Le 5 avril 2018

Pourquoi Contribuables Associés s’oppose à la grève SNCF

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Contribuables Associés n’a pas attendu le nouveau gouvernement pour prôner une réforme de la SNCF. Depuis 30 ans, Contribuables Associés se bat contre les privilèges du statut des cheminots et les gaspillages d’argent public sur le réseau ferré.

Ce n’est pas parce que Contribuables Associés s’oppose à la grève, que nous soutenons la politique d’Emmanuel Macron.

Contribuables Associés est une association apartisane : contrairement aux syndicats, nous n’avons jamais appelé à voter pour qui que ce soit, et nous ne soutiendrons jamais un parti politique.

Contribuables Associés s’oppose vigoureusement aux augmentations d’impôts et de dépenses publiques d’Emmanuel Macron. Nous nous battons avec acharnement contre l’augmentation de la CSG engagée par Macron.

Nous demandons depuis 30 ans une réforme de la SNCF, et la loi Macron ne va clairement pas assez loin : cette réformette ne s’attaque ni aux effectifs de la SNCF, ni aux conditions de retraite, ni aux conditions de rémunération, ni aux billets gratuits…

Contribuables Associés veut remettre la SNCF sur les rails !

Nous sommes des contribuables-usagers, et nous voulons des trains qui fonctionnent.

Stop au monopole : pour que nos trains fonctionnent, il n’y a pas besoin de monopole d’État. La fin des monopoles aboutit à une meilleure qualité de service et une baisse de coût pour les usagers. Qui souhaiterait revenir au coûteux monopole de France Télécom sur le réseau de téléphonie ?

Stop aux inégalités : il est injuste que les retraites SNCF soient payées à 62% par les contribuables, que certains agents de conduite SNCF touchent une retraite supérieure de 1 600 euros brut par mois à la moyenne des retraites du privé, et que le départ à la retraite des agents SNCF ait lieu 5 ans avant la moyenne des autres retraités.

Stop aux privilèges : pour que nos trains fonctionnent, il n’y a pas besoin d’offrir chaque année 100 millions d’euros de billets gratuits aux agents SNCF, à leurs enfants, à leurs parents, à leurs grands-parents, à leurs beaux-parents.

Stop au statut à vie : pour que nos trains fonctionnent, il n’est pas nécessaire que les cheminots aient un statut privilégié garantissant l’emploi à vie.

Pour que nos trains fonctionnent, il faut arrêter les blocages à répétition. En 2017, il y a 362 985 journées de travail perdues à la SNCF à cause des grèves.

Contribuables Associés refuse le chantage des syndicats

Les cheminots-grévistes défendent leur statut, et non l’intérêt des usagers.

Les cheminots-grévistes bloquent la liberté de circulation des usagers, qui ne peuvent ni travailler, ni voyager.

Les cheminots-grévistes s’opposent à une réformette qui ne bouleverse en rien la SNCF, les cheminots-grévistes défendent juste leurs avantages personnels.

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Photo de une : © Sipa
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Par reiller, le 05/04/18 à 18:05

Réformette , vous avez raison, c’est une réformette et les négociations avec les syndicats corporatistes ne sont pas finies, loin de là tant la méthode gouvernementale a été trop brutale. C’est à mon avis la troisième bévue de ce gouvernement( moralisation, vitesse ,SNCF)
Il faut donc s’attendre à une augmentation du prix des billets, mais ce n’est pas sûr car l’état garde la possibilité de subventionner les billets qu’il soient vendus par la SNCF ou d’autres. CA ferait bien de se battre contre cette habitude de notre état de cacher le prix réel des services dont il est responsable: c’est tellement tentant pour les politiques, et tellement inefficace pour les contribuables!

Par bpsp, le 05/04/18 à 21:29

Les cheminots font 2 jours de grève tous les 5 jours pour pénaliser le plus possible des travailleurs :
– Pour bloquer le pays et faire retirer le projet de réforme du gouvernement sur le statut de cheminot.
– Pour n’avoir que 18 jours de grève non payés au lieu de 36 annoncés.
– Pour protéger leur statut de cheminot.
Ce sont des impôts de ceux qui travaillent qui permettent à l’État d’avoir de quoi payer les privilèges des cheminots !
– Et les cheminots font grève pour empêcher les travailleurs d’aller au travail !
– Mais , il y a quelques choses qui ne tournent pas bien rond là… ????
Petite réflexion :
Les terroristes sèment la terreur pour empêcher des gens de sortir de chez eux par peur des attentats, ils prennent donc des gens en otage !
– Mais ils sont traqués et souvent tués sur le coup, ce qui limite leurs actions.
Les cheminots grévistes font grève pour empêcher des gens de rentrer chez eux après 19h00 , car il n’y a plus de train, ils prennent alors des gens en otage !
– Mais ils ne sont pas traqués et mieux encore ils donnent d’avance un calendrier des jours où ils décident de prendre des gens en otage et leurs actions ne sont pas limitées … !
– De cette constatation, est-ce qu’on peut en déduire que :
Les cheminots grévistes sont des terroristes LÉGALISÉS ???

    Par reiller, le 06/04/18 à 14:01

    @ BPSP.
    Les grandes voix du collectivisme n’ont jamais nié que la lutte des classes est une vraie lutte, avec ses morts ,son goulag,….
    Mais si le droit de grève pour lutter contre l’état démocratiquement élu n’existait pas en France ,comme en Allemagne par exemple, cette chienlit n’existerait pas; et à mon sens le vrai privilège est là : droit de contester l’état employeur choisi par le peuple.

