Pétition d’ « Alternatives économiques ». Que ceux qui ont envie de payer plus ne se gênent surtout pas !
« Alternatives économiques » publie une pétition de contribuables désireux de payer plus d’impôts. S’ils y tiennent… à leurs poches !
Vive l’impôt, paraît-il ! Un certain nombre de nantis, au premier rang desquels figurent Jacques Delors, Fadela Amara, de l’Association « Ni putes, ni soumises », et Patrick Klugman, de SOS-Racisme, ont signé la pétition du journal Alternatives économiques, qui claironne : « Nous récusons des baisses de la fiscalité dont la contre-partie serait l’insuffisance des moyens donnés à la protection sociale des plus pauvres, à l’éducation, à la recherche, à la santé, au logement ou encore à l’environnement ».
Que ces braves cœurs se rassurent : nos voisins européens, britanniques, allemands, néerlandais, italiens, suisses… exercent sur leurs concitoyens une pression fiscale moindre qu’en France. Or, on y croise moins de miséreux, les enfants y savent plutôt mieux lire et compter au sortir de l’école, les chercheurs n’y sont pas plus malheureux, on n’y meurt guère plus jeune, les SDF n’y plantent pas de tentes dans les rues et la pollution n’y est pas plus insupportable qu’à Paris. En revanche, on y compte moins de chômeurs et de RMIstes.
Les plaisantins du quotidien Libération, qui assurent une large publicité à la pétition d’Alternatives économiques, affirment qu’aux Etats-Unis, « le poids de l’impôt sur le revenu dans le PIB est largement supérieur à la France ». Ce n’est évidemment pas le poids de tel ou tel impôt qui compte, mais l’importance globale des prélèvements obligatoires !
Par ailleurs, il n’est pas nécessaire de rogner sur les crédits de la recherche ou de la santé pour baisser les impôts. Il suffirait de couper dans les gaspillages des administrations et des entreprises publiques, pour réaliser des économies que le professeur Jacques Marseille a chiffré à quelque 100 milliards d’euros.
Il suffirait aussi, par exemple, de tailler dans le maquis des avantages acquis et des régimes spéciaux de la fonction publique et des entreprises nationalisées ; de remettre au travail ceux qui s’engraissent sur le mammouth, à commencer par les 28 000 enseignants qui ne voient jamais un élève ; de sabrer les subventions aux partis politiques, aux syndicats, ou aux multiples associations qui prospèrent sur le dos des contribuables…
Contribuables Associés s’en voudrait pourtant de décourager les bonnes volontés. « Nous considérons ces prélèvements comme légitimes et sommes fiers d’apporter ainsi notre contribution aux dépenses publiques nécessaires au progrès, à la cohésion sociale et à la sécurité de la nation », écrivent les signataires de la pétition.
Qu’à cela ne tienne : nous proposons au ministre du budget, Jean-François Copé, d’ajouter à la feuille de déclaration des revenus une ligne réservée à tous ceux qui voudront accomplir, librement et volontairement, un geste de solidarité supplémentaire en versant un surplus à la caisse de l’Etat.
Nous ne doutons pas de retrouver, au premier rang de ces généreux donateurs, Jacques Delors, Fadela Amara et Patrick Klugman. A vot’ bon cœur, m’sieurs-dames.
à ceux qui veulent payer plus d’impôts







Bonjour,
Je suis d’avis du Pr Marseille.
Il est temps que la Cour des Comptes sanctionnent les gaspillages.
MJ
Excellent initiative que de prevoir une ligne pour ces bons français qui désirent payer plus d’impots. Je n’en suis pas et je n’en ai pas honte. Je pense également qu’il convient prioritairement de supprimer les innombrables dépenses inutiles
Lorsque j’ai pris connaissance de cette pétition d’alternatives economiques, j’avoue que mon sang n’a fait qu’un tour et je n’ai pu m’empêcher d’adresser une réponse directement au directeur de ce mouvement (pfremeaux@alternatives-economiques.fr)pour exprimer mon opinion. Pourquoi ne pas inonder la boite mel de ce monsieur pour lui exprimer notre ras le bol de ces “toujours plus d’impôt”.
voici ma réponse :
“Monsieur,
consentir ou pas à l’impôt ? Là n’est pas le débat.
Quelque soit les propositions de tel ou tel candidat, aucun me semble t’il ne remet en cause la notion d’impôt.
Ce qui est en jeu est l’utilisation qui en est fait, sommes nous satisfait de son utilisation ? Avons nous, chacun à son niveau, la satisfaction attendue des services publics utilisés ? Est-il stupide de pouvoir penser que “le trop d’impôt tue l’impôt ” ?
Toutes ces interrogations de bon sens ne viennent pas d’une grosse fortune, loin de là , mais d’un français moyen qui ne trouve rien de choquant à ce qu’une personne qui gagne très bien sa vie ne soit pas taxée, matraquée au delà d’un seuil (…. je ne dis pas le quel , suis je bien compétent pour cela ?) et qu’on lui laisse la liberté de le transmettre à ses enfants. Mais votre pétition laisse à penser que les riches (quoi? plus de 4000 euros ?) à un certain seuil reversent l’intégralité de leurs revenus à l’état français.
Rappelez vous gainsbarre et sa provoc’ du billet de 500 balles… si il le faisait aujourd’hui, il se brûlerait tout simplement les doigts.
cordialement “
Bonjour,
J’ai signé la pétition en question. Non pas parce que j’aime dépenser mon argent dans du gaspillage mais parce que je pense que l’impôt est nécessaire et que les réductions actuelles se font au détriment des aides sociales.
Qu’a fait le gouvernement actuel contre le gaspillage? Pas grand chose. Quelques mini réformes. Mais il a aussi diminué des aides sociales, comme par exemple le droit à la CMU pour les sans-papiers, ou essayé de diminuer les bourses étudiantes alors que c’est ce qui est le plus efficace pour l’ascenseur social.
Si on accélère dans cette voie on n’aura plus de gaspillage mais plus d’aides sociales.
Mais comme il y a du gaspillage je compte payer le minimum d’impôts, et donner le maximum aux associations humanitaires. À vot’ bon cÅ“ur, me direz-vous sûrement.
En attendant, votre mouvement me laisse sceptique.