Le 26 février 2018

La SNCF vous coûte très cher, même si vous ne prenez jamais le train : 204 euros par habitant, 801 euros par foyer imposé…

Coût de la SNCF
Hypertrophiée, mal gérée, surendettée, la SNCF ne doit son salut qu'à la générosité des contribuables (et à l'absence de concurrence). La preuve en 10 points.

1. En 2016 (dernières données disponibles), le coût de la SNCF pour les Français a été de 13,7 milliards d’euros.

2. Si l’on rapporte ce montant aux nombre d’habitants que compte la France, la SNCF coûte 204 euros par an à chacun des 67,2 millions d’habitants de notre pays.

3. Si l’on prend compte le nombre de foyers fiscaux qui ont payé l’impôt sur le revenu (17,1 millions), la SNCF coûte 801 euros par an à chaque foyer imposé.

4. Le système ferroviaire en lui-même coûte 10, 5 milliards d’euros aux contribuables.

5. En plus de cela, les cheminots reçoivent 3,2 milliards de subventions publiques pour le financement de leur régime spécial de retraite.

6. Les cotisations sociales des agents la SNCF couvrent moins de la moitié de leurs dépenses de retraite. Sans l’aide du contribuable, le système de retraite des agents de la SNCF serait déficitaire.

7. Malgré ces aides publiques considérables, la SNCF a enregistré un déficit de 2,8 milliards d’euros en 2016. Et que dire de la dette…

8. La dette ferroviaire a fortement augmenté ces dernières années pour atteindre 62,5 milliards d’euros au total. Presque 1 000 euros par Français !

9. À elle seule, SNCF Réseau (ex-Réseau ferré de France) enregistre pas moins de 46 milliards d’euros de dette fin 2017 ! Un gouffre qui se creuse de 3 milliards d’euros supplémentaires chaque année.

10. Cette dette est bien supérieure à la dette de l’ensemble des régions françaises (24 milliards en 2016) ou des départements (35,9 milliards).

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Sources : IREF, Fipeco, Rapport Spinetta sur l’avenir du transport ferroviaire. Photo : Domaine public. Gare Montparnasse à Paris, le 22 octobre 1895. La locomotive du Granville – Paris défonce le mur de façade. En cause : une vitesse excessive et un dysfonctionnement du frein d’urgence.

 

 

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Par reiller, le 26/02/18 à 23:29

13,7 Mds d’€ /an c’est sauf erreur la subvention versée par l’état pour équilibrer le budget d’exploitation et les retraites ,ce qui n’a rien à voir avec le budget dépenses de la SNCF. ce sont ces dépenses que les français doivent payer via les coûts des trajets, les subventions,…et les dettes.
Dans l’émission politique de ce soir, j’ai admiré la manière dont tous on évité de parler des frais administratifs de la SNCF: les effectifs et les salaires y sont pourtant mirobolants dit on.

    Par Martine, le 27/02/18 à 09:18

    Salaires mirobolants si vous en êtes si sûr pourquoi la SNCF a tant de mal à recruter les élites c’est justement parce que les salaires sont nettement inférieurs oui environ 30 % à ceux versés par les grands groupes privés.

      Par reiller, le 27/02/18 à 10:48

      Difficile de vous répondre tant les hauts salaires du privé sont devenus exubérants; ce qui en soit est un vrai problème.
      Quoiqu’il en soit on trouve à la SNCF une belle multitude de diplômes A+ dans ces bureaux, par contre pour les autres postes il est vrai que c’est mal payé et qu’ils ont du mal à recruter.

      Il y a sur cette question des salaires il y a l’ idée, que je crois passablement fausse, d’une compétition entre cadres sur base des seuls salaires, comme si l’intérêt du poste de travail ,son aspect honorifique ne comptait pas: Que nos jeunes prétentieux aillent travailler ailleurs ,d’autres les remplaceront comme le font déjà les médecins importés. Le résultat en est désastreux avec hausse délirante des hauts salaires.