      Par bpsp, le 07/04/18 à 10:08

      Tout est dit dans la pétition contre manif en ligne :
      – Les cheminots grévistes défendent leur statut, et non l’intérêt des usagers.
      – Les cheminots grévistes bloquent la liberté de circulation des usagers, qui ne peuvent ni travailler ni voyager.
      – La SNCF – en situation de monopole – ne devrait pas faire grève
      – Les cheminots-grévistes bloquent une nouvelle fois le pays alors que la réforme Macron ne touchera ni les effectifs, ni la rémunération, ni le montant des retraites…
      – Les retraites des cheminots sont financées par l’impôt des Français (et sont largement supérieurs aux retraites moyennes des Français)
      Les cheminots grévistes s’opposent à une réformette qui ne bouleverse en rien la SNCF, les cheminots grévistes défendent juste leurs avantages personnels.
      Les travailleurs français sont condamnés au goulag !
      Goulag créer en toutes pièces par les fonctionnaires pour sucer le sang de ceux qui travaillent !
      Droit de grève OUI, prendre des gens en otage NON (grève tournante avec un service minimum pour ne pas prendre des gens en otage).
      Il est temps que le peuple silencieux se réveille pour prendre leur destin en main de ne plus jamais subir le goulag imposé par les fonctionnaires.
      SIGNER, PARTAGER POUR FAIRE SIGNER MASSIVEMENT LA CONTRE MANIF EN LIGNE

Par jamas, le 06/04/18 à 09:26

Si on est rigoureux dans le raisonnement, et si on veut des finances publiques saines, ce qui est quand même un des fondamentaux principaux de la gestion des affaires publiques, la bonne position à tenir est à mon avis la suivante :
-soutien et accentuation de la réforme de la SNCF en perdition, qui va dans le sens du moindre cout public de l’affaire, donc dans le sens de moins de dépenses publiques,
-approbation de l’augmentation de la CSG de 1,7 point qui ramène de l’argent dans les caisses de l’état largement déficitaires, même si d’autre formes d’augmentation des ressources auraient pu ou seraient possibles, je pense notamment à l’augmentation de la TVA prônée l’année dernière par F. Fillon et souvent mise en parallèle de la présente augmentation de la CSG.
Le président de la république fait certes des erreurs, favorise peut-être un peu trop le capital, mais au moins lui, il se bouge.

    Par reiller, le 06/04/18 à 14:36

    @ Jamas.
    Sans doute se bouge t il, ce qui n’est pas courant ici, mais il se trompe totalement de combat comme je l’ai déjà écrit: les personnels des EPICs ne sont pas responsables de la gestion de ces organisations par un état qui cumule incompétence d’actionnaire, irresponsabilité (souvenez vous des dividendes prélevés sur EDF déjà bien mal en point), et stratégie de girouette.
    Je sais bien que ceci ne peut être avoué, mais que la réforme de surface en cours ne change pas un iota de cette situation est dur à avaler!
    Plus étonnant pour ceux qui sont rationnels est la demande des grévistes de rester totalement sous le houlette de l’état français dont tous désapprouvent la gestion passée; ce qui prouve qu’il s’agit d’un combat idéologique pour une société sans classes ni argent, mais tout combat idéologique dans une démocratie raisonnable est interdit aux syndicats puisque ce sont les élections qui ont cette fonction.

    Mais où voyez vous que cette réformette permettra de réduire les coûts?? Si vous espérez ce miracle de l’extinction progressive du statut sur 30ans, vous vous trompez à coup sûr. Et même la concurrence aurait peu d’effets vu les astreintes imposées via les accords de branche: tout reposera en fait sur la capacité de la direction de la SNCF à aller vers plus d’efficacité interne ( ce qu’elle sait faire à l’étranger) ce dont on ne dit mot,… et qui lui a été interdit sous Hollande! Et puis la SNCF surendettée a un outil de travail vétuste, vous voyez ce que cela signifie?

      Par jamas, le 06/04/18 à 15:35

      @reiller,
      Parfois je suis dubitatif à vous lire.
      Vu le poids des syndicats et des résistances diverses y compris jusque dans les hautes sphères de l’entreprise, on n’a présentement pas le choix entre une réforme complète ou idéale et le statut quo. On a le choix entre une réforme négociée cahin-caha et en face le statut quo, et même plus d’investissement public dans l’affaire (remise à niveau des réseaux+ gonflements des frais de fonctionnement).
      Vous voyez combien c’est déjà difficile de faire bouger les mentalités avec le maintien du statut pour les cheminots en place.
      Moi je soutiens ce qui vient, même si c’est imparfait. Tailler des croupières à une réforme imparfaite ( ce qui en plus fédère d’ailleurs facilement un peu tout le monde, toutes les solutions alternatives réunies s’il y en a) c’est courir le risque d’écoeurer ceux qui s’ attelle à la réforme actuelle (cf 1995 et A. Juppé pour les retraites). Et de n’y revenir que dans 20 ans.
      Ce n’est pas forcément parce qu’on adhère à tout qu’on soutient. C’est un peu comme les votes de seconds tours d’élection, où c’est là normalement l’heure du choix du moindre mal. Et pas de l’adhésion globale !

        Par reiller, le 06/04/18 à 17:27

        @ Jamas.
        Douter est excellent, il faut douter.
        Cela dit j’ai simplement écrit en sous entendu que cet réforme était à faire par la direction de la SNCF, et non par un état dont ce n’est pas le rôle. Et j’ai beaucoup de mal à ne pas penser que dans cette affaire l’état ne cherche pas autre chose que l’efficacité de son EPIC, et la baisse de nos impôts.

