Le 27 mars 2018

Le déficit baisse un peu mais les impôts et la dette augmentent beaucoup !

dette publique plus 1000 euros en 2017
La baisse du déficit public sous la barre des 3% du PIB est un résultat en trompe-l'œil. Le gouvernement pourra parler de victoire quand le déficit sera résorbé et que les comptes de la nation seront enfin excédentaires. Pour arriver à cela il n'y a qu'un moyen : une baisse drastique des dépenses publiques.

Un déficit, ça reste un déficit… Le déficit public pour 2017 s’établit à 59,3 milliards d’euros. Il n’y a pas de quoi en être fiers MM. les gouvernants.

Si la France a enregistré en 2017 un déficit public plus faible que prévu, à 2,6% du produit intérieur brut (PIB), il n’empêche que les indicateurs sont toujours au rouge écarlate.

Le satisfecit que se donne le gouvernement est indécent : ce déficit inférieur aux 3% du PIB est dû en partie à la conjoncture mais surtout aux hausses d’impôts (impôt sur le revenu, TVA,  charges sociales, taxes environnementales…) que les Français ont subies de plein fouet.

Les prélèvements obligatoires ont augmenté de 18,3 milliards d’euros en 2017, sous les présidences Hollande et Macron, soit une hausse moyenne de 486 euros par foyer fiscal.

les impôts ont augmenté de 486 euros par foyer fiscal en 2017

Ils dépensent, vous payez…

La dette publique est passée fin 2017 à 2 218, 4 milliards d’euros, c’est 65,9 milliards de plus qu’en 2016 :

1 000 euros de dette supplémentaire en 2017 par habitant.

La dette publique officielle atteint donc les 97% du PIB. Pour mémoire, elle s’élevait à 12% du PIB en 1974, dernière année où la France a présenté un budget en excédent…

Les dépenses publiques ont augmenté de 2,5 % en 2017, contre 1 % en 2016, pour atteindre 1 232,6 milliards. Autrement dit, 56,5 % de la richesse nationale produite par les Français est dépensée par l’État, les collectivités locales et la Sécurité sociale. A part ça, tout va très bien Madame la Marquise…

Les racines du mal demeurent inchangées : la dépense publique n’est pas maîtrisée (et le sera encore moins en 2018), les réformes structurelles ne sont pas engagées.

Au-delà des effets d’annonce, la France demeure le cancre de l’Europe : quand notre déficit public atteint les 2,6 % du PIB, il est en moyenne de 0,9 % dans la zone euro.

50 milliards économisés sur le budget de l'Etat

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Par jamas, le 27/03/18 à 13:46

Bon, ben voilà un article qui dit tout.
2,6% sur PIB, c’est encore énormissime.
Et ça fait encore en gros toujours 20% de dettes sur recettes pour le budget public de l’état, le principal panier percé de nos institutions publiques.
Ch. Castaner, chef de la majorité à l’assemblée nationale, l’a d’ailleurs présenté comme tel dans une grande émission de vulgarisation politique dimanche sur Europe 1 : une première chez les responsables aux affaires.
On est malgré tout encore très loin d’un comportement vertueux. Et honnête en présentation aussi, sauf Ch. Castaner au détour d’une phrase, à la sauvette.
D. Trump et les ricains vont prochainement baisser fortement l’impôt sur les sociétés chez eux. D’ici à ce que notre MEDEF en demande autant en France, par esprit de compétitivité équilibrée bien sûr, il n’y a pas loin.
Et nos recettes fiscales de s’amoindrir d’autant par la même occasion ! On n’a pas fini de cumuler nos dettes publiques !

    Par reiller, le 27/03/18 à 17:19

    @Jamas.
    Si le MEDEF ne demande pas, il n’aura pas et nous continuerons à désindustrialiser; la suite est connue.

      Par jamas, le 28/03/18 à 19:12

      A ce petit jeu je crains que nous ne soyons perdants pendant encore un bon moment.
      Car nous avons un système public bien installé doublé d’une histoire administrative séculaire, qui font que quelque part on ne peut pas lutter contre des pays  »jeunes », sans inertie, en pleine évolution économique, et avec souvent à leur tête des pouvoirs relativement autocratiques (même D. Trump au USA s’y met).
      Notre système administratif, multicouche, coutera toujours plus que celui de ces pays qui n’ont pas à supporter le poids d’une histoire chargée à mort de lois et règlements, d’engagements envers les uns et les autres, de pratiques bridées, de rentes de situation bien ancrées. Chez eux il y a peut-être plus de prébendes que chez nous (encore que !) mais pendant qu’on fait un pas dans le sens de l’efficacité consensuelle, eux ont les moyens d’en faire trois.
      Et nous n’avons peut -être aussi pas assez défendu ce qui étaient nos  »bonnes » valeurs dans la négociation généralisée à la mondialisation. L’histoire du travail détaché en est un exemple.

