous manquez d’humour! l’argument de cette dame vaut son pesant de cacahuètes.

      Et pendant ce temps là les cheminots font grève….Je ne félicite pas notre président: sa manière de faire les réformes me parait de plus en plus inefficace et brutale, il devrait relire Machiavel, celui là savait voir l’homme et les foules tels qu’ils sont.

Par reiller, le 07/06/18 à 20:15

Sur air France ,encore.
Le premier ministre vient d’en remettre une couche: il faut d’abord que le nouveau PDG définisse sa stratégie industrielle (avec le boulet de l’état ), il sera alors temps de s’occuper de l’actionnariat (qui donc n’a aucune raison de changer!). Ce qui sous entend clairement que l’état est forcement meilleur industriel que tout actionnaire privé!!
C’est moins clair qu’avec la SNCF, car dans ce cas là, l’état ne fait même pas semblant de croire qu’il y a une direction responsable de l’entreprise; mais c’est cohérent.

Cet état qui se sait en aucun cas déléguer est un vrai problème.

Par reiller, le 08/06/18 à 21:06

Suite.
Et sitôt la grève recommence, sans doute une coïncidence.

Par reiller, le 20/06/18 à 14:03

Suite.
La direction provisoire tient bon ,la grève est reportée. Ce n’est plus une coïncidence.

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