Par reiller, le 27/02/18 à 08:26

Un mot sur les retraites: Une réforme réussie se traduira par une augmentation du déficit du régime de retraite, déficit qui est le reflet du nombre de retraités par rapport au nombre des actifs de la SNCF, nombre des actifs qu’il faut continuer à réduire. Ce sont les joies de la retraite par répartition.

Par Martine, le 27/02/18 à 09:08

Comment un site semble t il connaisseur peut il affirmer un tel mensonge « 5. En plus de cela, les cheminots reçoivent 3,2 milliards de subventions publiques pour le financement de leur régime spécial de retraite. » Non ceci ne sont pas des subventions publiques mais ce que l’on appelle « Compensation entre régimes » Alors puisque vous êtes si intelligents prenez la peine d’étudier ce document du Conseil d’orientation des Retraites http://www.cor-retraites.fr/IMG/pdf/doc-1186.pdf. Des calculs nébuleux pour moi y figurent mais prenez garde que vous aussi vous ne vous trouviez pas dans ce document. Et conformément à vos affirmations le régime général lui aussi ne bénéficieraient il pas de « subventions » ?

    Par reiller, le 27/02/18 à 11:00

    Nous disons la même chose.
    Une remarque amusée, comment dans un régime collectif où les actifs du moment payent les retraites du même moment a t on pu créer plus de 40 caisses » autonomes », qu’il faut bien sûr ponctionner et abonder en permanence Pour créer des postes fictifs??

Par Martine, le 27/02/18 à 09:16

Ce qui est grandiose dans votre étude vous ne parlez nullement des investissements pour les lignes TGV alors pour votre info sachez que la ligne Nouvelle grande vitesse PACA Marseille-Toulon-Nice pour satisfaire l’égo des 4 maires Les Républicains Gaudin Jouassins Falco et Estrosi va augmenter du double la dette de chaque français pour un projet faramineux de 20 milliards avec la création d’une gare souterraine à Marseille St Charles – un tunnel de plus de 20 km traversant Marseille sans compter tous les tunnels pour traversée des communes comme Aubagne Gèmenos Cuges les Pins et bien d’autres ou alors un second scénario plus de 10 km de rippage de l’autoroute A 50 soit le déplacement de 6 voies d’autoroute avec expropriations de commerce démolition du pont de Camp Major et reconstruction. Le projet le plus cher du monde au km alors ne pensez vous pas que cette dette est seule imputable au tout TGV à chaque politique mégalo qui a voulu un TGV dans sa commune, son département, sa région. CESSER DE COLPORTER DES MENSONGES car là on ne parle pas de millions mais de milliards dépensés par les politiques.

Par jamas, le 27/02/18 à 09:56

La sortie du président Macron au salon de l’agriculture était éloquente à ce sujet quand il a mis en rapport le salaire d’un agriculteur désargenté qui travaille 7 sur 7 et 11,5 sur 12 et celui d’un cheminot ou conducteur de train.
350 €. mensuels d’un coté et 2 à 3 000 €. d’un autre. Et il y a pire que les cheminots ou conducteurs de train.
Le moins qu’on puisse dire c’est que l’évolution du travail ces trente-quarante dernières années a créé d’énormes disparités qu’il faut un jour aplanir (soumission à la libre concurrence pour les uns et statuts bien protégés pour les autres, monde capitaliste globalisé).
Je vois personnellement mal la CGT et consorts se mettre les français dans la poche sur ce sujet si d’aventure ils tentent le rapport de force prochainement. Le président Macron joue sur du velours.
Et personnellement je ne comprendrais pas des grèves pour maintenir ces statuts envers et contre tout.
J’ai déjà bien du mal à comprendre qu’on ne remette pas en cause les conditions de salariat de ce qui sont dans la place au nom du contrat qu’on ne remet pas en cause. C’est quoi, cette idée ? Le contribuable , lui voit bien chaque année ses taux de contributions remis en cause.
Et charger comme des mules les contribuables du futur qui n’ont rien demandé, qu’est-ce ? sinon, pire encore qu’une remise en cause de contrat, un contrat (une ponction) imposé d’office !

