« Éco-contribuables », à vos poches !
Qui dit dépenses dit taxes. Le projet de taxe « carbone », pointe de l’arsenal fiscal écologiste, ressort aggravé du Grenelle de l’environnement. Rebaptisée « contribution climat énergie », elle porterait à la fois sur les produits à fort contenu en carbone et sur ceux qui consomment beaucoup d’énergie.
Selon le mensuel L’Expansion, la taxe carbone coûterait 6 centimes pour un magazine, 2,50 euros pour un jean et 900 euros pour un an d’électricité dans une maison de 100 mètres carrés.
Deux autres taxes touchent directement les particuliers. La taxe sur les véhicules polluants, sous forme d’une éco-vignette, pénaliserait les propriétaires des voitures qui émettent plus de 140 g de CO2 par kilomètre (la moitié des véhicules neufs vendus en France). Son montant serait fixé au prorata du volume de CO2 émis et selon un système de bonus-malus. Les Français qui prennent l’avion risquent de payer une « taxe sur le kérosène » sur certains de leurs trajets – ceux qui sont déjà desservis par des lignes ferroviaires à grande vitesse.
D’autres inventions fiscales visent des acteurs économiques. Les agriculteurs doivent s’attendre à payer une augmentation « significative » de leur redevance irrigation, et, pour les plus pollueurs, l’augmentation de la redevance pour « pollutions diffuses » (avérées mais dont on ne peut repérer la trace), une nouvelle « taxe sur l’azote » et une redevance sur les engrais chimiques. En discussion aussi : un éventuel renchérissement du coût de l’eau. Le secteur des transports de marchandises devrait, lui, assumer une éco-redevance ou « taxe kilométrique routière », qui s’appliquerait également aux camions étrangers traversant la France.
Ces impôts, qu’ils soient payés par le consommateur ou le producteur, réjouiront les Verts : leur produit sera affecté directement aux objectifs environnementaux. Mais cela ne rassure en rien le contribuable à qui on demande une nouvelle fois un effort pour des résultats plus qu’hypothétiques.







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