          Par jamas, le 07/04/18 à 15:38

          Comme avec l’assurance-chômage, comme avec les retraites, comme avec la formation professionnelle, comme avec les hôpitaux publics, la santé, comme avec le duo pôle EDF-Areva, confier la gestion de ces services publics ou parapublics, soit au partenariat social, soit à des comités de direction d’EPIC, soit même à des directeurs+ conseils d’administration de S.A. pour EDf ou AREVA par exemple , ça se traduit quasi à coup sur par une gestion pour laquelle il faut que l’état y remette au pot toutes les x années.
          Est ce que c’est l’état qui défaillie dans son poids décisionnel au quotidien, dans ses exigences en matière de dividendes, etc ? je ne sais pas.
          Toujours est il que l’état doive s’en mêler un jour pour apurer la situation et que ça se traduit le plus fréquemment par des remises au pot, qu’elles soient qualifiées de recapitalisation, de reprise des dettes ou d’un autre moyen de récupérer la situation financière.
          Qu’on arrête de faire tout sous l’égide de la sphère publique :
          1- si ca n’est pas du pur régalien que seule la sphère publique peut faire, ça ne fait des tas de domaines en réalité (administration génale, législation et réglementation, affaires étrangères, défense du territoire, police, justice, impôts de base, social, sanitaire et environnemental de base, de base ça veut dire sans peaufiner toujours plus dans la subtilité qu’on ne peut pas se payer),
          2- si c’est en dehors du régalien et si c’est déficitaire récurrent. Et si en plus ailleurs ça marche sous sphère privée..

Par CAMDESSUS, le 07/04/18 à 14:13

Bonjour,

Je suis mort des honte quand j’entends les responsables du NPA (auquel est affilié SUD-RAIL) revendiquer le droit à la paresse ! Personnellement, je trouve que la paresse est défaut méprisable au possible !

De plus, la CGT dit que pour donner satisfaction à ce tas de fainéants; il n’y a qu’à augmenter les impôts ! Comment peut-on oser dire cela dans un pays où les prélèvements fiscaux et sociaux atteignent 45 % du PIB ? Je compte sur le gouvernement pour dire à ces gens « Non, non et mille fois non ! »

Par reiller, le 07/04/18 à 16:59

@ Camdessus.
Vous n’avez pas travaillé pour l’état cela se voit!

Par reiller, le 07/04/18 à 17:31

@ Jamas.
Totalement d’accord, mais nous sommes minoritaires tant les français sont tenus dans l’ignorance de ce qui se passe dans ces services publics. Petite remarque: entendez vous l’opposition dire tout le mal que l’on peut penser de la gestion étatique de la SNCF? Pourtant la CGT ,et Sud ,eux le disent! Où sont les libéraux en France??

Pourquoi l’état a t il tant de mal à gérer les EPICs?
La réponse a été donnée par beaucoup ,dont l’iFRAP: l’état est en permanence tiraillé entre des objectifs contradictoires , comment voulez vous faire réussir une organisation industrielle et commerciale en courant après plusieurs objectifs contradictoires? J’ai reçu ordre d’embaucher parce que le chômage montait, c’est évidemment suicidaire, et pourtant 3 fois! EDF a versé un très beau dividende pour renflouer les caisses de l’état alors que ses comptes étaient mauvais et ses tarifs contraints, idem suicidaire! La SNCF largement subventionnée a reçu ordre de construire des lignes TGV sur lesquelles elle n’avait pas liberté de positionner les gares, c’est fou!
Ajoutons un détail qui a son importance, la bonne gestion des EPICs n’est pas un objectif important par rapport aux objectifs politiques, ce sont des » détails » sur lesquels les politiques ne se penchent que quand cela va très mal et qu’il faut perfuser; le reste du temps il vaut mieux augmenter les impôts ou la dette souveraine ,que les tarifs ,ça fait moins râler le peuple. Le résultat est là: équipée d’un parc de centrales ultra performant, EDF sombre !

    Par jamas, le 07/04/18 à 20:15

    @reiller,
    Bien reçu votre explicatif. Je comprends totalement ce que vous dites d’EDF et de la SCNF au sujet des dividendes confortables demandés par l’état pour EDF (rentabilité de 5% en gros et même au dessus si j’ai bien vu ces dernières années, ce qui plus que correct avec en même temps l’exigence étatique de tarifs bridés), et des lancements de lignes TGV souhaitées en haut lieu (ou dans les régions aussi de la part des roitelets locaux!!!) pour la SNCF.
    Ca montre c’est vrai que l’état a sa part de responsabilité dans ces sociétés au fonctionnement bancal. Mettons. Mais responsabilité à quelle hauteur du total ? Un tiers, la moitié, les trois quart ? Moi, j’en ai un peu assez que, quand quelque chose ne va pas, on aille taper l’état systématiquement, toujours l’état, lequel est lui-même endetté plus que toute autre structure publique ou parapublique.
    Pour la SNCF et ses 46 milliards €. de dettes, à quelle hauteur du total, l’état va t il s’allonger : un tiers ?50% ? les trois quarts ? la totalité ?
    L’état n’est quand même pas responsable de tout dans le pays.

      Par reiller, le 07/04/18 à 21:05

      @ Jamas.
      Depuis quand n’est on pas responsable de ce l’on possède et dirige??