Par jamas, le 27/02/18 à 10:44

Correction SVP : de  »ceux » qui sont dans la place.

Par reiller, le 27/02/18 à 11:39

@ Jamas.
Menacer d’un mois de grève pour une réforme qui ne touchera formellement aucun des salariés en place ,et qui ne sera effective que dans 30 ans c’est dire clairement que l’on fait de la basse politique et non la défense des travailleurs face au pouvoir des patrons(ici l’état!)
Alors quel est le mobile syndical? Défendre sa rente de situation? En principe on ne s’oppose pas frontalement dans cette situation de dépendance financière, mais Macron grignote le paritarisme source importante de revenus, domaine qui ne se prête pas du tout à des actions de grève…. Cette négociation est décidément bien complexe!
Et puis il y a l’UNSA , bien plus indépendante financièrement me semble t il; mais qui doit chercher à supplanter les syndicats historiques. Notre organisation du syndicalisme est contreproductive.

    Par jamas, le 27/02/18 à 12:13

    les syndicats qu’ils soient salariés ou patronaux défendent leur pré carré. Quelque part c’est humain, enfin disons : intéressé plus pour soi que pour les autres. Moi j’attends de nos politiciens qu’ils défendent aussi ceux qui financent tout ça, tous ces débordements budgétaires iniques, c’est à dire les contribuables.
    E. Macron fera plus fort que ses prédécesseurs. Tout simplement parce que l’air du temps a changé et que les dettes publiques, les français commencent à se faire une idée de la bombe à retardement que ça représente. Et donc, que financer la paix sociale en tirant des chèques en blanc, au bout d’un moment, la note qui s’accumule devient insupportable. C’est un banquier, je pense qu’il sait compter et faire les totaux en bas de page. Mais ca ne sera pas suffisant pour remettre les choses bien à plat, loin de là…
    Il fera le service minimum pour se maintenir en place (comme tous !) et donner l’impression aux français que lui, se bouge. Comme avant. Je me souviens de J. Chirac cheveux gominés, les traits raides, qui allait tout bouleverser, de N. Sarkozy qui allait tout faire bouger. mais au final… que tchi comme on dit. Et avec E. macron nos déficits publics continueront malgré tout de grandir. Mais si la prise de conscience, elle aussi grandit.
    le niveau est relevé d’1 ou 2 crans, mais pas suffisamment cependant.

      Par reiller, le 28/02/18 à 09:31

      @ Jamas.
      Première remarque » les syndicats ,patronaux et ouvriers ». C’est à se tordre de rire que de mettre ainsi une équivalence entre le patronat et le salariat!. Pourtant c’est notre mode de voir les choses, c’est même tout le paritarisme. La seule explication qui me vient à l’esprit est que nous vivons le monde du combat »salariés contre patronat », match sans fin, avec un vainqueur provisoire à chaque reprise , mais combat sans fin entre professionnels de ce spectacle: ce catch est une allégorie de la lutte des classes. C’est complètement idiot ,improductif ,destructeur des relations normales et apaisée du travail . J’en veux beaucoup à notre président d’improviser ce sujet: pourquoi ne pas avoir aidé la CFDT à obtenir une place aux C.A.. ? Est il normal que les salariés soient moins bien informés que les actionnaires sur les problèmes auxquels l’entreprise commune a à faire face? La CGT qui flaire le piège du consensus ne veut pas en entendre parler et alors??
      Beaucoup de patrons ne veulent pas rentrer dans ce cirque, et pour vivre heureux vivent cachés loin des hauts sphères parisiennes, je les comprends.

