CES SYNDICATS QUI SONT NOS MAITRES
Par Gabriel Onesto,
ancien président de Contribuables Associés
Plus les syndicats nous confisquent d’argent et plus ils nous asservissent. On les appelle les « partenaires sociaux ». Rien n’est entrepris sans eux. Lorsque q’un gouvernement fait mine d’adopter une réforme qui les indispose, le pays entier est puni. On ne compte plus le nombre de ministres congédiés sous leur pression. Une simple grève des transports immobilise la France et les Français.
Pourtant, les syndicats représentent à peine 8 % des actifs, et seulement 6 % des salariés du secteur privé. Ces chiffres ne justifient évidemment pas leur pouvoir aussi exorbitant qu’illégitime, qui nous prive de nos droits fondamentaux.
• Impôts, déficit public, subventions et réforme de l’Etat
A l’instar des partis politiques, les syndicats sont financés avec l’argent public. Les cotisations de leurs adhérents, qui, théoriquement, devraient représenter leur unique ressource, sont insignifiantes et ne suffisent manifestement pas à couvrir leurs (énormes) besoins. Sur le plan juridique ils jouissent de passe-droits injustifiés. Par un privilège abusif et exclusif, ils ne sont pas tenus de rendre compte de leur financement, de leur gestion, ni de l’usage qu’ils font des deniers publics. Les lois en vigueur renforcent donc leur pouvoir et leurs avantages.
• Les fonctionnaires sont au dessus de la Constitution
Le SNUI, tout puissant syndicat des impôts et membre fondateur de l’association d’extrême gauche ATTAC, est-il dans son rôle lorsqu’il prend des positions politiques, par exemple en dénonçant des politiques de baisse d’impôts (pourtant si rares), voire une réduction d’impôts de vingt malheureux euros pour les contribuables qui déclarent leurs revenus sur le Net ?
Est-il dans son droit, lorsqu’il décide, par-dessus la tête des ministres et des parlementaires, des techniques et des règles applicables en matière de prélèvements obligatoires, lorsqu’il impose ses vues au gouvernement – on se rappelle la façon dont il eut « la peau » du socialiste Christian Sautter, qui souhaitait réformer l’administration fiscale – et lorsqu’il organise l’irresponsabilité des fonctionnaires ?
De même, le Syndicat de la Magistrature est-il dans son rôle, lorsqu’il conteste des projets de loi comme l’instauration de la carte d’identité biologique, ou dénonce l’état d’urgence quand le pays est en feu ? Est-il dans son droit lorsqu’il outrepasse l’obligation de réserve à laquelle sont astreints les magistrats ? Evidemment non !
• L’usager est pris en otage par les fonctionnaires
Etymologiquement, le terme « syndicat » vient du grec syn pour « ensemble » et du latin dicare pour « dire »… et non pas dictare, pour dicter ! En soit, le syndicalisme est une bonne chose. Il est bien naturel que chacun adhère au règlement quotidien d’un sort qu’il partage avec d’autres personnes. C’est d’ailleurs la synthèse des définitions proposées par plusieurs dictionnaires.
Mais est-il légitime, en revanche, que des organisations de fonctionnaires disposent de nos destins, au lieu de s’occuper de leurs propres affaires : cantine, vestiaires ou autres… ? De quel titre peuvent-ils se prévaloir, pour nous représenter sans avoir été mandatés pour cela ? Et pour nous imposer leur dictat en organisant des grèves, qui sont en outre votées à mains levées, de manière fort peu démocratique !?
Le combat contre le déficit de l’Etat, discontinu depuis 1974, la résorption de la dette publique et le retour à l’équilibre budgétaire, implique une profonde réforme. Mais rien ne pourra se faire tant que ne sera pas réalisée celle du syndicalisme et de sa représentativité.

Vous avez dit que les syndicats sont subventionnés par l’Etat. Vous citez également le SNUI un peu plus loin dans votre article. Il se trouve que le financement du SNUI est fait d’abord par ses adhérents puis par ses publications comme le guide pratique du contribuable et que très peu par de l’argent public.
Il faut d’une manière définitive se mobiliser pour réformer et réduire les droits exhorbitants et déplacés des fonctionnaires. Tous les citoyens doivent être égaux dans leurs droits comme dans leurs devoirs.
Les syndicats et la globalisation
Et si les syndicats restaient la seule force politique face au pouvoir incontrôlable des groupes financiers mondiaux .
Le pouvoir économique s’imposant au pouvoir politique le syndicat national est il notre chance à l’avenir ?
je me pose cette question…
B. CADOT
est il acceptable que 5 syndicats,(CGT;CGT FO;CFDT;CGC;CFDT ),dans les entreprises privées (je parle du secteur que je connais)puissent seuls présenter des candidats au premier tour des élections professionnelles,(délégués du personnel et membres élus du comité d’entreprise ),sans avoir a prouver leur représentativité,alors que les candidats libres ou ceux de syndicats autres que ceux cités plus hauts,sont obligés d’attendre le deuxième tour.Le texte qui dispose de cette abération est dans le code du travail et n’en est pas moins ,à l’évidence anticonstitutionnel.A quand la possibilité pour un justiciable de pouvoir invoquer l’inconstitutionnalité d’un texte devant un juge,comme aux USA?
Comment une telle situation a-t-elle pu s’installer, depuis si longtemps, aussi profondément, aussi irréversiblement, sans qu’occune force véritable y fasse obstacle ?
Comment se fait-il que ce qui est écrit ci-dessus soit aussi confidentiel ? Que les grands hebdomadaires n’en parlent presque jamais? Que les français dans leur masse, laissent faire sans rien dire, sans s’informer, sans protester, sans se révolter lorsqu’ils ne peuvent se rendre à leur travail ? Ou, comme à Marseille cet automne, que des centaines de commerçants ont subis des pertes énormes de chiffre d’affaires sans rien dire ?
Je pense qu’il y une autre définition du mot « syndicat ».Ce mot viendrait de deux mots grecs: syn qui veut dire « avec » et dikein qui veut dire « lutter ».Le mot « syndicat » évoquerait donc la notion d’union dans la lutte.