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La recherche française publique n’est pas pauvre, elle est mal gérée

Voilà qui va à l’encontre des manifestations des chercheurs du CNRS ou de l’université (collectif « Sauvons la recherche »). Les choses sont désormais claires –et officielles-. « La France est l’un des pays développés où la dépense publique de recherche est la plus élevée ramenée au PIB ». Oui, mais voilà le problème : [...]

Voilà qui va à l’encontre des manifestations des chercheurs du CNRS ou de l’université (collectif « Sauvons la recherche »). Les choses sont désormais claires –et officielles-. « La France est l’un des pays développés où la dépense publique de recherche est la plus élevée ramenée au PIB ». Oui, mais voilà le problème : « Cet effort ne se concrétise pas économiquement. Les entreprises profitent très insuffisamment des travaux des chercheurs, comparés aux autres pays étrangers ». Il est donc inutile que l’Etat dépense plus dans la recherche publique ou y investisse plus.

La recherche française souffre d’une mauvaise organisation et d’une mauvaise gestion. Elle est divisée entre l’université et le CNRS. Et l’essentiel des moyens va au CNRS, alors que la recherche devrait se faire comme partout dans le monde à l’université. La qualité de la recherche n’est pas prise en compte dans l’attribution des fonds. Et le CNRS est une survivance du passé qui n’avait d’équivalent que dans le système soviétique : une telle bureaucratie ne peut qu’être inefficace, surtout lorsque, pour des raisons idéologiques, elle se coupe des entreprises.

Les projets sont systématiquement reconduits, du seul fait qu’ils existent (et, pouvons-nous ajouter, par le biais des lobbies syndicaux). La valorisation de la recherche est presque ignorée et ne progresse pas. Et ce n’est pas un think tank libéral qui affirme tout cela, mais un inspecteur général des finances et un ancien directeur adjoint du cabinet de Claude ALLEGRE : pas vraiment des ultralibéraux. Ils ont simplement comparé la situation française à celle des grands pays occidentaux, des Etats-Unis au Japon en passant par le Royaume-Uni ou l’Allemagne.

Le constat est très pessimiste. Toutes les politiques mises en place n’ont servi à rien et les entreprises n’ont pas profité le moins du monde de cette recherche publique. Les dépenses ont augmenté, les intermédiaires ont été multipliés, sans résultat. Le nombre de brevets déposés par million de dollars dépensé en recherche est de 0,04, contre 0,19 aux USA. Et les revenus de la propriété intellectuelle liés à la recherche publique sont quasi-inexistants.

Bien entendu, comme toujours dans ce type de rapports publics, si le diagnostic est bon, les propositions ne sont pas à la hauteur. Même s’il y a de bonnes pistes, comme accroître l’autonomie des universités et intéresser financièrement les chercheurs aux résultats de la valorisation, ou encore supprimer les structures d’interfaces inutiles. Mais l’essentiel n’est pas là : il faudrait fermer le CNRS, rattacher la recherche aux seules universités et privatiser l’ensemble, ou tout au moins mettre les universités en concurrence. Mais les rapporteurs ont au moins entrepris une démarche de vérité, répondant ainsi aux mensonges syndicaux : ce n’est déjà pas mal.

tribune extraite du site libres.org

Un commentaire pour “La recherche française publique n’est pas pauvre, elle est mal gérée”

  1. On vous voit venir! Comme d’habitude, faisant partie de la tendance ULTRA-libérale, vous n’avez qu’un mot en bouche: “Il faudrait privatiser l’ensemble” alors que TOUS les chercheurs se plaignent de Monsieur François GOULARD (et c’est un comble pour un ami à Alain Madelin qui rêvait de “sauver” la Recherche et qui n’a fait qu’agraver sa santé déjà mauvaise) qui ne laisse derrière lui que fiasco, déprime (salaires de misère des chercheurs), et désillusion ! Comme si LA privatisation allait être le remède miracle ? Quelle perversité de pensée ! On reconaît bien là les MADELINISTES pur et durs. regardez plutôt autour de vous, Messieurs les pourfendeurs de la poltique PUBLIQUE: Même aux USA,pays pourtant sacrément ultralibéral, l’Etat aide énormément les chercheurs et ne les laisse pas tomber. Alors: “Dehors Monsieur GOULARD!”, vous êtes disqualifié pour sauver la recherche avec vos privatisations, vous devrez rendre des comptes un jour ou l’autre et d’ailleurs vous avez également laissé beaucoup d’amertume au Ministère que vous gériez auparavant… et depuis, il y a beaucoup de vos gourdes qui sont très difficiles à rattraper. A force de ne jurer que par les privatisations, vous avez endormi les gens et vous les avez trompés. Heureusement ils ont compris et ils n’ont pas la mémoire courte comme vous! Alors, de grâce, un peu de modestie et arrêtezz de faire croire que le privé est LA solution à TOUT. C’est faux sur toute la ligne et les gens s’en rendent désormais compte et ne se laisseront plus abuser. Le privé n’a d’efficacité que lorsqu’il marche main dans la main avec le publique; un point c’est tout. Il ne marche JAMAIS quand il ne sert qu’à faire profiter des intérêts exclusivement privés et c’est ce que vous faites, hélas, n’importe où vous passez Monsieur le libéral GOULARD; ayez au moins le courage, au moins une fois dans votre vie, d’admettre que vous n’avez qu’une obsession au service d’une seule ambition: Casser les agents de service public uniquement par goût de la perversité d’une pensée ULTRA LIBERALE dangereuse, démodée, et minable! J’arrête là car vous nous faites pleurer de dégoût…

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