        Par jamas, le 28/02/18 à 10:08

        Mon sentiment quand je dis que les syndicats patronaux et salariés défendent leur pré carré et de manière d’abord intéressée pour soi sur le dos des contribuables est que les uns comme les autres gèrent les comptes sociaux sans souci d’équilibrer ces comptes (chômage, formation professionnelle, retraites…). Au bout de plusieurs dizaine d’années de gestion commune sous l’œil peut-être paternaliste et bienveillant de l’état, tout cela se traduit par des dettes publiques que l’état ( c’est à dire le contribuable) va devoir éponger au final. Ce qui n’est pas la meilleure façon de gérer sainement une affaire. Au travers de cela le paritarisme fait preuve d’irresponsabilité. N’étant pas dans les arcanes subtiles du milieu je mets dans le même sac les patrons impliqués et les salariés impliqués (tout le monde n’est pas syndiqué, certes).
        Voilà c’est un simple constat.
        Mais l’état a sa part de responsabilité dans cela. Et l’état ce sont d’abord nos politiciens à qui on a confié nos affaires publiques. Et c’est aussi au final nous mêmes ou ceux d’entre nous qui ont depuis des lustres considéré que la gestion comptable des affaires publiques, c’était tenir des comptes  »d’épicier », comme entendu récemment et dit de manière quasi méprisante dans la bouche de ceux qui prononcent cette remarque comparative.
        Vive la politique des comptes d’épicier !

Par jamas, le 27/02/18 à 13:45

Correction SVP :  »Même » si la prise de conscience, elle aussi grandit.

  • Par reiller, le 28/02/18 à 10:00

    j’ai entendu 1000€ par habitant.

    Par reiller, le 28/02/18 à 11:47

    @ Jamas.
    Il y a deux choses dans ce que vous dites.
    Les comptes d’épicier de la CGT pour qui le service public n’a pas à compter le capital qu’il consomme tant que le service public ( que personne ne sait définir) n’est totalement satisfait( sans définir non plus de limite à la dépense correspondant!). C’est ma ville qui veut des parkings de plus tant que quelqu’un en demande un: résultat affreux.
    Et puis il y a la belle vie, les châteaux insaisissables ,les effectifs infiniment nombreux payés en emplois quasi fictifs dans des organismes qui regardent passer les sous et prélèvent un peu.

    L’idéologie qui repose sur la douce réalité capitaliste!

      Par jamas, le 28/02/18 à 12:11

      @ reiller,
      Eh bien nous sommes d’accord.

    Par reiller, le 03/03/18 à 10:31

    retour au sujet proposé par CA.
    Comment parler du coût de la SNCF? Le groupe SNCF ce sont des camions, des cars, des gares, commerces et merveille du service public des trains qui circulent en Allemagne …et peut être aux antipodes! Pour EDF c’est pareil, ce que l’on ne parvient pas à faire fonctionner en France ,on essaye avec ou sans succès ,de le faire hors des frontières nationales …sous l’étiquette de service national et avec la bénédiction d ‘un état qui n’est pas à un mensonge près . Quand l’opération externe est rentable on applaudit , mais que l’on se mette une seconde à la place du contribuable étranger; quand c’est un échec , dissimulation silence ,les contribuables français payent au nom de quoi ???
    Je sais ,c’est bien plus compliqué , que d’en rester à la SNCF ses trains de banlieue, ses petites lignes, ses voies de guingois; mais c’est profondément anormal et doit être dénoncé , car bien sûr la vérité sur les bilans d’exploitation de toutes ces activités hors mission de service publique reste cachée dans le grand tout étatique.

      Par jamas, le 04/03/18 à 12:25

      @ reiller
      Comme vous le dites, est ce qu’en rester aux formules de base (SNCF : des trains et rien d’autre, EDF : en France et pas ailleurs) n’aurait pas été préférable, vu que varier, diversifier, réformer, faire les novateurs qui savent tout, ça s’est traduit bien souvent par une situation pire qu’avant et tombant de Charybde en Scylla ?
      La question se pose.
      On a quand même eu dans le lot des beaux parleurs, des gens qui veulent tout réformer, une belle bande d’apprentis-sorciers aux manettes depuis quarante ans. Plus intéressés par leurs carrières perso., alimentées à coup  »d’idées novatrices » et d’argent public que par le souci du bien commun pérenne et durable, et sain sur le plan budgétaire
      Quand un système ne va plus, il fut aussi se poser la question de savoir si le supprimer purement et simplement, plutôt que de faire dans la cote mal taillée et dans la recherche des intérêts conciliés et ménageant tout le monde, ça n’est pas préférable.
      Ah, j’oubliais, c’est vrai, mais oui, il paraît qu’il ne faut pas  »opposer les français aux uns et aux autres » comme on dit.
      Oh, ben, non. Dès fois qu’on froisse Dupont par rapport à Durand, ah ça, ça serait pas bien ! hein !
      Mais comment remettre de l’ordre aux choses dans ces conditions ?