        Par jamas, le 08/04/18 à 09:29

        @ reiller,
        L’état est il par exemple responsable du personnel pléthorique dans les bureaux de la SNCF ?
        L’état est il responsable de la gestion déficitaire des dispositifs sociaux qu’il a confié aux partenaires sociaux ?
        Un actionnaire est il responsable à 100 % de la gestion de la boite parce qu’il en possède une part ?
        A quoi servent les dirigeants de sociétés parapubliques (et leurs salaires confortables) s’ils ne prennent pas de décisions pour la conduite de la boite et s’ils ne sont responsables de rien ?

Par reiller, le 07/04/18 à 18:05

@ C.A.
Une réforme constitutionnelle se prépare, je suggère d’y mettre deux principes nouveaux:
-Une grève ne peut avoir pour objectif de contester l’action du gouvernement élu démocratiquement ( La jurisprudence le dit déjà, il vaudrait mieux l’expliciter)
– Nul n’a le droit de définir lui même, sans contre pouvoir ,ses salaires et avantages.

Par reiller, le 08/04/18 à 12:19

@ Jamas;

Oui l’état est totalement responsable du management qu’il nomme ;et si ces directeurs et PDG n’exercent pas les responsabilités qui leur ont été confiées, c’est à celui qui les a nommés de les démissionner. Une lettre de mission accompagne en principe une nomination et le management a pour mission de la respecter; mais je doute souvent que l’état se donne encore, la peine d’expliciter ce qu’il veut! Le sait il d’ailleurs? Et c’est pourquoi notre système fonctionne si mal: en cas de difficultés, les politiques choisissent d’abord la dette, puis les impôts, et détestent augmenter les tarifs car les citoyens utilisateurs protestent à chaque augmentation de tarifs. D’où la gestion des EPICs que vous dénoncez, et qui met leur management en situation d’injonction contradictoire

L’état n’est pas directement responsable du fonctionnement des organisations gérées par d’autres, partenaires sociaux par exemple; mais il a la responsabilité de changer l’organisation que lui même a choisie ,si elle dysfonctionne. Ce qu’il fait d’ailleurs un peu en ce moment.

Le actionnaires minoritaires n’ont que la responsabilité de faire connaître leur avis sur la gestion proposée par le ,ou les ,majoritaires. C’est un vote.

    Par jamas, le 08/04/18 à 19:07

    @ reiller,
    Vous plaisantez,
    F. Parly, directrice générale de la SNCF à 30 000 €. mensuels, et pour ne pas prendre de décisions responsables. Et d’autres aussi sont certainement une plaisanterie du même acabit (pour rappel selon C.A., 656 hauts fonctionnaires employé dans l’administration et dans les activités parapubliques sont mieux payés que le P.R. lui-même).
    Non, L’état nomme les hauts dirigeants, mais n’est pas là pour la direction du quotidien de la boite.
    Ca, c’est un peu trop facile et ça me fait penser à une célèbre formule de G. Dufoix dont je vous laisse la recherche du contenu.
    Et ça permet de noyer le poisson et de refiler l’intégralité de la note à l’éternel b…é de l’histoire. J’ai nommé le contribuable.

      Par reiller, le 09/04/18 à 09:07

      @ Jamas.
      G. Dufoix a dit juste, et si mes souvenirs sont bons, a démissionné.

      Je comprends votre incrédulité, mais il faut vous y faire :on peut être très bien payé et ne faire que lire et parler en réunion et dans les couloirs. Encore une fois si l’organisation n’est pas mise en face de sa performance, ou plus exactement contrainte par sa performance, elle devient vite une organisation courtelinesque. Et ce n’est pas un problème d’éthique individuelle, je le répète; celui qui veut faire bouger les choses se heurte aux autres . J’ai connu cela ,et je dis que c’est normal: pourquoi faire bouger le groupe s’il n’y a pas nécessité vitale pour lui? Ce serait prise de risque inutile, en plus du désagrément d’avoir à changer ses habitudes.

      Si vous voulez comprendre plus précisément comment cela marche cherchez le nom des représentants de l’état au C.A. de la SNCF;, leur payes et ce qu’ils ont fait. Les miens étaient surnommés « les sommeilleux », et disait on ne se réveillaient que pour le repas.

        Par jamas, le 09/04/18 à 09:46

        à reiller,
        Si mes souvenirs sont bons le scandale du sang contaminé, celui ayant touché G. Dufoix, a du éclater après le passage aux affaires des principaux intéressés… comme bien souvent.
        A vous lire je pense que vous vous situez souvent dans ce que j’appelle le narratif, c’est à dire que vous expliquez bien les choses tel qu’elles se passent. Comme le font du reste le plus fréquemment les journalistes des débats télé, mais sans jamais prendre position, à contrario des politiciens invités qui eux sont dans la prise de position plus marquée. J’essaie personnellement de dépasser le narratif pour être un peu plus dans la prise de position, car expliquer les choses c’est bien à mon sens, mais pas suffisant pour que celles-ci évoluent. Et ca peut même être contre productif car les esprits  »peu éveillés » se laissent doucement amener à prendre le narratif pour argent comptant et situation acquise.
        Si on veut améliorer les choses il faut dépasser le narratif.
        Et ce forum est une tribune pour cela.
        Les hauts responsables ont quasi tous fait dans le ron-ron et la poussière sous le tapis, pour rester en place et faire carrière aux frais de la princesse, la plupart du temps, je ne l’ignore pas. De toutes façons globalement tout le système a fonctionné comme cela depuis 40 ans. Pas de remous, pas de vagues, telle est ou a été la devise de l’administration. Pas de remous, pas de vagues, et refilons la note aux suivants. Après nous le déluge !
        Cela étant, c’est en le dénonçant vertement les travers que ça va imprimer dans le grand public. Pas seulement en expliquant de manière narrative la mécanique qui nous y a conduit.