        Par reiller, le 29/03/18 à 09:23

        @ Jamas.
        Vous êtes en train de me dire qu’il faut être bedonnant pour être adulte!
        Une modernisation de nos administrations hydrocéphales est possible, et je dis hydrocéphale parce c’est dans le management qu’est le problème, et surtout pas dans les petites mains qui vivent mal cette situation.
        Je crois que notre seule excuse historique est le fait qu’au sortir de la deuxième guerre mondiale nos fonctionnaires ,sous la houlette de la CGT de l’époque, a su diffuser une idéologie du service public et de l’investissement ,qui a soudé la fonction publique. Pas besoin de chefs, ça fonctionnait tout seul tant beaucoup voulaient bien faire; j’ai reçu à cette époque bien des étrangers qui venaient pour comprendre pourquoi nos services publics étaient si performants; eux avaient les ennuis que nous connaissons aujourd’hui.

        Vous parlez de négocier la mondialisation, mais que négocier entre hasard et nécessité? Il faut accepter le hasard, non? Après il faut simplement éviter que nécessité ne nous écrase, donc être souple et rapide pour garder la main. Regardez l’Allemagne et son histoire; la Chine ,demain l’Inde, sortent du sous développement, faut il les en empêcher?

          Par jamas, le 29/03/18 à 10:34

          @ reiller,
          Ah l’après guerre : quelque part une époque bénie, que je n’ai pas connu, je suis un peu trop jeune pour ça.
          La seconde guerre a certes fait des ravages et brisé des destins. Modeste contrepartie, mais contrepartie quand même, elle a rabaissé les exigences individualistes des gens. Quand on en a bien bavé, on devient plus modeste. Et plus avec un pays à reconstruire, pas de souci de chômage.
          Mais je me souviens de mes jeunes années, début soixante. On sentait l’esprit bon enfant, l’esprit d’entraide, l’esprit collectif chez les gens. Il n’y avait pas de tensions sociales. Chacun était heureux de revivre, y compris dans le dénuement.
          Et chez les allemands ça devait fonctionner encore deux fois plus fort comme cela pour réorganiser le pays. Car il y avait en plus la honte à laver.
          Aujourd’hui bien des choses sont différentes. Nous sommes dans l’abondance matérielle et chacun défend son pré carré, au travers de sa carrière, de son obédience, de son syndicat. 1946 est loin ! Les syndicats doivent le comprendre.

Par reiller, le 27/03/18 à 14:20

L’article dit hélas la vérité.

Cela étant baisser la dépense publique est bien vague; est ce baisser les aides sociales? baisser les budgets des forces de l’ordre ou de l’école? est ce privatiser les EPICs? Ou bien est ce un gros effort de gestion et management de tous les services publics? On ne sortira pas de l’impasse sans choisir une méthode domaine par domaine, et seuls des managers connaissant bien chaque domaine un à un peuvent y arriver, tant les choses sont complexes, et les organisations soigneusement destinées à noyer les responsabilités.

Par reiller, le 28/03/18 à 18:51

Hélas la réforme du jour est » plus d’avantages pour les fonctionnaires », qui pourront sans aucun risque faire l’aller retour dans le privé; comment contenir les payes des hauts fonctionnaires dans ces conditions?? Bien sûr le discours officiel est différend: le petit tour dans le privé ,c’est pour leur formation au management; mais qui y croit?
Le lobby de la haute fonction publique a bien été entendu de nos élus!

    Par jamas, le 28/03/18 à 19:27

    C’est juste, il faudra un jour s’intéresser à l’impact qu’a joué la haute fonction publique dans notre faillite financière, dans nos 2300 milliards €. de dettes publiques qui ne sont pas arrivés tous seuls là, par hasard.
    Les élus arrivent maintenant en première ligne mais la haute fonction publique, elle, est bien planquée derrière, bien au chaud. En plus elle n’agit toujours qu’au nom de son administration. Son nom, je veux dire le nom de la main agissante n’apparait pas, ou est couvert par la garantie qu’offre l’administration qui l’emploie. C’est très confortable, quasi intouchable. Pas de sanction personnelle (ou quasi, comme disait Coluche : au bout de 40 avertissements un blâme, au bout de 40 blâmes, on passe dans le bureau du directeur attention !), pas de sanction électorale, pas de sanction publique ou médiatique : une sinécure !
    Quasi intouchable sauf si un jour le français moyen en vienne à s’intéresser à la chose. Mais pas demain la veille à mon avis.

