Hold-up de la Banque de France sur les caisses de retraite

Publié le 19/01/2006

« Article extrait du Cri du Contribuable numéro 8 en vente chez votre marchand de journaux »

Les banquiers savent manier l’argent, c’est leur métier. Faut-il donc s’étonner que le personnel de la Banque de France soit, de tous nos compatriotes, le mieux servi en matière de retraites ? En cette matière, l’association Sauvegarde Retraites a récemment fait le point de leurs « avantages acquis ».

La mission de la Banque de France a beau avoir perdu beaucoup de son importance avec le passage à l’euro – la monnaie communautaire échappant au contrôle de l’Etat français – les fonctionnaires qui travaillent pour elle n’ont, en revanche, abdiqué aucun de leurs privilèges.

Ils continuent donc à s’octroyer un complément de retraite totalement financé par l’employeur et équivalant à 40 % de la retraite de base sans avoir à cotiser pour cela le moindre centime. «Résultat, souligne Sauvegarde Retraites, chacun des 15 000 retraités de la Banque de France reçoit en moyenne 25 063 euros de pension annuelle contre 13 510 euros, complémentaire incluse, pour les salariés du privé. Presque deux fois plus. »

Qui dit mieux ?

« Pleins aux as, poursuit l’association, les agents de la Banque de France sont les seuls en France à jouir d’un régime de retraite qui fonctionne à 100 % par capitalisation. En clair, les cotisations des actifs sont placées et les intérêts servent à payer les pensions des retraités », contrairement à ce qui se produit dans le cadre du régime par répartition – de règle dans le privé et auquel nos gouvernants demeurent, paraît-il, profondément attachés, comme le rappelait Thierry Breton présentant début décembre le rapport Péberau…
Au reste, ni les bénéfices que ses pensionnés tirent de la capitalisation, ni les énormes réserves qu’elle possède n’empêchent la Banque de France de piller allègrement les autres caisses de retraite, qui fonctionnent quant à elles par répartition et sont « le plus souvent déficitaires, voire au bord de la faillite, à cause du choc démographique » !

Le Cri du Contribuable numéro 8, en vente chez votre marchand de journaux