          Par reiller, le 09/04/18 à 14:15

          @ Jamas.
          Nous n’avons pas le même style ,ni le même vécu, c’est tout.
          Cela dit expliquer en quoi ces disfonctionnements sont finalement la pente naturelle des organisations, permet me semble t il d’échapper aux débats idéologiques dont rien ne sort, et faire comprendre ce qu’il faudrait faire: pour la SNCF faire payer les billets à leur prix de revient( ce qui est une réforme d’une toute autre ampleur que celle du jour!)

          Mais puisque vous abordez le sang contaminé, auquel il faut ajouter l’amiante, mieux étouffé, j’en profite pour faite observer comment le politique sait échapper à tout risque de culpabilité, en créant les structures idoines, dites autorités indépendantes. C’est dans son principe anti démocratique au possible , puisque l’on confie à des experts la responsabilité des choix politiques (au sens gestion de la cité).Heureusement l’indépendance est toujours relative quoiqu’en disent les textes.

Par reiller, le 10/04/18 à 09:58

Trouvé dans un article de l’iFRAP les taux de subvention du ferroviaire :limité à 20% en Suisse au niveau fédéral, plus en Angleterre (mais LCI dit 20%), et encore plus en France (LCI dit 70%). Ainsi que le coût du kilomètrexpassager (de 0,183 à 0,224 € environ). Se méfier de ces chiffres les sources se contredisent.

Il est parfaitement clair que si les coûts au km, du rail sont supérieurs à ceux des autres moyens de transport le rail va disparaître, sauf sur les lignes où la ville, le climat ou le relief l’imposent.

    Par jamas, le 10/04/18 à 12:11

    @ reiller,
    Merci pour ces chiffres.
    Encore une fois les suisses nous montrent le chemin.
    Pays hautement montagneux, au relief difficile. Les chemins de fers suisses sont cités en exemple par les tenants du service public chez nous (les chemins de fer sont nationalisés en Suisse).
    Et donc tout cela avec des subventions publiques limitées à 20% du coût du billet ? bravo les Suisse si c’est confirmé !
    Une fois de plus on a beaucoup à apprendre d’eux.
    Il faut chez nous limiter ou reconsidérer le bien fondé des subventions accordées aux services publics divers et variés (sociétés parapubliques, associations, comités théodule, syndicats, organes de presse …). 50 % sur budget général me semble vraiment un maximum avant alerte. Au delà ça pose question. Au delà, ça veut dire que l’état accorde des rentes de situation un peu faciles à toutes ces structures qui ont pris l’habitude de vivre aux crochets de l’argent public.
    Un réexamen de tout ça n’est pas surfait vu nos dettes abyssales à remettre d’aplomb, c’est à dire à supprimer.
    Pour le train, que le con…tribuable paie les deux tiers, voire les trois quarts du prix du billet à l’usager pose quand même pas mal question, n’en déplaise aux gens de gauche. Idem pour l’avion qui est encore moins un service de proximité que le rail.

      Par reiller, le 10/04/18 à 13:16

      @Jamas;
      La réforme qu’il faut faire est de subventionner moins, c’est évident. Pas pour des fausses raisons idéologiques de droite ou de gauche, mais simplement pour que la SNCF puisse être gérée au mieux des intérêts communs. Car comment piloter une organisation qui vit d’abord de subventions? Je ne sais pas faire.
      Multiplier par 4 ou 5 le prix des billets est évidemment impossible, mais il faut progressivement que ce prix augmente; et je comprends très bien que les syndicats SNCF n’en veuille pas, même si l’ambiance au travail s’en trouverait améliorée pour tous les agents .

        Par jamas, le 11/04/18 à 09:47

        à reiller,
        D’accord avec vous. Quand on est perclus de dettes publiques, et que les ressources publiques ne compensent pas les déficits courants et récurrents, on restreint les subventions publiques à droite à gauche, c’est pour moi une évidence.
        Si on avait l’argent on ferait, pourquoi pas. Mais on ne l’a pas. C’est aussi simple que ça.
        Subventionner publiquement le prix du billet de train à hauteur de 60, 70 %, laisser pléthore de personnel dans les bureaux, conserver un paquet de lignes fortement déficitaires, conserver un statut de cheminot notoirement avantageux pour les uns parce qu’ils sont dans la place et le supprimer pour les nouveaux, conserver des pensions de retraite tout aussi avantageuses, des allers et retours gratuits pour toute la famille, etc : quand il faut serrer les boulons de partout (et pas uniquement à la SNCF), ça n’est pas très honorable et respectueux des suivants à qui on refile la note (les désormais fameuses générations futures).
        Depuis 50 ans, les agriculteurs ont quasi disparus laminés par l’évolution technique et économique, les industries du quotidien itou, les commerces de proximité itou, les hôtels, restaurants, bistrots de campagne itou, les photographes itou, les petits garagistes itou, les pompes à essence, les sténo dactylos… Les cheminots doivent aussi se dire que le train est plus un outil du 20 ème siècle que du 21 ème. En campagne tout au moins : trop d’infrastructure, manque de souplesse, et je me permets d’ajouter manque de proximité.
        Le thème de la proximité et de l’équilibre des territoire défendu de manière idéologique par les syndicats du public est quand même très contestable.
        La ville a les services , les territoires  »profonds » ne les ont pas (école, santé, culture, loisirs…) C’est ainsi. On ne va pas changer l’ordre des choses.
        Un grand chirurgien a t il son cabinet à Trifouilly les Oies ?