    Par reiller, le 04/03/18 à 14:39

    @ Jamas.
    Cette histoire commence réellement avec Mitterrand ,et les parachutages des directions par le politique. Mission donnée « pas une vague, pas un bruit »: ce sont donc des parachutés en territoire ennemis qui sont tombés du ciel, sans soutien politique aucun, mais sensés imposer leur management face à des syndicats tous puissants…et bien en cours! Ils ont fait ce qu’ils ont pu, donc en interne rien,et sont allés à l’étranger y gâcher souvent beaucoup d’argent, ou ont diversifié sans aucune ligne stratégique. On les a changé tous les 5 ans: il fallait bien noyer le poisson! L’état là dedans n’est présent qu’en apparence; ce sont d’ailleurs d’obscurs hauts fonctionnaires qui le représentent totalement, et dans l’anonymat complet.

    Bien entendu le voile du mensonge a soigneusement caché ces excroissances du service public pour faire croire aux français que la SNCF c’est le rail français, et qu’EDF n’a pas essayé de devenir brésilienne, puis… avant de devenir anglaise. Les syndicats totalement corporatistes ont fermé les yeux pour bétonner leurs positions de pouvoir.
    Tout le reste n’est que discours de politique politicienne destiné à faire en sorte que le système perdure, pour le plus grand bénéfice d’une nomenclature que Macron qualifie de » fainéants », il aurait du compléter par » profiteurs »

      Par jamas, le 04/03/18 à 15:11

      Ou alors c’est notre démocratie qui ne va pas. Donner la parole à tout le monde, c’est aussi un peu donner le pouvoir à tout le monde. Avec au final le consensus mou… et délétère s’installe, sans direction claire.
      Des politiciens roués comme F. Mitterrand ont bien exploité le filon. Mais les suivants aussi. Surnager quand la parole est à tout le monde, quand le consensus mou prévaut, ca veut dire blablater, faire dans l’à peu près verbal, dans le  »à la fois », dans le  »en même temps », dans toutes ces formules hybrides qui noient le poisson et pervertissent le langage.
      Et démoralisent tout le monde au final !

    Par reiller, le 04/03/18 à 18:04

    @ Jamas.
    J’y étais ,c’est comme cela que cela fonctionne derrière le voile nécessaire dès discours officiels.
    C’est Habermas qui explique que sans une éthique minimum de discussion ,il n’y a pas de consensus possible, seulement du théâtre; et c’est pour cela que je souligne souvent que le mensonge est très présent ici. Qui ainsi vous a dit ce qu’a dépensé EDF dans les favélas de Rio? Qui vous a dit ce que coutaient à la SNCF ses compagnies maritimes SNCM et SEA FRANCE??

    Après ,je ne vois pas ce que vous voulez dire. Personne n’a la parole, et pour qu’il y ait consensus il faut qu’il y ait échange de paroles, d’idées. Je n’en vois pas la moindre trace depuis 40 ans au moins. Cela dit ne pas croire que donner la parole aux dominés soient facile: il faut un long apprentissage pour devenir suisse!

