Service minimum : La seule garantie passe par la loi !
Le nouveau président de la République prendra ses fonctions dans quelques jours. Il a promis la « rupture ». Elle ne sera pas possible tant qu’une loi sur le service minimum garanti n’aura pas été votée. Nicolas Sarkozy discutera de ce sujet aujourd’hui avec les syndicats.
Comment garantir le service minimum en cas de grève dans les transports publics ? C’est l’une des premières questions qui va se poser à Nicolas Sarkozy et à son futur gouvernement. C’est aussi l’une des promesses majeures faites aux Français par le nouveau président de la République ; il leur appartiendra d’exiger qu’elle ne reste pas lettre morte (écrivez-le lui).
Nous ne ferons pas de procès d’intention à celui qui, dans quelques jours, succèdera à Jacques Chirac. Mais les promesses des hommes politiques ont trop souvent été oubliées, l’élection passée, pour que nous nous montrions plus naïfs que de raison. Nicolas Sarkozy a promis la « rupture » ; la loi sur le service minimum lui donne l’occasion de montrer aux Français sa détermination.
C’est une condition « sine qua non » de toute réforme de l’Etat et des administrations publiques. Si les syndicats, qui représentent essentiellement le secteur public et défendent bec et ongles ses privilèges, conservent les moyens de bloquer le pays, comme ils le firent en 1995, les promesses de Nicolas Sarkozy resteront des vœux pieux. Pour réaliser le programme économique qu’il s’est fixé et réaliser les changements annoncés, il devra engager un bras de fer avec certains d’entre eux.
La condition d’un vrai changement
Contribuables Associés se bat depuis longtemps pour faire aboutir les propositions de loi qu’ont déposées à l’Assemblée nationale les députés Jacques Kossowski et Christian Blanc. Une majorité de députés s’affirmait prête à les voter ; il n’a tenu qu’au gouvernement qu’elles ne le soient pas ; il dépendra du nouveau gouvernement qu’elles le soient.
Or, une ambiguïté subsiste sur les intentions du nouveau chef de l’Etat. Nicolas Sarkozy avait d’abord déclaré : « La loi sur le service minimum dans les services publics est plébiscitée par les Français. Elle sera votée à l’été. » Il est, par la suite, revenu sur cette affirmation, en conditionnant le vote de cette loi à la réussite ou à l’échec de négociations à venir avec les « partenaires sociaux » – autrement dit, les syndicats.
Cette solution peut suffire si Nicolas Sarkozy est décidé à ne rien changer. Dans le cas inverse, c’est-à-dire s’il veut engager des réformes de fond suscitant une véritable opposition, il ne pourra pas se contenter d’un simple accord avec les syndicats, susceptible d’être dénoncé lorsqu’ils le voudront.
Voilà pourquoi le vote d’une loi sur le service minimum est impératif. Et voilà pourquoi, aussi, c’est à cette occasion-là que nous augurerons de la véritable volonté de changement de Nicolas Sarkozy.

Bientot la loi sur l’interdiction de greves.. Et personne ne va geuler :/
les réformes ne pourront se faire qu’avec une réforme des syndicats.Je refuse que des gens qui ne sont en rien représentatif de la population française fasse la pluie et le beau temps; et comment un pays peut-il se dire démocratique en acceptant cet état de fait. Il nous faut un syndicat par branche d’activité, apolitique et voté à partir de la base, des gens responsables qui ne se batteront pas uniquement pour leurs intérets.