Par Maréchal, le 16/04/18 à 12:28

Les opposants à la grève si juste des cheminots ne font que soulager leur rancoeur et leur refoulement gratuitement! Ceux qui sont d’accord avec vos arguments sont victimes de la propagande macronienne, n’ont rien compris et font plutôt montre de jalousie et d’aigreur. Ils feraient bien mieux de s’en prendre à l’augmentation scandaleuse de la CSG et aux fraudeurs fiscaux, plutôt qu’à des cheminots sur les quelques avantages acquis desquels on ne doit pas revenir par principe et…surtout par ordonnance! Tant mieux pour eux: c’est tellement rare que l’ETAT donne des avantages aux travailleurs! Les jaloux mesquins n’avaient qu’à se faire embaucher et accepter de travailler un dimanche sur trois ou quatre et se lever ou se coucher à des heures variables, en sacrifiant une partie de leur vie familiale! Si la SNCF fonctionne mal, c’est uniquement de la faute de l’Etat…

Si la SNCF s’est endettée, c’est la faute à l’Etat qui a nommé des gérants incapables, copains à caser, comme à AIR FRANCE et surtout ALSTOM-ENERGIE que Macron, succédant à Montebourg qui voulait sauver ce fleuron de l’industrie française, avec la bénédiction de Hollande, a vendu aux Américains, de qui, désormais, on dépendra pour remplacer les meilleures turbines du monde, sur les sous-marins, le porte-avion, les centrales nucléaires et autres… Bravo! Macron a trahi la France sur l’autel du libéralisme, de l’Europe et de la mondialisation et maintenant il veut vendre la SNCF en la transformant en Société anonyme, avec des actions soi-disant incessibles, ce qui est contraire au libéralisme et aux lois européennes. …

Macron veut détruire ce service public (d’autres vont suivre), le livrer au privé sous forme d’une S.A. qui, comme EDF et GDF, et bien d’autres jadis, après un certain temps, passera sous contrôle d’investisseurs privés, au nom du libéralisme et de la libre-concurrence! Quel beau piège et quelle ignorance du passé et du droit commercial européen…

Macron est chargé par le capitalisme libéral, qu’il a exonéré de l’ISF, comme Rothschild, d’où il vient, de brader et dépouiller ce vieux service public très populaire et honorable, qui a été si mal géré qu’il est archi-endetté, Les syndicats ont déclaré qu’ils ne refuseraient pas de réforme qui se fasse avec lui et non contre lui. Sa suppression est nécessaire pour mieux le revendre après: l’Etat va forcément prendre en charge le dette (en réalité de bien plus de 50 milliards), c’est-à-dire à la charge de ceux qui paient des impôts, auxquels il refile le bébé, pour décharger la future S.A. de ce fardeau; sinon, elle serait surtout invendable et il faut que les actionnaires puissent faire du business sur les lignes rentables…C’est un coup classique que les syndicats ont bien compris! Ils défendent l’intérêt général et non pas les cheminots, puisque l’Etat ne touche même pas à leur statut, et, de plus, ne s’opposent pas à la réforme de leur entreprise!

Le frêt de la SNCF a été déja privatisé et le résultat est que le trafic par rail a baissé de 17 % à 11%, au profit du lobby très puissant du transport routier, auquel il faudrait plutôt imposé le péage routier, comme en Suisse et en Allemagne… Il aurait fallu développer le ferroviaire pour faire baisser les prix du transport de marchandises et favoriser ce mode de transport bien plus propre… M. Hulot est bien silencieux!
Enfin des absurdités…

Cordialement,
Jean-François MARECHAL
Historien.

    Par jamas, le 21/04/18 à 15:51

    Il faut certes s’opposer aux cadeaux faits par en haut, une des raisons pour lesquelles je suis pour le maintien et même le renforcement de l’IRPP à taux progressif.
    Mais il faut aussi réduire voire supprimer un paquet de petits avantages accordés ici ou là.
    Quand on a 70 milliards €. supplémentaires de dettes publiques d’état chaque année, 2300 milliards €. de dettes publiques cumulées dont 85% environ sur le dos de l’état, puisqu’il s’agit de l’état en l’occurrence, on ne peut pas se permettre d’avoir une politique de resserrement des boulons à géométrie variable. D’autant que si on ne fait pas pour l’un, on est sur que l’autre va pointer du doigt la distorsion de traitement. Et au final rien ne va bouger, on connaît le mécanisme.
    70 milliards €. annuels de fraude ou optimisation fiscales ne seront pas récupérables à 100%. Si on en récupère le tiers, à mon avis ça sera le grand maximum dans le monde mondialisé actuel.
    Donc la fonction publique doit faire des efforts, c’est pour moi indéniable (réduction des petits avantages, réduction de la sphère d’intervention, réduction des effectifs aussi).
    Là où on en est rendus, nos dettes d’aujourd’hui sont les boulets de demain.

