Le 23 avril 2018

Pour redresser nos finances, réformons le statut de la fonction publique

réforme statut fonctionnaires
La fonction publique française doit être profondément réformée, dans l'intérêt des contribuables, des usagers et des agents publics eux-mêmes.

Au cours de ces vingt dernières années, la fonction publique a été réformée partout sauf en France.

Pour redresser la France, il faut une vraie réforme de la fonction publique !

On ne peut baisser les impôts, sans baisser les dépenses publiques : or, la principale dépense publique est le poids des dépenses de personnel.

Selon les derniers chiffres publiés, la France emploie 5,41 millions d’agents publics, dont 3,8 millions sous statut de fonctionnaire.

Les dépenses de personnel pour la fonction publique s’élèvent à 283,6 milliards d’euros. C’est un coût de 7 583 euros pour votre foyer fiscal en 2016.

Le statut de la fonction publique ne doit être conservé que pour les missions régaliennes de l’État, les autres agents de l’administration pouvant être embauchés sous contrat de droit privé. Il n’y a pas de raison qu’une secrétaire de mairie ait un statut différent d’une secrétaire d’une entreprise privée !

La fonction publique coûte extrêmement cher, et ce coût a une incidence directe sur les impôts et le pouvoir d’achat des Français. Si la France disposait du même taux d’administration que l’Allemagne, l’économie budgétaire serait de 110 milliards d’euros.

La fonction publique doit évoluer : le statut à vie ne permet pas de faire face à l’évolution des technologies et des mobilités. A l’heure du numérique, a-t-on besoin d’autant d’agents publics partout ?

Pour redresser nos finances publiques à la dérive et sauver notre pouvoir d’achat, il faut réformer le statut de la fonction publique.

Les 5 propositions de Contribuables Associés :

  • Suppression du statut de la fonction publique pour les missions non régaliennes de l’État (c’est à dire, hors justice, police, diplomatie et sécurité).
  • Harmonisation des modes de calcul des retraites entre le secteur public et le secteur privé.
  • Instauration de trois jours de carence dans le public, pour instaurer l’égalité avec le secteur privé.
  • Réduction des effectifs des agents publics, plus de 5 millions en France (soit un actif sur 5).
  • Tout haut-fonctionnaire partant dans le privé ou au Parlement doit être démissionnaire de la fonction publique.

Pour vous en convaincre, lisez l’étude de Contribuables Associés : « Fonction publique française, le dernier dinosaure ».

Téléchargez gratuitement notre dossier spécial sur la fonction publique en rentrant votre email dans le module à droite de votre écran

Fonction_publique_le_dernier_dinosaure

Illustration : © pict rider – Fotolia

 

 

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Par jamas, le 23/04/18 à 12:37

Inutile de lire l’étude de Contribuables Associés, la fonction publique est trop omniprésente dans le quotidien, ça semble quand même évident. Pour la financer nos déficits sont très conséquents, notre dette d’état explose, et nos impôts locaux ont plus que doublés en monnaie constante en 30 ans. Pour rappel les collectivités locales ( communes, départements et régions ne peuvent pas faire de déficits de fonctionnement à contrario de l’état).
Donc, ça veut bien dire qu’il y a là un problème. Les tenants de la défense du service public ou de la fonction publique partout vont encore crier au loup. Mais il n’empêche, le problème existe bel et bien. On ne fait pas des dettes publiques incommensurables sans conséquence. Ca n’est pas possible de continuer comme ça.
Et ça passe donc à mon avis par une diminution de l’emprise de la sphère publique. Sphère publique qui est aujourd’hui partout. Régalien (là, OK) mais aussi pour un oui pour un non, dans l’éducation, la culture, l’entreprise, les transports locaux, la santé au delà du basique, l’assistant jusque dans les loisirs, les sports, le divertissement, …partout, partout, partout.
Si c’est financé sur fonds ressourcés… allez, à la limite mettons encore. Mais quand on fait des dettes pour ça sur le dos des générations futures, là on est dans l’absurde de l’absurde.
Keynésianisme exacerbé ou déguisé, que de conneries n’a t-on pas fait en ton nom !

    Par jamas, le 25/04/18 à 10:31

    lire -l’assistanat- jusque dans les loisirs, et non l’assistant.