      Par jamas, le 05/03/18 à 09:52

      Oui à l’échange verbal, mais avec une certaine forme de rareté pour rappeler quelqu’un et de respect de l’autre.
      Oui au débat, mais sans emphase dans les mots employés en sans les triturer, en n’employant pas des excès comparatifs néfastes.
      Oui aux idées, mais dans une certaine honnêteté intellectuelle.
      Et ça, ça n’est pas donné à tout le monde.
      Le débat exige de la tenue. J’écoute les émissions radio ou télé où des débateurs sont invités pour parler des sujets d’actualité : paroles coupées au bout de 3 mots, fins de phrase non respectées, débit de parole à la vitesse de la mitraillette, 3 débateurs en train de parler en même temps, animateur (trice) qui ne sait pas tenir son monde, qui est le premier ou la première à semer la zizanie quand ça se  »relâche » un peu sur ce plan, quand les invités sont un peu disciplinés ; l’animateur (trice) étant bien souvent le premier à hacher le débat (A. Ardoin, un orfèvre en la matière, mais aussi C. Roux, B. Toussaint, F. Haziza, bref …quasiment tous).
      Ces gens là se mettent ils à la place du public à qui tout ça est destiné. Comment intéresser sérieusement les français à la choses publique avec ces pseudo débats bordéliques
      Nos débats médiatiques n’ont rien à envier à ce qu’on voit sur les bancs de l’assemblée.
      Comment avoir des échanges démocratiques sains dans ces conditions ?
      Les débats publics pou médiatique sont ils du même tonneau en Suisse par exemple dont vous parlez, pays un ton au dessus de nous au moins, en matière démocratique ?
      Je serais curieux de savoir

        Par reiller, le 05/03/18 à 10:41

        @ Jamasréponse au 5/03 9h52
        Expérience personnelle de très courte durée en Suisse; mais au travail ils sont bien plus sympathiques que les français. Pour le reste ,leur histoire de montagnards isolés vallée par vallée, est loin de la notre .

        Le débat dont parlent les philosophes n’est pas le cirque médiatique que nous détestons tous deux, mais celui qui devrait avoir lieu sur le futur commun. L’exemple avec lequel je travaille actuellement est celui ci: ma ville dépense énormément pour s’embellir; mais refuse de faciliter la vie des piétons: tout pour la voiture et son stationnement. Pourtant sans piétons pas de vie en ville, pas de commerces de proximité. c’est simple ,concret; tout le monde comprend. Discussion impossible pourtant! Il manque une organisation pour que le débat existe; alors des camps opposés vont se battre sans s’écouter. Discuter vraiment suppose une organisation idoine, une volonté politique ,et dominatrice quand même, capable de faire vivre le débat sans y imposer son pouvoir. Trop de perfection à mon avis: il faut se contenter d’une opposition classique , et de contre pouvoirs réels.

          Par jamas, le 05/03/18 à 13:27

          @ reiller,
          Je pense qu’avec votre mairie le problème de l’organisation du débat démocratique communal (que la mairie rechigne à faire correctement à vous lire) se double d’un autre problème. Un élu local a vite fait de faire la part des choses entre le fort et le faible dans la commune. Et le piéton, chez vous semble être ce que j’appelle personnellement le maillon faible ( j’aime bien cette tournure de langage).
          Donc, tant sur le fond (dualité automobiliste/piéton), que sur la forme (le débat démocratique et la parole équitable à tout le monde), vous ne semblez pas partir gagnant.
          Mais pour vous consoler, c’est partout pareil. En campagne électorale tous les candidats vantent les mérites des commissions extramunicipales censées entretenir et développer la démocratie locale. Comptez combien en crée une fois aux affaires !
          Il semble que seul le rapport de forces compte, tant au niveau national, que local.

            Par reiller, le 05/03/18 à 14:13

            @ Jamas.
            C’est encore plus étonnant que cela, car ils voudraient mettre un peu de vie dans leurs rues, et ils sont plein de sous! Donc pas de rapports de force.Mes interlocuteurs comprennent ce que je leur dit. Ils savent que nous prenons nos bagnoles pour aller à Cannes, Antibes…plutôt que de rester sur place. Mais ils sont vaincus d’avance par une sorte de lassitude.