Par reiller, le 06/05/18 à 09:11

@ J.F. Maréchal.
Votre intervention est intéressante, vous y dites votre désapprobation de la gestion étatique de la SNCF, et de notre industrie de l’énergie.
Pour la gestion de l’EPIC, croyez vous possible qu’un état , constitué d’hommes et non de purs esprits, puisse échapper aux critiques que vous formulez? Et vous ferais je remarquer, les socialistes sont, eux ,idéologiquement pour les hérésies de gestion que vous dénoncez, et les mettent en œuvre dès qu’ils le peuvent…avant de privatiser contraints et forcés.
Pour l’industrie privée, comment voulez vous qu’elle soit florissante si la priorité est donnée aux services dits publics? Quand aux méthodes de sauvetage de dernière minute qui sont pratiquées, elles ressemblent curieusement à celles que vous dénoncez pour les EPICs.: à quoi sert de passer des commandes publiques à une usine qui ne gagne plus aucun appel d’offres? C’est un soin palliatif, pas plus.

Par jamas, le 06/05/18 à 12:13

L’heure de la négociation sur la reprise de la dette de la SNCF (soit environ 50 milliards €.) arrive doucement mais surement.
Combien l’état, c’est à dire nous tous contribuables, enfin, je veux dire également vous, contribuables encore à l’état de spermatozoïdes, allons nous payer pour le laxisme passé ?
En principe chacun doit payer pour ses conneries propres et pas pour celles des autres.
Donc la question est : quelle est la part de responsabilité respective, de l’état d’un coté, de la structure décisionnaire de la SNCF d’un autre, dans le passif à apurer ? 50/50, 66/33, 75/25, 100/0 ?
100/0 : évidemment non. Ca, c’est trop facile. la structure dirigeante de la SNCF a sa part de responsabilité dans l’affaire,. Sinon à quoi servent des dirigeants d’EPIC payés suffisamment chers pour ça (cf F. Parly).
Dans mon secteur professionnel (le bâtiment), quand il y a sinistre, il est excessivement rare de mettre la faute sur un seul intervenant. Les responsabilités sont la plupart du temps partagées.
Tout le monde doit prendre sa part de la remise en ordre des choses, à hauteur de sa propre responsabilité. Ca fonctionne comme ça dans une société mature.

Par reiller, le 06/05/18 à 14:20

@ Jamas.
La dette de la SNCF est si j’ai bien entendu, récente, donc résulte de la construction des dernières lignes TGV. La SNCF subit là une décision de son propriétaire ,l’état. Lequel est parfaitement légitime en cela.; la direction ne peut que s’exécuter, ou démissionner.

La direction de la SNCF ,comme les autres nommées en conseil des ministres, n’a effectivement aucune responsabilité réelle: on lui demande qu’il n’y ait pas de mouvements sociaux, c’est tout. Le président précédent avait d’ailleurs dit clairement à M. Pepy que ses propositions visant à augmenter la productivité interne, devaient être oubliées. Et les actions de ces directions parachutées ne font jamais l’objet d’une évaluation ni a priori, ni a postériori, on change de directeur c’est tout,… avec toujours un autre beau poste à la clé!

Ce problème de l’évaluation par nos députés, car on ne s’évalue pas en interne, est la clé de voute d’une réforme efficace de nos services publics. Bien entendu personne n’en veut! Donc tous ces services sont financés sur les impôts d’aujourd’hui ou de demain (à 70% pour la SNCF mobilités, par la dette pour SNCF réseau, inconnu pour le reste, très divers); et tout le monde peut dormir tranquille tant que la nation n’est pas en situation de cessation de paiements.

    Par jamas, le 06/05/18 à 14:38

    @ reiller,
    Donc pour vous l’état doit reprendre 100 % de la dette de la SNCF ?

      Par reiller, le 07/05/18 à 08:53

      @ Jamas.
      Je ne m’attendais pas à cela!
      Oui, l’état reprendra le tout plus ou moins vite, plus ou moins ouvertement…tant que la SNCF n’est pas privatisée. La dépense a été faite, donc la dette existe, tout le reste n’est qu’habillage vis à vis de l’étranger. Mais si l’état augmente le prix des billets , il peut faire payer discrètement les citoyens usagers sans passer par l’impôt; sa côte de popularité y perdrait donc il ne le fera pas; par contre il y a bien longtemps que le discours politique devrait nous dire que vu la situation de la SNCF une augmentation des tarifs sera difficile à éviter….

        Par jamas, le 07/05/18 à 10:18

        @reiller,
        Avec des cadavres planqués dans les placards dans tous les coins du style SNCF, où va t-on finir ?
        Déjà chargés comme des mules, on ne va pas reprendre toutes les dettes de structures ou entreprises publiques ou parapubliques qui ont été mal managées depuis tant d’années.
        Quand il y a eu la crise grecque, les banques se sont assises sur une partie de leurs créances, en gros le tiers je crois. Et la Grèce aujourd’hui va parait il nettement mieux.
        Je ne suis pas d’accord pour que l’état reprenne la totalité de la dette de la SNCF, ne serait-ce que pour la forme, la morale, le principe, et pour bien se rentrer dans le crâne que quand on gère un budget quel qu’il soit, personnel, collectif privé, collectif public, on le fait avec un minimum de conscience comptable et de scrupule.
        L’état doit peut-être reprendre une majorité de la dette de la SNCF, pas la totalité. il doit en laisser une partie à la future S.A. à capitaux publics, quitte à garantir ce reliquat, mais sans plus.
        Mais derrière tout cela il y a certainement le spectre des régimes de retraite à uniformiser (dont le régime spécial de la SNCF) qui s’avance. Est ce que là on ne va pas encore nous jouer le coup du  »on supprime le régime spécial de retraite uniquement pour les retraités futurs, et pas pour les retraités actuels ? »
        E. Macron fait montre d’un certain courage, certes. Mais limité quand même.
        Courageux mais pas téméraire, comme on disait jadis.