      Par reiller, le 26/04/18 à 09:39

      @ Jamas.
      Vous paraissez protester contre l’aspect tentaculaire de notre puissance publique (qui correspond à l’idéologie socialiste ),plus que contre la masse de cette dépense (57% du PIB, un vrai record). Ce qui m’étonne est bien plus la masse, que l’étendue: comment les français ont ils accepté de démissionner de 57% de leur liberté financière?
      Ils ne l’ont pas accepté ,les puissants le leur ont caché de mille manières.
      Caché derrière la dette que vous dénoncez, dette qui elle même a été planquée le plus possible dans les EPICs mais aussi dans le privé via les PPP. Deux exemples la SNCF bien sûr, NDDL aussi, dont la non construction coûte bien cher!
      Caché en imposant et taxant les entreprises à tout va, plutôt que de faire payer les contribuables. ils ont même taxé les investissements industriels alors que le chômage était déjà là. Et personne n’a réellement protesté ni les syndicats, ni les médias. Le plus fourbe est qu’ensuite on fait des « ponts d’or » pour les rares entreprises qui s’installent; ce qui permet à la puissance publique de vanter son « soutien aux entreprises », et aux syndicats de gauche d’entretenir la lutte des classes via « les cadeaux faits aux puissants ». La démocratie n’y trouve décidément pas son compte, a contrario des puissants et la bureaucratie.

        Par jamas, le 29/04/18 à 11:05

        @reiller,
        Comment les français ont ils accepté de démissionner de 57% de leur liberté financière?
        Parce qu’à chaque nouvel interventionnisme public dans tel ou tel dispositif, les français n’y ont vu que la carotte sur l’instant et pour eux mêmes. Et pas les conséquences…après, pour les autres.
        Psychologiquement la nature humaine (surtout en France) incline à privatiser les bénéfices tout de suite, et à monopoliser les couts induits, après. On voit sa pomme d’abord avant celle des autres.
        Nos politiciens sont responsables de ce système pervers, et  »non dit » en grande partie. Mais les français aussi sont responsables, soyons lucides. Mais il ne faut pas le dire.
        Les français devraient aussi faire leur analyse critique. Mais ça c’est complètement tabou dans le discours ambiant. Surtout ne jamais dire que les français peuvent se tromper.
        Non, dire plutôt : les français sont intelligents vous savez monsieur, on ne peut pas leur raconter n’importe quoi, les français ne sont pas dupes, il ne faut pas les opposer les uns aux autres, ils ne croient plus n’importe quelle baliverne, ça c’est fini, etc. Voilà le genre de petites phrases nous caressant bien dans le sens du poil. Et qui convainquent et font leur effet.
        Et pourtant ! Mais chut, pas de fâcheries !

    Par Zaza, le 28/05/18 à 16:18

    Réforme OK mais alors que nos enfants comptent 2 ans comme dans le privé parce que personne n’en parle mais dans la fonction publique, les enfants ne comptent qu’1 an ! Et que nos salaires soient réévalués ! Et que les concours soient supprimés ! Vous en voulez encore….???

Par reiller, le 23/04/18 à 17:59

Pourquoi se focaliser sur le statut? Déjà il y en a plusieurs; ensuite il n’y a pas que les fonctionnaires qui sont sous statut.
Et des agents de l’état non statutaires il y en a aussi(1,6 million d’après l’article)
Pourquoi le régalien devrait rester sous statut? Pourquoi devrait on être gendarme ou policier à vie?? D’ailleurs ces statuts « à vie » n’interdisent de virer l’agent fautif; heureusement. Par contre la pusillanimité de la hiérarchie permet au fautif de rester en place ,après un rappel à la règle dans le bons cas!
Et puis où est il écrit dans ces statuts ,l’avancement à l’ancienneté et ses règles folles, mais changeantes selon mon expérience personnelle?
Le problème est d’abord ailleurs, dans ses services qui doublonnent ,qui se font une guerre de position sans fin (RATP SNCF ou CEA EDF, ou CEA CNRS…), qui forts de leurs entrées aux ministères n’en font qu’à leur tête, et par exemple confisquent l’information à leur seul usage; mais aussi dans une inorganisation catastrophique des services, et de l’état lui même incapable de gérer ne serait ce que la masse de papiers ,lois ,circulaires,… qu’il produit. Ce président avait promis de faire le ménage chez les hauts fonctionnaires, qu’il le fasse ensuite on pourra réformer.

  • Par reiller, le 23/04/18 à 22:47

    Ps. Merci de corriger les fautes de frappe, décidemment trop nombreuses.

    Par reiller, le 24/04/18 à 09:36

    J’y reviens car il est effectivement vital de réduire la dépense publique improductive.
    Improductive, car quoiqu’on en dise parfois , elle existe: les services de l’état ne sont pas parfaits, on peut sans nuire, bien au contraire, aux salariés de ces organisations, réduire les effectifs et améliorer la productivité. La nation s’en porterait mieux: moins de chômage ,meilleur niveau de vie moyen.

    Faut il pour cela faire la révolution? Jeter les statuts à la poubelle, et la CGT dans la rue? Ce n’est pas ma manière de faire. Faut il faire de la publicité pour les écoles primaires qui ont de bien meilleurs résultats que la moyenne, ou bien révolutionner le statut des professeurs des écoles? Faut il choisir les enseignants sur leur aptitude à faciliter les apprentissages, ou persister avec la loterie des concours universitaires?? Faut il aller vers un audit public (et non entre soi comme tout dans nos services publics) par nos députés, des services pris un à un; ou bien persister à tout mettre sous le tapis? ETC….

