La nécessaire baisse des dépenses publiques

Publié le 08/06/2007

Nicolas Sarkozy est devenu Président de la République parce qu’il a gagné la bataille des idées : le travail, l’effort, le mérite doivent être récompensés. Il en a convaincu une majorité de Français, qui l’a élu.
La mise en œuvre de ce discours est nécessaire pour réaliser l’objectif principal du nouveau Président : retrouver la croissance et réduire le chômage (à 5 % en 2012).

Mais elle n’est pas suffisante : l’expérience accumulée depuis 20 ans par une dizaine de pays développés qui ont atteint cet objectif montre que la croissance économique ne revient que dans les pays qui réduisent massivement leurs dépenses publiques. Ces pays ont fait travailler davantage, et plus efficacement, leurs fonctionnaires. Ils ont réduit les gaspillages d’argent public, notamment en subventions inutiles ou nuisibles.

La raison de leur succès est simple : débarrassées des boulets que leur imposaient leurs administrations, les entreprises de ces pays se sont développées rapidement.
Une étude de la Banque Centrale Européenne l’a une fois de plus prouvé il y a deux ans : les onze pays développés qui avaient le plus accru leur taux d’emploi avaient en moyenne baissé leurs dépenses publiques de 10,3  % de leur production (PIB) .

Cette constatation de bon sens, facile à vérifier, est refusée dans notre pays : les profiteurs de l’Etat y sont trop nombreux, les idées marxistes et keynésiennes trop répandues, inculquées dès l’école à toute la population, et propagées en permanence par la plupart des médias. Trop de responsables croient encore, ou font semblant de croire, que la hausse des dépenses publiques entraîne la croissance économique.

Pendant sa campagne électorale, Nicolas Sarkozy a annoncé qu’il ne remplacerait pas un fonctionnaire sur deux partant à la retraite. C’est évidemment un pas dans la bonne direction. Mais un petit pas : au bout de cinq ans, les économies annuelles ainsi réalisées s’élèveront à 0,1 % de la production française. Nicolas Sarkozy est allé plus loin : il a fixé un objectif de réduction des prélèvements obligatoires de 4 % de la production en cinq ans, objectif modeste en comparaison des réalisations d’autres pays. Il s’est alors rendu compte qu’il n’était pas suivi par l‘opinion publique, et a reporté cet objectif à 2017.

Après avoir gagné les élections législatives, il ne pourra pas se dispenser de revenir à son objectif initial, s’il veut réellement que notre pays retrouve la croissance et réduise son chômage. Le tableau ci-dessous, extrait des statistiques d’Eurostat, le montre clairement : pour être dans la moyenne de 9 pays ayant sensiblement réduit leur chômage, nous devrions réduire nos dépenses publiques de 10 % du PIB en cinq ans.

Puissent les Français ne pas continuer à fermer les yeux devant ces évidences !
 

 

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