          Par reiller, le 07/05/18 à 17:23

          @ Jamas.
          Pour les retraites appliquer la réforme à venir aux retraités serait renier le contrat de travail signé à l’embauche, donc la reforme ne s’appliquera aux nouveaux embauchés après la signature de la décision.

          Pour la dette ,il me semble avoir écrit « sauf catastrophe » ou équivalent; et croyez moi dans ce cas là les réformes se feront à coup de serpe, avec réduction autoritaire des salaires et retraites payées par l’état comme cela s’est passé en Grèce; et si une partie de la dette est effacée c’est uniquement pour éviter des faillites en série, les préteurs préférant perdre une partie que le tout; aucun altruisme là dedans: la nation fautive paye durement son sauvetage.

Par reiller, le 07/05/18 à 09:09

Il faut regarder de près la grève à Air France: grosso modo les exécutants les mieux payés (les pilotes) jouent à la roulette l’avenir de la société pour gagner 10% de plus. Ils sont habitués à donner des ordres à l’état actionnaire d’Air France société publique, car en pratique ce sont les pilotes qui dirigeaient l’entreprise publique.
Curieusement seule la CFDT ne soutient pas ce mouvement catégoriel; et les autres syndicats préfèrent clairement la lutte anti capitaliste à la défense de leurs adhérents qui risquent le licenciement( les pilotes eux ne risquent rien ,tant il en manque)

    Par jamas, le 08/05/18 à 11:02

    @reiller,
    L’état doit sortir du capital d’Air France, vendre sa participation. On a besoin de sous. Qu’on parle de service public concernant la SNCF qui ne dessert régulièrement et fréquemment en gros que les villes au dessus de 30 000 à 50 000 habitants, et encore, est déjà un sacré tour de force conceptuel. Qu’on parle de service public avec Air France qui se fait concurrencer à tour de bras par le privé, dont les compagnies low cost, n’est tout simplement pas fondé.

      Par reiller, le 08/05/18 à 14:12

      @ Jamas.
      Totalement d’accord ,ces 14% d’Air France ne sont qu’un relent de socialisme assaisonné de lâcheté politique (on a gardé cette participation pour dire aux français « Air France nous appartient toujours, grâce aux droits de vote double ») ; cela dit vendre actuellement sera un peu difficile vu l’état de l’entreprise. Entreprise que l’état arnaque sans vergogne avec les tarifs d’Aéroport de Paris; la gestion étatique est pleine de contradictions. Je souligne que la management de cette entreprise est bon, sauf pour les relations sociales: elle survit en concurrence, malgré de lourds handicaps économiques bien français.
      Mais les participations de l’état ne sont pas motivées par le service public, puisque celui ci possède des actions d’entreprises étrangères….et les EPICs les plus « publics » ont des engagements importants à l’étranger. Tout cela n’est que discours et présentations idéologiques (j’utilise idéologie dans le sens « représentation fausse de la réalité destinée à l’action »; un mensonge en résumé)

Par reiller, le 08/05/18 à 20:22

Je viens d’entendre un représentant de la France Insoumise expliquer qu’il ne voyait pas l’intérêt de réduire le personnel de conduite des TGV (il parait que celui qui fait les manœuvres d’extrémités , ne peut conduire pendant le trajet). C’est extrêmement curieux….
Les pilotes d’Air France ne veulent pas participer au paiement de notre modèle social, qui plombe un peu lui aussi la rentabilité de l’entreprise; curieux aussi….

    Par jamas, le 10/05/18 à 10:35

    @reiller,
    L’employé de la SCNCF qui n’exécute qu’une tâche (conduire certains trains et pas d’autres d’ailleurs et sans les retourner en plus à vous lire, ou pour les non roulants s’occuper du quai et pas des billets), c’est l’histoire de la polyvalence. J’entendu que les syndicats n’y était pas forcément opposés et que ce type de sectorisation poussée jusqu’à l’absurde provenait de la gestion  »libérale » de la SNCF (je doute un peu mais mettons). Bref certainement encore une directive venue d’en haut, pour montrer qu’on réfléchit et qu’on travaille dans les bureaux. Et qu’on mérite sa paye de fin de mois.
    On a eu le même problème dans l’éducation nationale, souvenez-vous, quand les prof. refusaient d’enseigner une seconde ou une troisième matière pour pallier les problèmes de manque de profs à gérer au pied levé.

      Par reiller, le 11/05/18 à 14:25

      Il y a dans tous les services de l’état ce genre de stupidités, qui rendent en plus le travail pénible aux exécutants. On peut penser que cela vient des voyages « d’études » des hauts fonctionnaires aux USA, car c’est très taylorisé là bas; mais cela n’a rien à voir avec le libéralisme. Mais se méfier de l’avis syndical ,pour eux toute proposition patronale ,fut elle favorable aux salariés, doit être compensée par une « avancée sociale ».
      J’intervenais simplement pour relever que certains de nos élus ont des raisonnements économiques bien particuliers: tout comme Mélenchon qui compte les prélèvements sur salaires dans la colonne crédit, mais oublie qu’il faut d’abord payer les salaires!

Par reiller, le 09/05/18 à 08:34

Suite.
Tout parait « pensé » comme si le rôle du service public est de fournir une paye au plus grand nombre possible: et comme si personne ne devait participer au financement de ce modèle social que tous réclament: le raisonnement économique est tronqué. Il faut dire que l’opacité des actions de l’état français est telle ,que chacun peut y deviner ce qu’il veut!

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