    Les idéologues me donneront tort. Pourtant qu’elle est la manière la plus sûre ( car rien ne dit que sans statuts les choses vont miraculeusement changer) et la plus rapide? L’exemple de la SNCF devrait faire réfléchir, car après cette grève tout restera à faire au sein de la SNCF pour redonner de l’efficacité à cette organisation, sinon sous statut ou pas, le rail va mourir vite: les grévistes ont raison sur une chose: cette réforme ne traite pas des vrais problèmes, ni internes ,ni externes ( interventions politiques).

      Par jean louis prime, le 24/04/18 à 22:28

      Je pense que l on éviter à pas pour pouvoir réformer de mettre fin au monopole syndical car le syndicalisme doit pouvoir s ouvrir pour mieux rempresenter les aspirations du monde du travail, et de réformer le droit de grève qui ne peut plus paralyser l ensemble de l économie à l occasion de la défense d intérêt d une seule corporation.

    Par jean louis prime, le 24/04/18 à 22:22

    Je suis parfaitement d accord en tous points avec les conclusions de votre rapport qui devrait être la feuille de route du gouvernement. C est du simple pragmatisme. Dans un monde ouvert nous ne pouvons plus conserver un tel handicap. Qu on le veuille ou non le monde a maintenant pour règle l économie de marché et nous devons en tirer les conséquences pour continuer à être un pays qui compte sur la Seine internationale tant sur le plan économique que politique. J espère que les ambitions de l actuel président de la république pour notre pays sera à la hauteur de l enjeu.

      Par reiller, le 25/04/18 à 22:43

      @ J.L.Prime.
      Le problème n’est pas le libéralisme, mais simplement l’efficacité de la dépense publique: si une ferme achète (engrais,…) plus qu’elle ne vend(ses productions) elle va à la ruine; le problème du fermier est donc de réduire ses dépenses (par exemple son personnel salarié) ou de vendre plus (donc produire plus ou plus cher). Nous achetons notre pétrole et des tas d’autres choses que nous ne savons pas produire, comme le fermier est obligé d’acheter des engrais….; notre dépense publique est une dépense de fonctionnement qui ne produit rien de vendable (ce qui ne veut pas dire qu’il faut la ramener à zéro), , comme dans la ferme il y a des dépenses d’entretien, de personnel…; et nous vendons une partie de nos productions exactement comme le fermier!

    Par Professionalwriting, le 25/04/18 à 10:09

    bonjour , rien de bien étonnant : grâce aux syndicats , au pouvoir politique de gauche , nous faisons le triste constat que sur le constat (y compris en province ) de gendarmes salafistes avec la tenue en moins , de policiers et de militaires proches de la mouvance cest encore tabou mais plus pour longtemps tout ce qui touche à léducation nationale devrait être , aurait être sanctuarisé sanctuarisé . ce nest plus le cas par la faute immense de Jospin , Lang , Mitterrand et de tous les autres : un nombre grandissant de français moyens le savent comme deux et deux font quatre ceci est bien camouflé mais des bastions régaliens de l état sont infiltrés . Nous sommes dans une logique politique planifiée à moyen terme dislamisation bien symétrique au Communisme de grand papa du reste , je constate que les ex cocos ou socialos (dans mon entourage ) reprennent du poil de la bête : arguments spécieux , discours violents et intolérants à l égard de ceux et celles qui témoignent dun peu de bon sens , dune absence totale de remise en cause de leurs échecs dans lexercice du pouvoir ( comme léducation nationale ) à mes coreligionnaires du site , même peu nombreux : faites les bons choix politiques ou bien barrez-vous en Israël ou encore aux USA ! salutations respectueuses à Madame Tasin dont je salue le courage

    Par reiller, le 03/05/18 à 09:52

    Pour redresser nos finances publiques gérons enfin les services publics!
    Est il raisonnable d’entendre dire que SNCF Mobilité est une organisation qui ne perd pas des millions par an, quand on sait les subventions reçues par cette organisation? 70% du chiffre d’affaire? Pourtant qui peut contredire cette absurdité? Où la vérité sur le bilan de la multitude de filiales de la SNCF est il publié? Dans les services publics français, tout est public, sauf le résultat opérationnel! C’est cela qu’il faut changer, et sans tricher; car pour gérer il faut connaître le résultat annuel.

  • Par moser, le 13/09/18 à 08:45

    Renseignez-vous un peu avant d’écrire de telles bêtises…

    Par exemple, l’INSEE a démontré que le taux de remplacement moyen des retraites était de 72% pour un fonctionnaire et 73% pour le privé. Par conséquent le régime des retraites actuel est moins avantageux dans la fonction publique que dans le privé !!!!!

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