DETTE DE LA FRANCE

DETTE PAR HABITANT

Le 22/01/2009

Le trou de la Sécu se creuse encore un peu plus…

Le trou de la Sécu devient abyssal. Le ministère du Budget a revu, lundi 19 janvier 2009, ses prévisions à la hausse : la Sécurité sociale devrait enregistrer un déficit de 12,6 milliards d’euros en 2009, contre 10,5 milliards en 2008.

Ce nouveau dérapage des comptes, le deuxième depuis novembre 2008, pose la question de l’efficacité des dernières « réformes » de la Sécurité sociale. Par rapport aux prévisions initiales du gouvernement, le manque à gagner est désormais en hausse de 50 %. L’objectif affiché d’un retour à l’équilibre en 2011 semble compromis…

Fin 2008, pour combler ce fameux trou, les députés avaient voté un nouvel alourdissement des taxes et des prélèvements :

Augmentation (de 2,5 % à 5,9 %) de la taxe sur le chiffre d’affaires des complémentaires santé.

Création d’un « forfait social » de 2 % à la charge des employeurs sur l’intéressement, la participation, l’épargne salariale et la retraite supplémentaire.

Taxation, dès le premier euro, des « parachutes dorés » supérieurs à un million d’euros.

Hausse des cotisations retraite que le gouvernement souhaite compenser par une baisse des cotisations chômage.

Alourdissement de 23 % de la taxe sur les alcools forts.

Entreprises non couvertes par un accord ou un plan d’action sur l’emploi des seniors d’ici à 2010 soumises à une pénalité égale à 1 % des rémunérations versées.

En 2004, on nous avait promis des comptes équilibrés pour 2007… Ces promesses avaient alors justifié les premières franchises sur les soins introduites en 2005 par le plan Douste-Blazy (1 euro par consultation ou encore 18 euros de forfait par acte médical « lourd »).

Tout cela en dit long sur les prétendues réformes de la Sécu : plutôt que de s’attaquer à une réforme de fond de notre système social, l’État comble ses déficits en prenant dans la poche des Français.

Les déficits perdureront tant que ne sera pas revu l’organisation de la Sécu et tant que ne sera pas envisagé une mise en concurrence plus avancée de l’Assurance Maladie (caisses d’assurance et hôpitaux). Notre système n’en sera que plus efficace, c’est-à-dire, à couverture égale, moins coûteux pour tous les salariés.

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