Par reiller, le 28/03/18 à 22:15

L’article lu est factuel, pas un avis, pas de pensée pour les conflits d’intérêts inévitables ( le privé achète une entrée dans l’administration), le minimum donc; et pourtant on ne trouvera pas cette info ailleurs, curieux non?
Mettre un t à différend, c’est mieux.

Par Hector Archytas, le 01/04/18 à 13:51

Avec les mahometans doublant tout les 10 ans, il est normal que le jizzya doublent tout les 10 ans. Ruiner l’Europe par l’impot, les forcer à recruiter des Mahometans pour assurer leur propre securité est la pierre angulaire du projet islamique.

Faites des enfants pour sauver votre pays et saissez de raler !

Par MOREL, le 13/04/18 à 16:10

Est ce que les classes moyennes et les retraités ne payent pas les impôts que devraient payer les multinationales et les grosses fortunes qui y échappent via les trusts.
A quand une fiscalités des entreprises établie dans chaque pays sur les bénéfices réalisés dans ce pays , plutôt qu’en fonction de la fiscalité du pays ou est basé le siège?

Par LASCURETTES, le 17/04/18 à 01:27

J’ai fait en 2012 la bêtise de voter Hollande, pour ne pas voter Sarkozy, mais en 2017 j’avais suffisamment lu pour ne pas voter pour ce bandit qu’est Macron. S’il est aujourd’hui au pouvoir c’est que suffisamment de personnes ont voté pour lui. Si la plus part des Français avaient lu comme moi, « Ces Maires qui courtisent l’Islamisme » « Pilleurs d’État » « délit d’Élus »  » le moment est venu de dire ce que j’ai vu » « les Mosquées de Roissy » et un qui vaut son pesant d’Or « les Intouchables d’État » ou nous constater le pillage, et la destruction de notre pays par ces Politicards, et ces Énarques, c’est une véritable honte, ils devraient être traduit en justice pour haute trahison. Aujourd’hui nous sommes obligé de nous expatrier, parce que les Français ont été trop Con, pour ouvrir les yeux, et voir que Hollande, Macron et les autres ne sont que de la Racaille, qui pillent notre pays.

Par Jean Claude, le 20/04/18 à 19:37

Je suggère que le compteur de la dette publique soit affiché au fronton de toutes les mairies de France.

Par Marc, le 28/04/18 à 09:14

La dette n’est en aucun cas remboursable. En effet, la France a une dette de 2200 milliards, qui s’accroit de 70 milliards (montant du déficit) chaque année. Le budget d’une année est d’environ 380 milliards (310 milliards de rentrées fiscales + 70 milliards de déficit). Elle n’est donc pas remboursable quelles que soient les mesures d’austérité, sauf à supprimer l’Éducation Nationale, l’Armée, etc.! (imagine t-on réduire un budget annuel d’environ 380 milliards de 70 milliards ?) Sans compter que si on voulait rembourser la dette en 20 ans il faudrait encore économiser 100 milliards, soit trouver 170 milliards chaque année ! ). Ce n’est effectivement pas la vente de quelques « bijoux de famille » (Aéroports, etc.) qui résoudra le moindre problème.

    Par jamas, le 05/05/18 à 11:04

    @ Marc,
    Alors comment fait-on si on ne rembourse pas ?
    la France un pays majeur, initiateur de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen qui dit en son article 17 que le droit à la propriété (propriété des avoirs financiers de chacun par exemple) est un droit » inviolable et sacré » ?
    Quelle crédibilité avons nous si on décide qu’on ne remboursera pas nos conneries passées et présentes ?
    Vos chiffres sont dans l’ordre de grandeur du problème. Sauf que pour rembourser cette inconscience et cette irresponsabilité passées, il faudra au bas mot cinquante ans (dans un post passé j’ai dit on en aurait quasiment pour un siècle). Sauf qu’on n’a pas le droit moral de dire qu’on ne remboursera pas nos dettes. De mon point de vue.

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