            Par jamas, le 05/03/18 à 19:28

            @ reiller,
            Alors c’est que spatialement, si je puis dire il n’y a pas la place pour  »à la fois » le piéton d’un coté, et la bagnole d’un autre et qu’il faut choisir lequel on privilégie.
            Dans les centre-villes les commerçants ont longtemps été et sont encore pour beaucoup contre l’exclusion des automobiles, arguant, non sans données objectives, que ça faisait fuir les acheteurs vers les zones commerciales périphériques.
            Peut-être que vos élus ont ils aussi cette dimension du problème en tête !

    Par reiller, le 05/03/18 à 08:51

    @ Jamas suite.
    Nationaliser est un beau geste politique : discours ,promesses,…. On comprends bien la tentation politique, l’espoir populaire, etc…
    Mais après , comment rendre compatible les actions de la gestion quotidienne avec le balancement des votes démocratiques? Mettez vous à la place des politiques. Embaucher ,c’est facile ; c’est lutter contre le chômage, offrir des postes à des gens qui sont volontaires; c’est tellement gratifiant pour les politiques qu’ils finissent toujours par trop le faire! Par contre réduire les effectifs ,jamais! Ou très discrètement en cas de crise évidente…Investir pour un résultat prévisible 3 ,à 5 ans plus tard, quel politique le fera? Sauf exception type plan nucléaire gaullien, donc économie planifiée, incompatible en plus, avec les changements de majorité.
    Vous voyez la difficulté: le politique ne peut que se désintéresser de la direction au jour le Jour des entreprises nationales qui deviennent vite un objet de discours politique sans contenu physique tangible.

      Par jamas, le 15/03/18 à 09:35

      @ reiller,
      Bon, on peut gloser à l’infini.
      Moi, de temps en temps, je sors ma calculette.
      L’état dépense un peu plus de 3 milliards €. chaque année pour abonder le système de retraites des retraités de la SNCF (3,25 milliards en 2017 selon BFM).
      Le nombre de pensionnés de ce régime était en 2017 de 265 000, soit cout annuel pour le contribuable par pensionné de la SNCF : 12 000 €. (1000 €. par mois).
      Ca, c’est du concret. ET ça n’est même pas ce que ne touchera jamais un retraité agricole même retraite abondée par la péréquation, ou peut être un (petit) retraité de catégorie C de la fonction publique classique sur sa propre retraite de base, même cette retraite financée en faisant des dettes sur les générations futures.
      Il y a un moment où il faut stopper l’hémorragie… et les déséquilibres trop craints entre les français.
      Personnellement, je persiste, je ne comprends pas cette histoire de statut à maintenir absolument pour les cheminots en place sous prétexte de contrats vieux de x années à respecter à tout prix ; la réforme minorante ne touchant que les nouveaux embauchés.
      Normalement ceux qui ont un statut protecteur devraient être les premiers à être solidaires avec l’ensemble en temps de crise, et c’est tout le contraire qui se passe !
      Je vous rejoins sur un point : le manque de courage des gens aux manettes, qui agissent généralement avec beaucoup trop de légèreté dans l’utilisation de l’argent public.
      Mais tout cela n’est possible que parce que le contribuable ne met pas le nez sérieusement dans toutes ces affaires publiques. Râler il sait. Regarder de près, et agir de manière efficace, beaucoup moins.

    Par Donger, le 06/04/18 à 09:33

    Photo de St Lazare et non Montparnasse

    Par Tivan, le 22/04/18 à 06:40

    Cette photo est bien la gare Montparnasse

    Par Tivan, le 22/04/18 à 07:23

    Beaucoup de sujets sur les agents de la sncf. Peu de sujet sur les décisionnaires. Exemple 1997: création de RFF. Gouvernement de Jospin en 1997.: Elisabeth Borne aux transports, qui devient même directrice de la stratégie a la SNCF jusqu’en 2007 sans jamais contester RFF, énorme gâchis de 1500 cadres « surqualifiés »qui ont laissé filer la dette et qui ont été reclassés à la SNCF en 2014, alors qu’ils n’avaient aucune compétences dans la production. Donc s’appuyer sur les compétences de Borne pour effectuer une réforme..il y a de quoi avoir des doutes…

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