Contribuables Associés entarte les syndicats pour la rentrée sociale

Publié le 01/10/2005

Une fois de plus la France va être bloquée par les grèves ce 4 octobre. En réponse les Contribuables Associés vous invitent à entarter virtuellement les syndicats dans son nouveau jeu en ligne.

Devenez le meilleur entarteur de chefs syndicalistes en participant à notre jeu en ligne.

Transmettez l’adresse de ce jeu à vos amis, accompagnée de notre argumentaire sur le service garanti, disponible ci-dessous. Si le droit de grève est légitime celui d’empêcher les Français de travailler ne doit plus l’être.

Cliquez sur l’image pour jouer

Une seconde version du jeu téléchargeable est disponible : A cette adresse. Le classement des scores n’est pas opérationnel sur celle-ci. Webmasters : vous êtes autorisé à utiliser ce fichier sur vos sites à condition de ne pas le modifier.

Grèves :
Le non-service garanti !

Mardi 4 octobre, les Français en général et ceux qui habitent les grandes agglomérations en particulier seront, une nouvelle fois, pris en otages par les para-fonctionnaires des sociétés nationalisées de transports en commun, au premier rang desquelles figurent la SNCF et la RATP.

Les premiers responsables du chaos prévisible sont bien sûr les syndicats qui organisent ce « mouvement social », avec pour principal souci la défense des « avantages acquis » et de plus en plus abusifs de la fonction publique.
Mais une lourde responsabilité incombe aussi au gouvernement et, au premier chef, à Gilles de Robien, ministre des Transports de Jean-Pierre Raffarin, nommé à l’Education nationale par Dominique de Villepin, sans doute pour récompenser ses brillants états de service.

C’est en effet à ce ministre que l’on doit l’enterrement des propositions de loi sur le service garanti en cas de grève dans les transports publics, respectivement déposées en juillet 2002, puis en septembre 2003, par les députés Jacques Kossowski et Christian Blanc.
On se rappelle que ces deux textes, activement soutenus par les Contribuables Associés, avaient l’un et l’autre recueilli la signature de la majorité absolue des députés. Par ailleurs, tous les sondages, à l’époque, montraient que les Français plébiscitaient ces mesures : pas moins de 81 % d’entre eux s’y déclaraient favorables ! Au demeurant, les députés, en présentant leurs propositions de loi, tentaient de faire aboutir une promesse électorale formulée dès mars 2002 par Jacques Chirac lui-même.

Robien, fossoyeur de la réforme

Toutes ces considérations n’empêchèrent pas Gilles de Robien – avec l’aval du président de la République – de faire en sorte qu’aucune loi ne soit votée. Les quelques membres de Contribuables Associés qui assistèrent, depuis les tribunes de l’Assemblée nationale, à cette pantalonnade en forme de débat parlementaire, se souviennent encore des mines satisfaites des syndicalistes qui, eux aussi, contemplaient le spectacle.

Et pour cause ! En même temps que la perspective d’une légalisation du service minimum dans les transports en commun s’éloignait la possibilité pour le gouvernement d’imposer une véritable réforme de la fonction publique. Le vote des propositions Kossowski et Blanc aurait fait sauter le principal verrou qui l’empêchait. Ce verrou, le gouvernement Raffarin et son ministre des transports l’ont volontairement maintenu.
Les conséquences sont là. Parce que les syndicats n’ont rien à craindre des rigueurs de la loi, ce sont les Français qui vont subir, une fois encore, la loi des syndicats.

Pis encore : alors que la dette publique ne cesse de croître et que le déficit public demeure à un niveau qui défie le bon sens – mais dont l’actuel ministre de l’Economie se félicite ! – le gouvernement renonce au seul moyen qui reste en son pouvoir pour réduire durablement la dépense publique : mettre à profit les départs à la retraite dans la fonction publique pour diminuer les effectifs des fonctionnaires. Pas question de risquer, à un an et demi de l’élection présidentielle, une grève de longue durée dans les transports en commun ! Le verrou est toujours là. Qui osera le faire sauter rendra un fier service à notre pays.

Contribuables Associés


Nous vous invitons à consulter également :

Notre pétition en ligne pour le service minimum :
Notre étude sur les véritables chiffres de la fonction publique :
Le compte rendu de notre rendez-vous parlementaire "service minimum" de mars 2004
Un article sur le service garanti